MENEAUX
DES XV e -XVI e
la bale, les meneaux s incurvent pour dessiner des aics brises, qui supportent, soit un ceil a redents,soit des trefles (PI. VII, D). L armature metallique concourt a mamtenir le tout.
Malgre cette derniere precaution, lorsque 1 ouverture etait tres large, chacun de ces deux panneaux avait encore trop de surface. Depuis 1240 environ, on commence de les subdiviser en quatre et meme, en certains cas, les quatre en huit. La multiplicite des arcs et des roses superposes donnait a la partie superieure de ce reseau une importance telle qu il fallut abaisser les impostes de 1 arc d encadrement; 1 arc prit une forme surhaussee et occupa desormais une plus grande place dans 1 ensemble de la fenetre (PI. VII, E).
Le dernier quart du XIII 6 siecle substitua aux ceils a redents des triangles et des losanges, a redents egalement et a cotes convexes ; dans
ces triangles et ces losanges et dans les petits arcs furent inscnts des lobes a pointes aigues. C est le type le plus ordinaire des remplages rayonnants (PI. VII, F).
On nomme remplage 1 ensemble de la garniture de pierre montee dans la baie. Les remplages gothiques constituent une menuisene de pierre, des chassis independants du gros de la construction et que Ton peut demonter et reparer comme des chassis de bois. Les meneaux ont un role plus ou moins consi derable, suivant qu ils divisent la grande baie ou les baies secondaires ou les baies tertiaires, et leur section (fig. 283), prise d ailleurs dans un trace commun a tous les meneaux de la meme fenetre, etait plus ou moins vigoureuse. Le XIV 6 siecle avance (fig. 284) supprima ou du moins reduisit ces differences et donna meme force aux divers meneaux.
Enfin, ce fut, au XV e siecle, le dessin flamboyant, ou se combment les soufflets, les mouchettes, plus etirees et les j flammes, de lignes onduleuses (PL VII, G).
Ces dessins, d apparence fantaisiste, obeissent a une ten dance determinee : ils sont compris de facon a resoudre les pesees de la claire-voie en pressions verticales. Les redents