LES INCRUSTATIONS
chitecture merovingienne fores de petites cavites dans lesquelles on avait loge des verres de couleur.
Des eglises romanes, comme les cathedrales de Lyon et de Vienne, offrent des frises d incrustation et des ornements
FIG. 225. INCRUSTATION. xm e SIECLE.
Saint-Denis.
D apres F. de Guilhermy.
obtenus par le meme precede sur des marches, des socles,
des tailloirs, des chapiteaux ou des colonnettes. Les ornema-
nistes gothiques firent des carre-
lages en pierres incrustees (fig. 225),
qui sont d un beau style. De meme
que dans les bijoux emailles en taille
d epargne, tantot on reservait le
motif et on creusait le fond, que
Ton garnissait d une incrustation, et
tantot c etait le motif que Ton gra-
vait en respectant le fond. D apres
cette formule, la periode gothique a
dessine de remarquables effigies fu-
neraires (fig. 226).
Les incrustations sur terre cuite se rencontrent a partir du xn e siecle au moins. On prend un carreau qui n est pas cuit ; si on desire que le fond soit noir, on passe sur 1 argile une couche de terre noircie. Noirci ou non, pendant que le carreau est encore mou, on appuie sur 1 argile un moule en relief, qui s y dessine en creux ; dans ce creux on fait entrer un engobe, generalement une terre blanche ; on badigeonne le tout d un sel de plomb et