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D ES

LES PROCÉDÉS DE LA DÉCORATION

leurs vitrifiables qui diminuaient la luminosité des vitraux. On eut, en outre, l'idée de faire d’autres verres doublés que les verres rouges : on se ménageait ainsi la possibilité d'enlever la couche de couleur suivant un dessin déterminé, qui apparaissait en blanc et que l’on pouvait teinter à la brosse. Sur un manteau cramoisi on obtenait des ramages d'or. Ce procédé fut en vogue au xv* siècle.

Les barres de fer sont rectilignes au XIV® siècle, comme au x11® : les unes verticales, les autres horizontales, montants et traverses. Les feuilles de verre sont plus grandes au xIv® siècle et, partant, les plombs sont plus espacés. On abandonne les médaillons pour peindre des personnages en pied, isolés sous

un dais Souvent monumental. Les verriers de la fin du gothique

nous ont laissé de vrais portraits et d’alléchants essais de perspective ; mais leur mérite individueletleur habileté n’empêchent pas de regretter les vieilles formules : aux mosaïques étincelantes de jadis, où se chauffait la lumière des fenestrages, ont succédé de pâles tableaux qui versent dans les nefs un jour froid et décoloré. Ea grande peinture sur verre a vécu.

Les vitraux des XVIC-XIX® siècles. — La peinture sur verre s'écarta de plus en plus des principes de l’art décoratif. Pendant les XVI® et XVII® siècles, les personnages perdirent de leur importance au profit des architectures (fig. 221) ; ils sont comme égarés au milieu de galeries monumentales et profondes ou bien devant un décor, un paysage urbain ou rural. Le rôle des couleurs d’émail s’exagéra encore : on en vint à peindre

| le vitrail sur des feuilles de verre carré ; la mise en plomb, sans

aucun rapport avec le dessin, n'avait d'autre but que d’assembler ces feuilles.

Si les artistes ne faisaient plus de vastes verrières décoratives, du moins ils ont laissé dans les fenêtres des logis, à portée | de l'œil, de fort jolis tableautins sur verre, dont nos Musées ont recueilh bien des spécimens précieux. Dans les habitations plus modestes, on obtenait, avec la mise en plomb, des losanges, diverses combinaisons géométriques. Le xvin® siècle les abandonna et enchâssa les vitres carrées dans les bois des croisées de menuiserie.

Le secret de la peinture sur verre n’a jamais été complètement perdu ; le xIx® siècle s’est efforcé d’en reprendre la pra-

(Re LES VITRAUX MODERNES

| un mot, la technique est | plus parfaite, lés ressources

tique. Certains parmi ses artistes célèbres ont fourni des cartons: | des savants ont étudié les lois du rayonnement des teintes ; | des chimistes et des industriels habiles ont retrouvé la formule pour la fabrication des verres inégaux et striés et des couleurs fusibles, et ils ont inventé d’autres verres et d’autres couleurs, | qui produisent des effets inconnus du Moyen Age : en

sont plus.variées que jamais. Le résultat ne répond pas à cet effort : c'est que les fidèles demandent des églises plus éclairées que jadis, par conséquent des vitraux moins puissants qu'aux bonnes époques. De plus, les verriers, qui sont souvent des artistes de valeur, visent trop à peindre le verre comme une toile, à reproduire fidèlement hommes et choses ; or, une peinture noire, violette ou blanche, peut convenir sur un tableau; dans un vitrail elle est ridicule.

[ci encore nos contem- ei Dorsnesonta ponte t MT LT paiurüne SUR YÉRRE, d’une formule, et ils ne la XVI SIÈCLE.

trouvent pas. Cathédrale d'Auch.

Du moins, certaines res- Cliché Mon. Hist.

taurations sont belles et si parfaitement réussies que les hommes du métier se déclarent | parfois incapables de reconnaître les parties neuves. |

La marqueterie. — La polychromie ne s obtient pas seule- | ment par l'application de couleurs délayées, mais aussi par la juxtaposition de matériaux diversement colorés : de là les marqueteries, mosaïques et incrustations, qui servent pour les pavements ou pour l’ornementation des surfaces verticales.

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