FIG. 216. PEINTURE MURALE. 17.40 ENVIRON
Paris, Hotel Soubise.
Cliche Giraudon.
LES PROCEDES DE LA DECORATION
Le xix e siecle, sur ce point comme sur tant d autres, a produit un gros effort assez mal coordonne. Des peintres illustres ont contribue a decorer certains edifices : Hip. Flandrin, entre autres, a dispose dans les eglises de Samt-Vmcentde-Paul et de Saint-Germain-des-Pres, a Paris, des theories de saints, qui constituent une ceuvre fameuse. II suffit, d ailleurs, de comparer entre elles les peintures du Pantheon pour se rendre compte qu on ne saurait proprement parler d ecole : Puvis de Chavannes, Detaille, J.-P. Laurens, pour ne parler que de ceux-la, ont des manieres tres differentes de comprendre la peinture decorative.
Les vitraux du XII e siecle. Des les premiers siecles
de 1 architecture chretienne, on eut 1 idee d employer, pour clore les fenetres, des vitres de couleur ; mais c est au X e siecle seulement que les textes signalent pour la premiere fois des vitraux proprement dits, representant un personnage. L invention est probablement francaise. II ne parait pas qu il subsiste nen de la peinture sur verre anterieure au XII 6 siecle. Les plus anciens specimens a date connue sont les restes de ces vitraux que Suger fit poser a Saint-Denis en 1 144.
Le pemtre verrier dessine un modele grandeur d execution. Sur ce carton, il applique successivement des feuilles de verre de la couleur qu il a choisie, et il les decoupe en suivant les traits du modele. Celui-ci a ete etudie de facon que les verres ne presentent pas d angles trop aigus et que les plombs soulignent les principaux contours. Pendant le Moyen Age, on coupait le verre a 1 aide d un fer rouge et on reprenait les bords avec une pmce appelee egrugeoir ; or, 1 egrugeoir laisse des asperites. C est, d apres M. Begule, Tun des signes qui permettent de reconnaitre les pieces anciennes dans les restaurations des vitraux .
Les verres des vitraux sont teints dans la masse. Cependant un verre rouge colore dans toute son epaisseur serait trop sombre : aux Xll e et XIII 6 siecles, on obtenait le rouge par des
Mr
imelles rouettees sur Tune des faces dans la matiere vitreuse. Apres le milieu du xiv e siecle, le rouge est double, c est-a-dire qu^une feuille rouge tres mince est soudee a une feuille blanche, qu elle recouvre.
Sur ces morceaux de verre de couleur, le peintre marquait