LA VOUTE
stabilité. Le constructeur peut les percer ou même les suppri-
mer totalement et transformer le vaisseau en une cage de verre.
L'ogive s'adapte avec une souplesse précieuse aux combinaisons les plus diverses :
certaines voûtes de bas-côtés tournants sont sur trois branches d'ogives ou sur deux :
des travées de nefs champenoises ont des voûtes à huit branches. Un genre plus courant est la voûte sexpartite (fig. 51 et 55), à six compartiments et à six branches d’ogives, savoir quatre diagonales et deux transversales : c’est qu'en effet le caractère essentiel de l'ogive n'est pas d’être construite dans le plan de la diagonale, mais d'être sous un angle saillant, sous une arête, au lieu que le doubleau, gothique ou roman, est concentrique au creux de la voûte.
Des nervures accessoires furent quelquefois logées au sommet des voûtes de remplissage, entre laclefdes ogives et la clef des doubleaux ou des formerets: ce sont les liernes (fig. 52), qui ont pour fonction soit de renforcer la voûte, soit de dissimuler l’enchevêtrement des voussoirs à la rencontre de deux nappes. Les fiercerons (fig. 53) sont d’autres nervures secondaires, qui vont de la naissance des ogives au bout des liernes interrompues. Il arrive qu'on supprime les ogives, pour ne laisser subsister que les liernes et les tiercerons : on obtient ainsi les voûtes en étoile (fig. 54).
On en vint quelquefois, durant le xvi® siècle, à combiner les ogives avec des voûtes plates, avec des plafonds, que les