ET MEURTRIERE A MIRE. EXTERIEUR
hautes, est tres inclinee. Depuis le debut du XIV 6 siecle, I habitude s mtroduisit d echancrer ces rainures (fig. 311), non plus seulement en bas, mais en haut et au milieu. L echancrure du milieu servait pour tirer de but en blanc et celle du haut pour tirer a la voice : la fleche montait, puis descendait brusquement, suivant une ligne presque verticale et avec une grande force de penetration.
Ces meurtrieres etaient precedees, du cote interieur, par une niche (fig. 312) ou le tireur se placait et qui afTaiblissait beaucoup la construction
Les tours. - - Les moyens de defense sont particulierement accumules dans les tours, tours de flanquement, tours-reduits qui s appellent les donjons.
Les tours sont creuses, a cela pres que Ton a fait parfois le rez-de-chaussee massif. Ces rez-de-chaussee pleins resistent mieux a la mine ; par contre, ils rendent plus malaisees les ma noeuvres de contremine. D autre part, on a utilise les sous-sols
des tours pour y loger des caves, des citernes, des latrines, quelquefois des glacieres ou des cachots : les oubliettes, ou Ton aurait abandonne les prisonmers, paraissent etre un mythe.
Les murs des tours montent generalement d une venue a 1 exterieur ; mais, generalement aussi, ils s amincissent, a 1 interieur, d un ressaut a chaque etage. Meme dans les tours rondes, les salles sont souvent carrees ou polygonales, parce que ces plans se pretent mieux a la construction des niches d archeresetdes voutes. Les voutes, en effet, sont frequentes dans les etages bas, depuis le XII 6 siecle environ. Les voutes d ogives
FIG. 3i2. ARCHERE. LNTEHIEUR.
LES EDIFICES MILITAIRES
ont autant de branches qu il y a d angles dans la salle : les nervures sont souvent de profil tres simple, sur culs-de-lampe,
avec une clef largement percee d un ceil pour le montage rapide des munitions.
Quelques tours s ouvraient sur le dehors par des poternes, qui servaient aux sorties. On accedait plutot dans les tours, des courtines; on y arrivait aussi de 1 interieur de la place, par une porte elevee au-dessus du sol et que desservait uneechelle a main. On a egalement place en avant des porles une fosse qu enjambait un pont volant (fig. 307).
On ne montait pas toujours directement d un etage de la tour a un autre. II est des tours divisees en deux dans le sens de la hauteur:
la moitie
haute communique avec une partie
de la forteresse, par exemple, le
chemin de ronde en haut de la
muraille et la moitie Basse avec
une autre partie, comme la rue
du rempart ou une cour. Les esca-
hers pouvaient aussi etre brises ;
la personne qui montait ou des-
cendait devait, a mi-hauteur de la
tour, traverser une salle de garde
et se faire reconnaitre.
Dans de grosses tours des cha teaux, le couronnement comprend
deux ou trois etages de defenses
(fig. 313). La couverture est tantot une terrasse, tantot une toiture conique plus ou moins
aigue, qui, depuis le XIV 6 siecle, peut etre posee non pas
FIG 3i3. DOUBLE
CRENELAGE.
Pierr.fonds (Oise). Cliche Neurdein.
FIG. 814. - BRETJSCHE ET ECHAUGUETTE. I2y5 ENVIRON.
Aigues-Mortes (GarJ).
Cliche Mon. Hist.