DRE LES PROCÉDÉSMDENLAGDÉGOR TION
noir ou or. On usa des rehauts métalliques et même, dans de rares édifices, des incrustations de verre.
Ces procédés, employés dans les monuments les plus riches, : comme la Sainte-Chapelle, n'étaient pas de mise pour les édifices plus modestes : dans ces derniers, on conservait les appareils simulés et les tonalités ocreuses, sauf à augmenter l'intensité du coloris dans le voisinage des vitraux.
Puis, vers le XIV® siècle, on abandonna souvent ces décorations magnifiques : on coloriait vivement les clefs des voûtes et les amorces des nervures; on jetait par endroits un motif ou un personnage F1G. 213. — PeiTure MURALE. détachés. Ce n'étaient plus les
ADS AE 1 ensembles splendides de ce xII° siè-
Chapelle de Fa SC cle dont on peut dire après Viollet- Cliché Neurdein. le-Duc qu'il eut, plus qu'aucune
autre époque, le sens de la décoration monumentale. Il subsiste toutefois de la période gothique des peintures murales d'une grande richesse (fig. 213). Pour camper les personnages, les peintres avaient des procédés géométriques dont 1l rious est resté quelques exemples dans l'album d’un architecte picard du xui° siècle, Villard de Honnecourt (fig. 214). Ces formules faciles sont déprimantes : on leur doit peut-être en partie les gestes guindés qui se peuvent observer dans certaines
7 FIG. 214. — DESSIN SUR œuvres du temps. Les vêtements rornuLE. xint siècre. amples, souples, sont de facture très su- Album de
1 À Vil périeure à celle des vêtements romans. Leone
La peinture de la Renaissance et des temps modernes. — Le xvI® siècle mêla aux motifs gothiques un répertoire nouveau, qui finit par exclure le précédent. Ce sont des arabesques, des médaillons, des cartouches,
ee EAP PEINTURE MODERNE ——
des feuillages, des trophées ou encore des paysages, des personnages mythologiques et des scènes. La peinture d'imitation tendait à dominer, et de plus en plus on transposait sur les murs de véritables tableaux de chevalet.
Au xvI siècle, la peinture devient plus riche de lignes et de couleurs : les guirlandes s’alourdissent ; dans les panneaux s+prennent place de graves portraits, et dans les pla-
fonds, des groupes que l’on voit en raC= FIG. 215: — PEINTURE MURALE. 1080 ENVIRON.
courci (fig. 215) : c Versailles.
les ors chauffent la to- Cliché Hachette.
nalité générale et des
camaïeus peuvent jeter dans l’ensemble une note de plus.
L'abus de cette opulence solennelle et massive appelait un art plus aimable et
plus léger, léger d'idée, léger de dessin, léger de coloris. Le xvIII® siècle ést le temps des paysanneries, des sites riants, des scènes champêtres, des trophées de musettes, chalumeaux, tambourins, arcs et carquois retenus par des nœuds de ruban. La fantaisie crée sur les murs des Paris, Hôtel Soubise. salons et des boudoirs ‘Cliché Giraudon. bien d’autres motifs ba- ‘dins (fig. 216) : on y vit même éclore des chinoiseries. En même temps, les lignes s'assouplissaient, la tonalité s’éclaircissait ; on en vint à ces monochromies grisâtres du style Louis XVI.