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autres, notamment dans la cu- 2
: LE 2 : Cathédrale
rieuse Visitation de Reims (fig. de Reims.
144), qui est un véritable pastiche de l'antique. Ce sont des exceptions ; en règle générale, l’art gothique a ignoré la sculpture ancienne. C'est à la nature qu'il a demandé ses modèles ; on commet une erreur et FiG. 145. une injustice quand on soutient que les artistes SCULPTURE 2 1 …. de ; b] RENAISSANCE, français des xIHI£-xIV® siècles étaient incapables
1550 ENVIRON. de progresser par leurs propres forces.
Éroeres La statuaire de la Renaissance et moderne. Par 5, — Après le Moyen Age, l'art est de plus en
Fontaine des ; “ À ; Innocents. plus personnel ; le type uniforme omine moins
CL Neurdein. impérieusement la manière de chaque artiste.
La Renaissance italienne exerça sur notre statuaire une influence moins déterminante que sur notre architecture. À vrai dire, la sculpture française n'avait aucunement besoin d’un regain de vie, d’une renaissance ; la formule moderne se trouve déja dans certaines effigies | du plein Moyen Age : entre la Madone de la Chartreuse
LES PROCÉDÉS DE LA DÉCORATION
de Dijon, qui est de l'extrême fin du xIv° siècle, et les Madones du xvit, la différence est moindre qu'entre les Vierges du milieu du x siècle et celles du milieu du siècle suivant. Certaines œuvres du Moyen Age sont étonnamment modernes.
Il est acquis néanmoins que le xvI£ siècle, le siècle des humanistes, s’éprit de l'antiquité classique ; il l’aima dans des types conventionnels, dans des formes érudites, où il croyait voir revivre la pensée gréco-romaine. Il habilla volontiers les
mais légers (fig. 145), qui accusent les formes plutôt qu'ils ne les voilent. Les œuvres de ce temps dégagent une note d'élégance affinée et de fraîcheur que les époques ultérieures ne retrouveront peut-être Jamais.
Le xvII® siècle est moins gracieux, mais plus grandiose et souvent théâtral (fig. 146) : le siècle où Rigaud peignait a Bossuet drapé dans son manteau magni- Fic. 146. — SCULPTURE fique recherchait l'expression grandilo-
UE quente ; la force un peu lourde et la
jé solennité étaient dans le goût du temps.
de Coysevox. Pour rendre émouvante une telle pompe, Paris, il ° f Il ]
MUse Cornet il aurait fallu sous cet apparat la chaleur
Cliché Hachette. et la vie; la formation académique
n'en donnait pas. Du moins, les artistes possédaient leur métier ; leur habileté de composition et d’exécution parvient à faire oublier le pédantisme qui habille à la romaine Louis XIV et ses sujets ; il fallait bien du talent pour rendre acceptables des personnages qui étaient à la fois armés à l'antique et coiffés d'une perruque.
La sculpture du XVIIIe siècle est plus vibrante (fig. 147) : les modèles ne sont plus des héros surhumains, ce sont des hommes qui ont souffert et joui, Joui surtout. Les corps des femmes ont des formes rondes et un peu molles ; les draperies continuent à être somptueuses, parfois pesantes et tourmentées. Les têtes ont de la sensibilité ; elles ont de l'esprit, ce qui est encore de la vie. Le ciseau, moins froid qu’au XVIIe siècle, n’en
statues féminines de vêtements amples, |