PLANCHE VII
LES EDIFICES RELIGIEUX
eux-memes ne sont pas inutiles : ils peuvent servir a renforcer le reseau sur les points faibles.
Les maitres d oeuvre gothiques modifierent 1 encadrement exterieur des fenetres : de bonne heure, ils convertirent les colonnettes en des tores, en des moulures rondes adherant aux pieds-droits. Ces tores eux-memes disparurent dans les fenestrages flamboyants, ou la mouluration pleine des meneaux du Xlll e siecle fit place a des sections concaves, scenes et maigres (fig. 284). L archivolte prit, des le debut du gothique, le profil et la fonction d un larmier : c est une rhoulure saillante qm tourne autour de Tare et qui ecarte de la baie le rmssellement des pluies.
Depuis le milieu du XIII 6 siecle environ, des architectes ont bati au-dessus des baies un triangle de pierre, un gable. Le gable ne tarda pas a prendre de I importance; puis il fut ajoure a 1 exces ; vers la fin du style flamboyant, ses rampants dessinaient des courbes en accolade (PI. VII, G).
Les fenetres deglises depuis la Renaissance. Les
fenestrages gothiques sont souvent des chefs-d oeuvre de coupe de pierre ; il n en est pas moins vrai que I aspect de ces reseaux tourmentes, hensses, laisse une impression un peu penible. La Renaissance, fidele a son esprit, ramena vers des lignes plus simples les remplages et les gables. Si la crainte de la compli cation poussa certains artistes a 1 indecision et a la mollesse du dessm, s il est meme des remplages qui reproduisent une fausse architecture et des ordres superposes, d autres constructeurs reprennent avec succes le vieux theme gothique : la baie est coupee en un petit nombre de panneaux d egale impor tance, fermes du haut par des arcs, sur lesquels repose un ceil