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LA PEINTURE MODERNE

FIG. 2i5. PEINTURE MURALE. 1680 ENVIRON.

Versailles.

CUche Hachcttc.

des feuillages, des trophees ou encore des paysages, des personnages mythologiques et des scenes. La peinture d imitation tendait a dommer, et de plus en plus on transposait sur les murs de veritables ta bleaux de chevalet.

Au xvn e siecle, la peinture devient plus riche de lignes et de couleurs : les guirlandes s alourdissent ; dans les panneaux prennent place de graves por traits, et dans les pla fonds, des groupes que Ton voit en raccourci (fig. 215) ; les ors chauffent la tonalite generale et des

camaieus peuvent jeter dans 1 ensemble une note de plus. L abus de cette opulence solennelle et massive appelait

un art plus aimable et plus leger, leger d idee, leger de dessin, leger de coloris. Le XVIII 6 siecle est le temps des paysannenes, des sites nants, des scenes champetres, des trophees de mu settes, chalumeaux, tambourins, arcs et carquois retenus par des nceuds de ruban. La fantaisie cree sur les murs des salons et des boudoirs bien d autres motifs badins (fig. 216) : on y vit meme eclore des chinoiseries. En meme temps, les lignes s assouplissaient, la tonalite s eclaircissait ; on en vint a ces monochromies grisatres du style Louis XVI.

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