PR
— Ne pas confondre avec hourdage, qui désigne un ensemble de hourds.
Hypèthre, adj. — Se dit des temples antiques qui prenaient jour par en haut.
Hypocauste, s. m. — Fourneau souterrain pour le chauffage de bains ou d'appartements (Voy. fig. 330).
Imbrex, s.m.— Tuile creuse (Voy. fig. 31).
Imbrication, s. {. — Ornement qui reproduit la disposition des tuiles plates ou des écailles de poisson. — Ne pas appeler de ce mot l'emploi des assises de briques dans la maçonnerie.
Imposte, s. {. — Partie supérieure fixe d'une croisée. Tablette saillante qui couronne un pilier. — Ne pas appeler de ce nom le plan supérieur de la tablette. :
Incrustation, s. {. — Revêtement plaqué sur une surface à la manière d'une croûte.
Procédé de décoration qui consiste à entailler une surface et à remplir lés creux à l’aide d'une matière, pierre, métal, mastic, etc., autrement colorée.
Intrados, s. m. — Surface interne d'un arc ou d'une voûte (Voy. fig. 11).
Ionique, adj. — Voy. Dorique.
Isodomum, adj. — L'opus isodomum est un appareil régulier dont les diverses assises sont de hauteur égale. Dans l'opus pseudisodomum, . assises sont régulières, mais de hauteur inégale.
Jambage, s. m.— Synonyme de montant ou de pied-droit.
Jambette, s. {. — Dans une ferme, pièce oblique qui soulage le pied de l’arbalétrier ou du chevron et qui s'assemble du haut dans l'arbalétrier ou le chevron, du bas dans l’entrait ou le blochet. !
Jésuite (Style). — Style classique d’architecture religieuse répandu par les Jésuites (Voy. fig. 76 et 78).
Joint, s. m. — Intervalle entre deux pierres juxtaposées ou superposées. Construite à joints vifs, c'est construire sans mortier. Des auteurs distinguent expressément les joints et les lits ; mais on parle couramment de joints montants et de joints de lit.
Jouée, s. {. — En général, face latérale d'un objet. Dans une baie, face des montants qui correspond à l'épaisseur du mur.
Jubé, s. m. — Clôture portant tribune entre
le chœur et la nef (Voy. fig. 278).
Labyrinthe, s. m. — Ligne compliquée obtenue par une combinaison du pavement dans certaines églises. ;
Laconicum, s.m.—Dansles bains, extrémité arrondie du caldarium.
Lambourde, s. f. — Sorte de pierre à bâtir. Pièce de bois longue et de section médiocre, posée horizontalement contre un mur ou le long d'une poutre et sur laquelle portent du bout les solives d’un plancher.
Lambris, s. m. — Revêtement en bois ou en pierre très mince ; menuiserie formant fausse voûte ou plafond au-dessus d'un vaisseau.
Lancéolé, adj. — En forme de lancette.
Lancette, s. {. — Arc brisé aigu. — On appelle gothique à lancettes celui qui correspond approximativement à la première moitié du xu1° siècle
Lanterne, s. {. — On appelle tour-lanterne une tour posée sur un édifice, aïourée du bas et percée de fenêtres, de façon à éclairer l'édifice inférieur. 1
Lanterne des morts, s. {. — Édicule creux de forme élancée, qui servait de fanal dans des cimetières (Voy. fig. 293).
Larmier, s. m. — Membre d'architecture en saillie et mouluré de façon à rejeter en avant du parement les eaux ruisselantes (Voy. fig. 256-258).
Latin, adj. — On appelle art latin celui qui sert de transition entre l’art romain et l’art roman.
Latte, s. {. — Bois refendu très mince.
Laye, s. {. — Outil de tailleur de pierre en forme de marteau à-un ou deux tranchants, unis ou dentelés.
Lézarde, s. {. — Crevasse dans la maçonnerie.
Libage, s. m. —Pierre grossièrement taillée, employée dans les fondations.
Lice, s. {. — Barrière, mur secondaire en avant du mur principal d'une fortification ; zone comprise entre ces deux murs.
Licorne, s. {. — Ce mot, dérivé de unicornis, désigne un animal fabuleux, qui a un corps de cheval et une corne unique, longue et rectiligne (Voy. fig. 98).
Lien, s. m. — Voy. Esselier.
Lierne, s. {, — Nervure qui relie la clef de la croisée d’ogives soit à la clef d'un doubleau ou d’un formeret, soit à la tête des tiercerons (Voy. fig. 52-53). Ce nom désigne aussi diverses pièces de charpente. 6
Limon, s. m. — Cours de pierres ou pièce de bois, l'un et l’autre rampants, dans lesquels les marches s’assemblent du côté de vide de l'escalier.
Linteau, s. m. — Pièce posée horizontalement d'un jambage à l’autre au-dessus d'une baie qu'elle couvre (Voy. fig. 279 et 325).
Listel, s. m. — Petite moulure saillante de section carrée ou rectangulaire (Voy. fig. 186).
Lit, s. m. — Surface horizontale d'un bloc d'appareil. On emploie aussi ce mot pour désigner l'épaisseur de mortier entre deux pierres. On dit enfin qu’une pierre est sur son lit quand elle est posée dans le sens même où la stratification s’est opérée dans la carrière. — Voy.
Délit.
Litre, s. {. — Bande armoriée peinte ou quelquefois sculptée sur les murs d’une église ou d’une chapelle pour affirmer les droits d'un patron.
Lobe, s. m.— Contour qui dessine une courbe convexe. On parle de lobes, d’arcs polulobés à
LEXIQUE
zropos d’arcs dont l'encadrement est découpé d'échancrures et décrit des lignes concaves : dans ce cas, en effet, c'est le vide qui est arrêté par des courbes convexes, et il n'est peut-être pas utile de recourir à l'expression contre-lobe.
Longrine, s. {. — « Longue pièce de bois qui repose sur plusieurs points d'appui et qui n'est soumise qu'à des efforts de flexioh » (Bosc).
Lucarne, s. {. — Fenêtre percée dans un toit pour éclairer le comble (Voy. fig. 328-329).
Lunette, s. {. — Dans la voûte à pénétrations et dans la voûte d'arêtes les lunettes sont les pénétrations transversales, qui correspondent habituellement à une baie. D'anciens auteurs ont appelé de ce nom l’un quelconque des quatre quartiers de la voûte d’arêtes ou le remplis-
sage de l'un des compartiments de la voûte
d'ogives.
Mâchicoulis, s. m. — Ouverture pour le jet vertical et tombant des projectiles (Voy. fig. 309-310).
Madrier, s. m. — Planche épaisse.
Mænianum, s. m. — Dans un théâtre |
ou un amphithéâtre, groupe de gradins superposés, compris entre deux précinctions.
Main courante, s. {. — Barre d'appui qui couronne la rampe d'un escalier ou une balustrade.
Maître d'œuvre, s. m.— Chef d'un chantier au Moyen Age. — Ne pas confondre le maître d'œuvre, magister operis, directeur techni:
aue, et l'operarius, qui était chargé de la gestion
financiere.
Majesté (Dieu de). — Christ bénissant assis dans une auréole (Voy. fig. 130).
Mandorla, s. {. — Nom donné par certains archéologues à l’auréole.
Mansarde, s. {.— Comble à la Mansarde ;
| comble brisé, dont la partie inférieure est presque verticale et la partie supérieure trés |
aplatie.
Manteau de cheminée, s. m. — Terme vague, qui paraît désigner la partie immédiatement supérieure aux jambages, linteau ou plate-bande (Voy. fig. 331).
Maroufler, v. a. — Coller une toile, un papier, etc., sur des planches, sur un mur, etc. « Aujourd'hui les grandes peintures monumentales, au lieu d'être exécutées à la fresque, sont peintes sur toile et marouflées » (Bosc).
Marqueterie, s. . — Procédé de décoration qui consiste à juxtaposer des matériaux de couleurs diverses (Voy. fig. 222).
Méandre, s. m. — Ce mot, synonyme de grecque, désigne un ornement formé de lignes qui avancent et rétrogradent en décrivant des angles droits (Voy. fig. 166).
Mégalithique, adj. — Fait de grandes
pierres. Ce terme sert à désigner les monu- |
ments ds l'âge de la pierre polie (Voy.
fig. 6 et ?).
Meneau, s. m. — Ce nom qui, dans les croisées, désignait jadis les montants et les traverses en pierre,en bois ou en métal, est
lutôt réservé présentement aux légers montants de pierre qui séparent les compartiments des fenêtres gothiques.
Menhir, s. m. — Monument mégalithique formé d’un bloc de forme allongée planté dans le sol (Voy. fig. 7).
Merlon, 5. m. — Dans le crénelage, partie pleine Re entre deux créneaux.
Métope, s. {. — Dalle placée de champ entre deux ARRET dans la frise dorique (Voy. fig. 258).
Meurtrière, s. {. — Synonyme d'archère. ,
Mitre, s. m. — Appareil dont le tuyau de la cheminée est coïiffé et qui le défend contre la pluie et le vent. — Voy. Arc.
Modénature, s. {. — Ensemble des moulures, style de ces moulures.
Modillon, s.m. — Voy. Corbeau.
Modulë, s. m. — Unité de mesure relative qui sert à fixer, dans une architecture classique, les dimensions des diverses parties.
Moellon, s. m. — Terme vague que l'on oppose fréquemment à pierre de taille.
Moises, s. {. — Pièces de bois jumelées entre lesquelles on serre d’autres pièces, que les moises entretiennent.
Mortaise, s. {. — Entaille pratiquée sur la face d’une pièce pour recevoir le tenon, dûrr ent façonné au bout d’une autre pièce.
Mortier, s. m. — Pâte agglutinante faite de chaux et de sable et qui sert principalement à lier les matériaux de construction.
Mosa'que, s. m. Ouvrage consistant dans la combinaison de petits cubes pris dans une couche de ciment.
Motte, s. {. — Fminence artificielle.
Moucharabis, s. m.— Bretèche ou crénelage en encorbellement avec mâchicoulis.
Terme vieilli.
Moule, s. m. — Dans les anciens textes, synonyme de panneau, servant à reporter un profil sur la pierre à couper. — Voy. Panneau.
Moulure, s. {. — Ornement continu qui consiste en un profil saillant ou creux.
Mutule, s. {. — Tablette sn sous le larmier dorique.
Naos, s.m.— Synonyme de cella.
Narthex, s. m. — Voy. Porche.
Natte, s. {. — Ornement fait à l'imitation d'une natte. — La différence avec la torsade consiste en ce que, dans celle-ci, les brins sont simplement tordus, tandis que dansla natteils sont tressés.
Naumachie, s. {. — Spectacle qui avait pour objet un combat naval.
Nef, s. {. — Non plutôt réservé, dans les églises munies de collatéraux, au vaisseau central lorsque ces collatéraux sont plus bas de voûte que le vaisseau du milieu (Voy. fig. 265).
Néolithique, adj, — Nom que l’on donne à la période de la pierre polie, tandis que paléolithique s'applique à la période de la pierre éclatée.
Nimbe, s. m.— Figure généralement ronde
LEXIQUE
qui représente un rayonnement autour d'une tête.
Normal, adj. — Une ligne est normale à une autre lorsqu'elle lui est perpendiculaire ; un joint est normal à une courbe quand il est dans le sens du rayon de cette courbe.
Noue, s. f. — Angle rentrant qui résulte de la rencontre de deux versants de toits.
Noyau, s. m. — Le noyau est, en général, une partie pleine et centrale : le noyau d'un escalier à vis est une sorte de chandelle ronde autour de laquelle l'escalier tourne en montant.
Nu, s. m. — Plan du mur, abstraction faite des saillies. — Ne pas dire dans le même nu pour dans le même plan.
Nymphée, s. m. — Sanctuaire ou édifice
d'agrément, qui recouvrait üne source ou des eaux amenées par unsaqueduc,
Oculus, s. m. — Baie ronde de dimensions médiocres.
Œuvre, s. {. — Synonyme de fabrique
d'église, de chantier. Dans œuvre, hors œuvre se disent de la mensuration en dedans et en dehors des murs.
Ogive, s. {. — Nervure saillante sous les arêtes de la voûte gothique. — Ne pas appeler de ce nom l'arc brisé.
Ondes, s. {. — Ornement qui dessine des lignes régulièrement sinueuses (Voy. fig. 167).
Onglet, s. m. — L'assemblage en onglet est, dans la menuiserie, l'assemblage de deux pièces, dont le joint apparent correspond à la bissectrice de l’angle.
Ordre, s. m. — Ce mot désigne, dans les édifices classiques, les combinaisons diverses des éléments d'architecture, supports, entablement et fronton, ou bien l'ensemble de ces éléments. Dans le premier sens, on distingue les ordres doriques, ioniques, corinthien, etc. :
dans le second sens, une façade peut présenter !
plusieurs ordres superposés. — Voy. Dorique.
Ordre français, s. m. — L'ordre français est une variante de l'architecture classique : il fait alterner dans les colonnes les tambours cannelés et d’autres, non cannelés et plus forts (Voy. fig. 238).
Ossuaire, s. m. — Construction où sont recueillis les ossements des cimetières (Voy. fig. 292).
Outrepassé, adj. — Voy. Fer à cheval.
Ove, s. m. — Motif d'ornementation en
forme d'œuf (Voy. fig. 170),
. Palafitte, s. [. — Station lacustre sur pilotis Paléolithique, adj. — Voy. Néolithique.
Palmette, s. {. — Feuille stylisée employée pour la décoration (Vov. fig. 152).
Panache, s. m. — Synonyme de pendentif. |
Pan de bois, s. m. — Espèce de mur dont l'ossature, formée de pièces de bois, est garnie d'un LR de maçonnerie légère (Voy.
fig. 340).
Panne, s. f. — Dans la charpente, pièces |!
piliers engagés. è
longitudinales qui relient les fermes et soutiennent les chevrons (Voy. fig. 47).
Panneau, s.m.— Patron en zinc, carton, etc.
aue l’on app ique sur la pierre à tailler pour y reporter le dessin de l’épure.
Parapet, s. m. — Garde-fou à hauteur d'appui.
Parement, s. m. — Face vue d'un mur, d’une pierre. Quelquelois; revêtement, en pierres d'appareil, d’un mur de blocage.
Parpaing, s. m.— Voy. Boutisse.
Parvis, s. m.— Voy. Porche.
Patin, s. m. — Pièce de bois posée à plat, sur laquelle porte une charpente, un meuble, etc.
Patte, s. {. — Voy Griffe.
Pelta, s. {. — Bouclier en forme de croissant, qui sert comme motif d'ornementation (Voy.
fig. 131).
Pendentif, s. m.—Construction-en forme de triangle courbe renversé, que l’on emploie pour racheter le carré sous une coupole (Voy. fig. 30). Autrelois, on appelait de ce nom le remplissage d'une voûte d'ogives. — Ne pas dénommer pendentifs les clefs pendantes.
Pénétration, s. {. — On appelle voûte à pénétrations une voûte en berceau entamée par des berceaux transversaux qui n’atteignent pas la clef du berceau longitudinal (Voy. fig. 25, à dr.).
Penture, s. {. — Bande de fer fixée sur le vantail de la porte et par laquelle ce vantail est suspendu au gond (Voy. fig. 228-229).
Péristyle, s. m. — Sorte de vestibule entouré d’une colonnade.
Perle, s. {. — Omement qui a la forme d'une petite boule (Voy. fig. 172).
Perron, s. m. — Escalier montant à une plate-Âorme en avant d'une façade.
Peulvan, s. m. — Synonyme de menhir.
Phylactère, s. m. — Banderole qui porte souvent une inscription.
Pied-droit, s. m. — Montant d'une baie, qui la délimite sur ses flancs et qui en porte la couverture, arc ou linteau.
Piédestal, s. m. — Massif d'architecture qui sert de support à une colonne, à une statue
Piédouche, s. m. — Petit support d’un objet de dimensions médiocres, tel qu’un buste, etc.
Pignon, s. m. — Partie supérieure triangulaire d’un mur contre laquelle bute le comble et dont les côtés suivent la pente du toit (Voy. fig. 261).
Pilastre, s. m. — Ce mot est réservé aux
Pile, s. {. — Synonyme de pilier. S'emploie presque uniquement pour désigner les supports entre deux arches d’un pont, les supports des extrémités s’appelant culées.
Pilier, s. m. — Support isolé qui n’est pas une colonne. On appelait autrefois pilier butant le contrefort.
Pinacle, s. m. — Amortissement en forme de petite pyramide ou de cône (Voy. fig. 68).
Piscine, s. {. — On appelle piscine, dans l'ar-
LEXIQUE
chitecture religieuse, une sorte de bassin pratiqué dans les crédences, foré d'un trou vers son milieu et dans lequel on jette certaines ablutions.
Pisé, s. m.— Terre comprimée.
Plafond, s. m. — On appelle plafond la couverture, vue par-dessous, d'une salle, lorsque cette couverture n'est ni une voûte ni un toit. Bien que le plafond puisse n'être que la face intérieure du plancher, il ne faut pas confondre ces deux termes.
Plancher, s. m. — Ensemble des pièces en bois qui forment ou qui portent le sol d'un étage. On fait aussi des planchers -en métal et même en métal et maçonnerie:
Plantagenet, s. m. — On appelle quelquefois style Plantagenet le stylé de l'école gothiaue du Sud-Ouest.
Plate-bande, s. {. — Architrave ou linteau.
Ce mot s'emploie principalement à propos des linteaux ou architraves appareillés (Voy. fig. 22). Certains auteurs appellent ainsi la moulure définie ci-dessus au mot Bandeau.
Plein-cintre, s. m. — Tracé d'un arc en demi-cercle (Voy. fig. 12).
Plinthe, s. {. — Assise carrée au bas d'une colonne, d'un mur. Est à peu près synonyme de socle.
Pochoir, s. m. — Feuille dans laquelle est découpé un dessin et qui sert à reproduire ce dessin sur un mur, sur un panneau de bois, etc.
Podium, s. m. — « Construction élevée autour de l’arène d'un amphithéâtre ou d'un cirque, sur la plate-forme de laquelle étaient les places des spectateurs de premier rang»
(Saglio). ;
Peinçon, s. m. — Dans la charpente, pièce verticale qui monte du milieu du tirant à la tête des arbalétriers (Voy. fig. 47).
Poitrail, s. m. — Pièce ou assemblage des pièces de bois ou de fer horizontales, dont les extrémités sont posées sur des supports et qui soutiennent des maçonneries.
Polylobé, adj. — Qui présente plusieurs lobes (Voy. fig. 281).
Poncif, s. m.— Synonyme de pochoir.
Porche, s. m. — Avant-corps couvrant une porte et s'ouvrant vers le dehors (Voy. fig. 265). On distingue : l'atrium, cour carrée qu'entourent des portiques ; — le narthex, avant-corps formé d'un portique plaqué sur la façade des anciennes basiliques ; le narthex est pareil à un côté de l’atrium ; — le porche, avant-corps de formes diverses, qui s'ouvre sur l'extérieur ; — l'avant-nef, que l'on appelle aussi galilée ou pronaos, sorte de nef antérieure qui existe dans quelques grandes églises monastiques ; — le parvis, espace à ciel ouvert entouré d'une clôture basse, — Ne pas appeler porche une embrasure profonde, comme celle de certaines portes gothiques.
Portail, s. m. — Terme imprécis: porte importante accompagnée de son ordonnance architecturale : façade où est percée la porte.
Portique, s. m. — Galerie qui s'ouvre, sur
l’un au moins de ses deux flancs, par une colonnade.
Postes, s. f. — « Ornement… en manière d'enroulemens répétez et ainsi nommez parce qu'ils semblent courir l’un après l'autre?
(Daviler) (Voy. fig. 168).
Posticum, s. m. — C'est, dans le temple antique, la partie qui est en arrière de la cella, par conséquent opposée au pronaos (Voy.
fig. 264).
Poterne, s. {. — Petite porte dans une muraille fortifiée.
Pourtour, s. m. — Voy. Déambulatoire.
Pcus:ée, s. {. — Pesée oblique exercée par les arcs et les voûtes sur leurs supports.
Præfurnium, s. m.— Dans les hypocaustes, bouche du fourneau.
Préau, s. m. — Espace à ciel ouvert qu'entourent des logis, les galeries d'un cloître, etc.
Précinction, s. {. — Dans un théâtre ou un amphithéâtre, palier réservé au pied d'un balteus et conduisant aux escaliers qui desservaient les gradins.
Presbytère, s. m. — Terme dont on se sert dans de vieux textes pour désigner l'abside.
Prismatique, adj. — Se dit des moulures dont le profil sec donne l'impression des arêtes d'un prisme, comme le profil de la figure 208.
Profil, s. m. — Figure que donne la coupe ne long ou en travers, mais surtout en travers — d'un objet.
Pronaos, s. m. — Dans le temple antique, portique en avant de la cella (Voy. fig. 264). Dans l’église, voy. Porche.
Proscenium, s. m. — Voy. Scena.
Pseudisodomum, adj. — Voy. Jsodomum.
Quadrilobe, s. m. — Voy. Quatre-feuilles.
Quart-de-rond, s. m. — Moulure convexe dont le profil dessine à peu près un quart de cercle (Voy. fig. 195).
Quatre-feuilles, s. m. — Figure formée de la réunion de quatre lobes.
Queue, s. {. — Voy. Téte.
Queue d'aronde, s. {. — En menuiserie, sorte d'assemblage dans lequel le tenon, plus large du bout, prend la forme d'un éventail ou d'une queue d’hirondelle.
Racheter, v. act. — Faire la transition entre deux formes données : dans la coupole, les pendentifs rachètent le carré.
Radier, s. m. — Grille de charpente pour servir d'assiette à un ouvrage : sol artificiel au fond d'un canal, d'une écluse, etc.
Ragréer, s. m. — Tailler un parement pour l'unir et le parfaire.
Rainure, s. {. — Moulure qui a en creux le même profil que le filet en relief (Voy.
fig. 188).
; Rais-de-cœur, s. m. — Ornement classique consistant en une suite alternée de feuilles aiguës et de dards (Voy. fig. 171).
pant, adj, — Oblique, en pente
LEXIQUE
: L'arc rampant est celui qui monte, soit dans le
sens de la profondeur, soit dans le sens de la largeur : dans ce dernier cas, il est souvent fait de deux ou plusieurs courbes dyssymétriques, dont les centres sont placés à des niveaux diffé ents. Les rampants d’un pignon sont les côtés montants de ce pignon.
Rampe, s. {. — Balustrade qui borde un escalier du côté du vide, — Ne pas confondre avec la main courante, qui est le couronnement de la rampe,
Ravaler, v. act. — Nettoyer un mur par une taille légère ou, peut-être aussi, par l'application d'un enduit.
Rayonnant, adj. — Qui s'étend dans le sens des rayons, comme les chapelles autour du déambulatoire. Se dit aussi du style de la période gothique correspondant à 1250-1400 environ.
Redent, s. m.—Ce mot désigne: un saillant formé par la rencontre de deux faces ; les ressauts que décrit de distance en distance une ligne d'architecture pour racheter la déclivité du sol : les saillies formées par les lignes d'encadrement à l'intrados d'un arc, à l’intérieur d'un gâble, etc. (Voy. fig. 303).
Réduit, s. m. — Dans une fortification, le réduit est un ouvrage sis en arrière d'un autre et où, quand celui-ci est pris, la garnison se retire pour continuer la résistance.
Refend, s. m.— Ce mot, dérivé de refendre, exprime une idée de séparation, de division.
Les refends sont des lignes creuses qui accusent des joints (Voy. pl. XII, F, à dr.) ; les murs de refend sont des murs qui déterminent des séparations intérieures dans une construction ; les feuilles de refend sont des feuilles dont les bords sont découpés d’échancrures profondes, comme, par exemple, dans la palmette (Voy.
fig. 152).
Réglet, s. m. — Synonyme de listel.
Rejointoyer v. act. — Regarnir les joints d'une maçonnerie.
Relancer, v. a. — Substituer dans une maçonnerie des matériaux nouveaux à des matériaux défectueux.
Rempart, s. m. — Levée de terre qui constitue l'enceinte d'une place moderne (Voy.
fig. 323). — Ne pas employer ce mot comme synonyme de muraille.
Rempiéter, v. act. — Refaire le pied d'une construction. ;
Remplage, s. m. — Synonyme de remplissage. Se dit de Ia maçonnerie dont onremplitun pan de bois, l'intervalle entre les revêtements d'un mur, etc. Le remplage est aussi la garniture de meneaux qui est montée dans une baie.
Ressaut, s. m.— Saillie d’une ligne d’architecture. Ainsi certains entablements romains ressautent pour supporter des statues.
Réticulé, adj. — Se dit de l'appareil dont les joints en diagonale rappellent le dessin d'un filet (Voy. fig. 42).
Retombée, s. {. — On donne le nom de retombées aux claveaux ou voussoirs inférieurs
que l’on peut poser sans le secours des cintres. Des auteurs précisent : la troisième retombée, la sixième retombée, etc.
Retour, s. m. — Faire retour se dit d'une moulure, d'une ordonnance, etc., qui passent d'une face d'un édifice à la face voisine. En retour d'équerre signifie à angle droit.
Retraite, s. {. — Le contraire d'une saillie, diminution d'épaisseur d'une maçonrerie par rapport à la maçonnerie qui est à côté ou au-dessous, d’un mur par rapport à son soubassement. — Ne pas dire retrait.
Retroussé, adj. — Dans la ferme à entrait retroussé, l’entrait est placé non pas au pied des arbalétriers, mais plus haut (Voy. fig. 48).
Rinceau, s. m. — Ornement formé d'une tige onduleuse qui projette des pousses del’un et de l’autre côté (Voy. fig. 161-162),
Ripe, s. î. — Outil de tailleur de pierre en forme de ciseau recourbé et dentelé et qui est monté sur un manche ; la ripe sert à racler la pierre.
Rive, s. {. — C'est, dans la langue des ingénieurs, le côté, le flanc : le mur de rive est un mur latéral, par opposition au mur de tête.
Rivet, s. m. — Sorte de cheville de métal munie d'une tête : on passe la cheville à travers deux pièces dûment perforées, et on aplatit ensuite le bout, de sorte que les deux pièces sont serrées entre ce bout rabattu et la tête (Voy. fig. 82).
Rocaille, s. {. — On appelle style Rocaille le style tourmenté du temps de Louis XV (Voy. fig. 248).
Roman, adj. — Les langues romanes sont issues du latin : par analogie, on a donné le nom d’art roman à celui qui procède de l'art romain. La période romane commence vers l'an 1000.
Ronde-bosse, s. {. — Voy. Bas-relief.
Rond-point, s. m.— Extrémité semi-circulaire d'une nef, d’une allée, etc.
Rosace, s. {. — Ornement de forme ronde plus grand que la rose (Voy. fig 156)
Rose, s. {. — Ornement en {orme de fleur ronde. Grande baïe circulaire.
Rouleau, s. m. — Rang courbe de claveaux.
Un arc est à un, deux ou plusieurs rouleaux, suivant qu'il est fait d'un, deux ou plusieurs rangs de claveaux qui s'emboîtent l’un dans l'autre.
Rudenture, s. {. — Baguette appliquée sur le creux d'une cannelure.
Sable, s. m. — On distingue : le sable fin, dont les grains ont moins d’un millimètre de diamètre : le sable moyen, dont les grains ont de un à deux millimètres ; le sable gros, de deux à trois millimètres ; le gravier, qui est plus gros.
Sablière, s. {. — Pièce de charpente posée horizontalement et en long pour supporter un pan de bois, une succession de fermes, etc.
Sanctuaire, s. m. — Partie la plus sainte d'un temple ou d'une église. Dans les églises,
LEXIQUE ee
c'est la place de l'autel, lequel n'est pas toujours dans l'abside.
Saper, v. act. — Travailler à démolir avec un pic ou une pioche une maçonnerie, un terrassement, etc.
Sauterelle, s. {. — Synonyme de biveau.
Scena, s. {. — Dans le théâtre antique, le mur de fond. La scène s'appelait proscenium.
Scotie, s. {. — Moulure concave formée de deux arcs de cercle raccordés, l'arc inférieur étant décrit avec un plus grand rayon (Voy.
fig. 199).
Segment (Arc en), s. m. — Arc aplati qui décrit un segment de circonférente.
Semelle, s. £. — C'est le nom de diverses pièces de charpente qui servent de support à d'autres : couchis sous un étai, espèce d'entrait dans lequel s'assemblent du pied les pièces obliques de certaines fermes, etc.
Sert'r, v. act. — Enchâsser un objet, le retenir dans son alvéole par un bourrelet, un fil de métal, etc.
Seuil, s. m. — Pièce de pierre ou de bois qui forme la partie inférieure de l'encadrement d une baie de porte.
Sexpartite, adj. — Voûte gothique à six compartiments, à six branches d'ogives (Voy.
fig. 51 et 55).
Smillé, part. passé. — Se dit d'une pierre piquée avec le marteau à pointe appelé smille.
Socle, s.m.— « Assise inférieure d'un pilier, d'une colonne (sous la base), d'un mur» (Violletle-Duc). Le soubassement, plus important, peut s'étendre à tout un édifice et comprendre
une ordonnance complète, avec base et cor- |
niche.
Soffite, s. m. — Dessous d'un membre d'architecture qui est suspendu, plafond, larmier, etc., surtout quand ce dessous est décoré de caissons.
Sole, s. {. — Synonyme de patin.
Solin, s. m. — Moulure ou bourrelet en plâtre ou en mortier, qui sert à protéger la rencontre d’un toit et d'un mur contre les infiltrations, ou à sceller les rangs supérieurs de tuiles. ,
Solive, s. {. — Poutrelle posée de champ qui supporte l’aire du plancher.
Sommier, s. m. — Dans un arc, le claveau inférieur ; dans une plate-bande appareillée, le claveau du bout Dans l’un et l’autre cas, le claveau dont il s’agit repose sur le support (Voy. fig. 11).
Soubassement, s. m. — Voy. Socle.
Souche, s. {. — Tuyau ou réunion de plusieurs tuyaux de cheminée au-dessus du toit.
Sous-œuvre (En), adv. — La reprise en sous-œuvre est un travail fait dans une maçonnerie qui porte charge. :
Soutènement (Mur de), s. m. — Mur qui prévient l'éboulement des terres.
Sphinx, s. m, — Animal iabuleux dont le type varie: le sphinx égyptien diffère du sphinx grec. Le sphinx classique a une tête
et une poitrine de femme, un corps de lion et une paire d'ailes.
Spina, 5. {. — Mur qui divisait le cirque en deux sur une grande partie de sa longueur.
Stèle, s. {. — Synonyme de cippe.
Strigile, s. . — Cannelure conduite en forme d'S. = HR.
Stuc, s. m. — Enduit qui imite le marbre.
Stylobate, s. m. — Piédestal continu, soubassement. | .
Substruction, s. {. — Partie de la construction qui est cachée dans le sol.
Sudatorium, s. m. — Dans les bains, salle d’étuve.
Support, s. m. — Terme générique dési-
gnant tous les membres qui portent dans une construction : murs, piliers, colonnes, etc.
Surkhaussé, adj. — Se dit d’un arc dont les naissance sont au-dessus des impostes (Voy.
fig. 17). x
Surplomb, s. m.— État d’une construction qui est hors d'aplomb et qui s'avance du haut vers le vide.
Suspensura, s. {. — Nom latin désignant le sol qui recouvre l'hypocauste (Voy. fig. 330).
Tableau, s. m. — Le tableau est, dans la face latérale d'un percement, la partie comprise entre l'extérieur et la feuillure, entre l'extérieur et l'ébrasement ou, quand les pieds-droits sont dépourvus de feuillure et d'ébrasement, entre les deux parements (Voy. fig. 325).
Tænia, s. m. — Synonyme de bandeau (Vov. fig. 185).
Tailloir, s. m.— Tablette qui est posée sur la corbeille du chapiteau.
Talon, s. m. — Moulure formée de la combinaison de deux courbes, une convexe, qui est la plus saillante, et une concave (Voy.
fig. 202).
Talus, s. m. — Plan de pente assez raide.
— Ne pas confondre avec le fruit, qui se rap: proche davantage de la verticale, ni avec le glacis, qui se rapproche davantage de l'horizontale.
Tambour, s. m. — Assise de colonne qui a la forme d'un cylindre ou à peu près.
Taque, s. {. — Plaque de fonte posée sur le contrecœur d'une cheminée.
Tas, s. m. — On ne s'entend pas sur le sens de ce mot; il désigne tantôt le chantier et tantôt l'édifice qu’on élève. +
Tas-de-charge, s. m. — Dans les voûtes gothiques, on monte le faisceau des nervures par assises horizontales jusqu’au niveau où elles se dégagent suffisamment l’une de l’autre pour qu'on puisse appareiller chacune normalement : cette partie inférieure du faisceau de nervures est le fas-de-charge. Par extension, construfre en fas-de-charge signifie construire en encorbellement (Voy. fig. 21).
asser, v. act. — Un mur se tasse quand, sous le poids de sa charge ou de ses propres
matériaux, il s'assoit, se rétracte en hauteur,
LEXIQUE
Tegula, s. {. — Tuile plate à rebord (Voy.
fig. 31).
Télamon, s. m. — Synonyme d'atlante,
Tenaille, s. {. — C'est, dans la fortification un ouvrage peu élevé, qui couvre la courtine
‘entre deux bastions (Voy. fig. 324).
Tenon, s.m.— Bout d'une pièce taillée en saillie pour s'engager dans une mortaise (Voy. fig 22).
Tepidarium, s. m. — C'est, dans les bains, une salle tiède (Voy. fig. 343).
Terramare, s. {. — Station sur pilotis comme la palafitte, mais au-dessus de la terre ferme.
Terrasse, s. {. — Élévation de terre habituellement contenue d'un côté par une muraille. La terrasse peut être aussi un ouvrage de maçonnerie ou la couverture à peu près horizontale d’un bâtiment.
Terre-plein, s. m. — Levée de terre maintenue par deux murs. *
Tessellatum, adj.— L'opus fessellatum est la marqueterie,
Tête, s. [. — Si on considère en profondeur une pierre posée dans une muraille, la tête est la face vue et la queue est la partie qui plonge dans ra maçonnerie. Les fêtes d’un arc en sont les faces verticales, antérieure et postérieure.
Les murs de tête sont ceux qui s'élèvent aux |
bouts de l'axe de la voûte. — Cf. Rive. — Ne pas appeler tête de l'arc le cerveau de l'arc
Tête de clou, s. {. — Motif d'ornementation qui consiste en une petite pyramide de peu de saillie (Voy. fig. 174)
Tétu, s. m. — Outil de maçon, à manche, présentant une tête carrée comme un marteau et un bout rond ou-effilé comme un pic.
Thermes, s. m. — Établissement qui com- |
prend des bains et des annexes plus ou moins importantes.
Tierceron, s. m. — Nervure qui, dans certaines voûtes gothiques, va de la naissance d'une ogive à l'extrémité libre d'une lierne interrompue (Voy. fig. 53).
Tiers-point, s.m.— C'est proprement l'arc brisé dont les deux moitiés sont tracées de deux centres qui divisent la corde en trois parties égales. Des auteurs donnent ce nom à tous les arcs brisés. ;
Tirant, s. m. — Pièce de bois ou de métal qui, empêchant un écartement, est soumise à un effort de traction, Dans les fermes de char-
pent>s, le firant et l’entrait sont une même |
chose.
Toit, s. m. — Voy. Couverture.
Torchis, s. m. — Terre détrempée et mêlée de paille ou de foin, qui constitue une sorte de maçonnerie grossière,
Tore, s. m. — Le fore ou boudin est une
moulure saillante et assez épaisse dont le profil :
dessine un demi-cercle (Voy. fig. 191).
Torsade, s. f. — Moulure imitant des brins conduits en torsade (Voy. fig. 163).
Torse, adj. — Une colonne torse est celle
dont le fût semble monter en spirale.
Toscan, adj. — Voy. Dorique.
Transerna, s. {.— On appelle quelquefois de ce nom les clôtures en pierre ajourée de certaines fenêtres.
Transept, s. m. — Nef transversale qui coupe la maîtresse nef d’une basilique civile ou d'une église et dessine les bras de la croix. Le transept comprend : 1° la croisée du transept ou carré, travée commune à la nef et au transept; 2° deux bras (Voy: fig. 265), — Voy.
Croisillon. s
Transition, s. {. — On appelle souvent ainsi le style qui répond à la fin du roman et au début du gothique.
Travée, s. {. — Littéralement, portée d'une poutre. C’est, dans le sens de la longueur d’une architecture, la partie comprise entre deux supports.
Traverse, s. {. — Terme générique désignant des objets très dissemblables qui ont ce caractère commun d'être en travers : dans une baie, pièce de bois, de pierre, etc., qui, avec le montant, forme la croisée ; dans une pcutre métallique armée, pièce de fer qui rencontre à peu près à angle droit les pièces principales ; dans une fortification, levée de terre qui coupe le rempart.
Tref, s. {. — Vieux mot, synonyme de poutre.
Trèfle, s. m. — Figure dont le contour dessine trois lobes.
Tresse, s. {. — La tresse diffère de la torsade, en ce que celle-ci est faite de brins tordus. et celle-là de brins tressés.
Tribune, s. {. — Désigne notamment une galerie circulant à quelque hauteur le long d'une nef, sur laquelle elle s'ouvre.
Triclinium, s. m. — Lits de table, salle à manger.
Triforium, s. m. — Ce mot, qui signifie ajour, percement, désigne cet ordre d'ouvertures par lesquelles la galerie de premier étage communique avec la nef et, par extension, la galerie elle-même.
Triglyphe, s. m. — Dans la frise dorique, membrure portante creusée de glyphes, ou rainüres verticales. Les triglyphes sont séparés par les métopes (Voy. fig. 258).
Trilobe, s. m. — Synonyme de trèfle.
Triomphal (Arc). — Arc jeté au-dessus de l'entrée de la nef vers l'Est.
Triplet, s. m. — Ensemble de trois baies groupées.
Trompe, s. {. — Artifice de construction consistant essentiellement en une voûte qui permet soit de passer d’un angle rentrant à un pan coupé ou d’un pan coupé à un angle sail- Jant, soit de projeter une saillie en avant d'une construction rectiligne.
Trompillon, s. m. — Petite trompe ou pierre qui est à la base d'une trompe. ,
Trophée, s. m. — Motif d'ornement qui consiste en un groupe d'armes, d'emblèmes, d'instruments, d'objets liturgiques, etc.
Trumeau, s. m. — Maçonnerie pleine
LEXIQUE
entre deux baies, fenêtres ou portes. On appelle également ainsi, peut-être à tort, le pilier central qui divise en deux la baie d'une porte (Voy. fig. 279).
uf, s. m. — Ce mot désigne notamment une sorte de pierre tendre et blanche.
Tuile, s. f. — Morceau de terre cuite qui peut avoir des formes diverses, plate, creuse, carrée, arrondie du bout, etc., et qui sert à couvrir les édifices.
Tuileaux, s. m, pl. — Fragments de tuiles ou de briques.
Tumulus, s.m.— Tertre artificiel qui couvre une sépulture.
Tympan, s. m.— On appelle ds cénom certains remplissages entre des membrures : la maçonnerie triangulaire, élevée entre la corniche horizontale et les corniches obliques des frontons, le remplissage semi-circulaire entre le linteau et l'arc d'une porte (Voy. fig. 279).
Vantail, s. m. — Battant de porte.
Vasistas, s. m.— Châssis mobile qui correspond à partie d’une baïe,comme le dessus d'une porte, un panneau de verrière, etc.
Ventre, s. m. — Bombement accidentel d'un mur.
Vermiculé, adj. — On dit qu'un parement est vermiculé quand il présenté, en manière de décoration, des sillons irréguliers analogues aux chemins tracés par les vers.
Verrière, s. {. — Synonyme de vitrail.
Verrou, s.m.— Tige de fer quel'on pousse de façon à l'engager dans un œillet pour maintenir une porte fermée.
Versant, s. m. — Pan d'un toit, entre le faîte et l'égout.
Vertevelle, s. {. — Les serrures à vertevelle sont des serrures munies d'une tige coudée sur le verrou, laquelle peut être momentanément fixée pour arrêter le verrou.
Vesica piscis, s. {. — Vessie de poisson.
Nom bizarre donné par certains archéologues à l’auréole en amande.
Villa, s. . — Ce mot, emprunté au latin, a deux significations : il désigne, d’abord, les habitations rurales de l’époque romaine ; ensuite, des maisons de plaisance de l'époque contemporaine,
Vis, s. {. — On appelle de ce nom les escaliers en spirale (Voy. pl. XIV, C).
Vitrail, s. m. — Ensemble des verres mis en plomb qui garnissent une baie. ;
Volée, s. . — Série de degrés qui, dans un escalier, va d’un palier à l’autre.
Volet, s. m. — Panneau battant de menuiserie qui ferme tout ou partie d'une fenêtre.
Volige, s. {. — Planche mince.
Voligeage, s. m. — Ensemble de voliges.
Le voligeage peut être jointif ou non, suivant que les voliges se touchent ou non.
Volute, s. {. — Ornement tourné en spirale, qui est placé notamment à l'angle supérieur de la corbeille dans certains chapiteaux.
Vomitorium, s. m. — Dans les théâtres
et les amphithéâtres, porte des couloirs qui s'ouvrent sur la cavea.
Voussoir, s. m. — Pierre d'appareil taillée en coin, qui entre dans la construction d'une
, voûte.
Voussure, s. {. — Portion de voûte moindre que le demi-cercle, comme la courbe qui raccorde un plafond avec le mur. On donne également ce nom aux arcs concentriques d'une porte ou d'une fenêtre.
Voûte, s. {. — Construction cintrée dont
LEXIQUE
les éléments s'entretiennent au-dessus du vide.
Voîte d'arêtes, s. {. — Voûte résultant de la rencontre de deux berceaux dont on conserve les parties qui sont en dehors des lignes de rencontre ; l'arc-de cloître conserve les parties qui sont en dedans de ces lignes. L'arc de cloître a des angles rentrants à l’intrados, saillants à l'extrados : la voûte d'arêtes a des arcs saillants à l’intrados et rentrants à l'extrados
(Voy. fig. 26 et 43).
Index alphabétique des noms de lieux
| À moins d'indication contraire, l'édifice visé
| Abbeville (Somme), hôtel : pl. XII, F.
| Saint-Vulfran : pl. VI, Fe | Aigues-Mortes (Gard), jortifcations :
pl. XIIL, A.; pl. XIV Aïx-la-Chapelle An. dôme : 30.
Aix-les-Bains (Savoie), hôtel de ville:
pl. XIV, D.
Albi (Tarn), vue : VII.
ie auj. Alise-Sainte-Reine (Cte-d’ Or):
Ca LE Fr (Somme), cathédrale : XIII; 65 ; 84:
Angers (Maine-et-Loire), cathédrale :
DR XENC:
— Saint-Serge : 45: 170.
Angoulême (Charente), cathédrale : 64. Arles (Bouches-du-Rhône), Saint-Trophime :
pl. X, H.
théâtre : 15.
Arles-sur-Tech (Pyr.-Or.), cloître :
Assier (Lot} château : pl. XII, D.
Auch (Gers), cathédrale : 113.
Aulnay (Charente-Inf.) : pl. II,B; pl. VI, C.; pl. VII, B.
Autun (Saône-et-Loire), cathédrale : pl.I, B: 142: pl. X, C : porte romaine : 183.
Avignon NÉ pe Notre-Dame-des-Doms :
tombeau : 77.
nr (Indre-et-Loire), château :
Bayeux (Calvados), cheminée : 200.
Beaugency (Loiret), donjon : 186.
Beaune (Côte-d'Or), hôpital : 194.
us (Oise), cathédrale: 46144;
Berzé-la-Ville (Saône-et-Loire) : 103.
Bibracte, auj. Mont Beuvray, com. de Saint- Léger-sous-Beuvray (Saône-et-Loire) : 11.
Blasimon (Gironde) : 65.
Blois (Loir-et-Cher), château : 79; 203 ; 210;
Bordeaux (Gironde), cathédrale : pl. V, D;
pl. VII C; Le
none 120
grand théâtre : pl. "XIV, B; 202.
mentionnés dans l’ouvrage.
dans cette table est l’église de la localité.
Bordeaux, hôtel : pl. XIII, D.
inscription : 62.
Manufacture (église de la) : 51.
— . lapidaire : 78;116; 118:
— No Dares pl. I, E-F.
— pont: pl. XV, E.
= hide de.
= Saint-Seurin : 31 ; 60.
Bourges (Cher), cathédrale : 154.
chapelle de Jacques-Cœur :
musée :
Brantôme (Dordogne), dolmen : 7.
église : pl. II, C; pl. VII, B.
Brest (Finistere), pont ouvrant : pl. XVI, E, Brou (Ain) : 51.
Budos (Gironde), château : 187. Burlats (Tarn), maison : pl. XII, A.
Cadillac (Gironde) : VIII Caen (Calvados), hôtel des monnaies :
— Saint-Étienne : DU A,
— Saint-Pierre : 50.
Cahors (Lot), pont Valentré : pl. XV, C.
Carcassonne (Aude), Saint-Nazaire : pl. VII,
pl.IV,
Carnac (Morbihan), alignements : 9.
Cellefrouin (Charente), lanterne des morts :
Chambord (Loir-et-Cher), château: 50; 200 ; 210.
Chartres (Eure-et-Loir), cathédrale: XII];