SUPPORT ROMAN
1 orgamsme de la voute ; il y a un moment ou le pilier se raccorde gauchement a la voute. C est le cas des premiers piliers gothiques : ils restent romans ; ils sont plantes comme pour soutenir une voute romane (fig. 273, a gauche). On ne tarda pas
a disposer de biais (fig. 273, a droite) le support de la nervure diagonale, en d autres termes de 1 ogive.
Dans quelques eglises gothiques des environs de 1200 (PI. V^C), la partie inferieure du support, jusqu a la naissance des grandes arcades, est une colonne, sur le tailloir de laquelle prend naissance le faisceau des colonnettes. Cette disposition ne dura pas et, comme auparavant, les colon nettes partirent du sol.
II est des piliers entoures de colonnettes independantes, reliees au noyau, de distance en distance, par des assises plates qui forment bague entre deux chandelles de pierre superposees.
Habituellement, des 1 epoque romane, FIG. 276. les colonnes sont engagees; noyau et CO-
SUPPORT GOTHIQUE. l onnettes sont montes simultanement par
assises. La colonne antique est tantot adossee (fig. 274), tantot engagee de moitie dans le mur voisin ; la colonne romane (fig. 275) est engagee d un tiers environ ; la colonne
gothique (fig. 276 et 277) est absorbee par HG. 277. .,? ... ,
SUPPORT GOTHIQUE. le pilier : on distingue de moms en moms
celui-ci et celle-la.
EvoLUT 7 ii~N 77 Du Le plan des supports gothiques ressembla
SUPPORT. (J e pl us en pl us au profit des membrures
que ces supports soutenaient, Cette evo lution en vint a un point ou fut inutile le chapiteau, qui servait de transition entre le support et la charge : le chapiteau disparut alors et les nervures descendirent jusqu au sol. D autres fois, les nervures s enfoncent dans un futrondou octogone ou ondule. Nous savons que le support gothique peut etre une colonne extraordinairement elancee (fig. 59). Le support moderne,