DES
xir1e siècle.
Cathédrale de Chartres.
D'après Lassus.
recouvrent un d’autres encore
formes
pes, LES SUJETS DE LA’ DÉCORATION
une histoire naturelle amplifiée de bien géniosité des docteurs y trouve matière à maints commentaires édifiants, qui firent la fortune des Bestiaires. L'art s'empara de ces données et représenta, en même temps que des animaux réels, comme l'éléphant ou le chameau, des espèces fantastiques :
le basilic (fig. 96), coq terminé en serpent ; l'aspic, sorte de dragon, reptile ou quadrupède bas sur pattes ; le griffon (fig. 97), quadrupède ailé à tête d’aigle :
la licorne (fig. 98), quadrupède armé d'une corne ; le charadrius, sorte d'oiseau qui, placé près d'un malade, aspire la maladie ; l’homme à pied de cheval :
l'homme à pied unique, sous lequel il s’abrite comme sous un parasol (fig.99), etc.
La vie morale a fourni le sujet de bien des œuvres décoratives. Le combat
| cupations de ce genre. On a cru longtemps qu'il en était de | même de la brisure de l'axe des églises, laquelle aurait pour but de rappeler que Jésus inclina la tête avant d’expirer sur la croix ; en l'absence de textes, il est permis de douter que cette dernière théorie soit fondée.
Les sources d'inspiration.
— Un synode tenu en 1025 EDS MA proclame que les illettrés
F1G. 97. — GRIFFON. lisaient dans les peintures. | xne siècle. Angoulême. Et, en effet, les peintres, Cliché Mon. Hist. aussi bien que les verriers
et les sculpteurs, ont traité pour l'instruction des fidèles une vaste encyclopédie. L'antiquité classique avait légué aux premiers siècles chrétiens
des fables : l’in-