FIG. 342. PLAN D UNE BASTIDE
Sainte-Foy-la-Grande (Gironde).
maintenir 1 alignement. Lorsque les villes s agrandissaient, les maisons s elevaient sur le bord des chemins de banlieue, convertis en rues tortueuses ; les voisms empietaient ; les maisons qui se faisaient face tendaient, par des encorbellements, a se joindre vers le haut. Ce pittoresque desordre etait du a des circonstances independantes de la volonte des hommes ; il ne repond aucunement a 1 ideal des ge nerations du Moyen Age, et, lorsque celles-ci avaient leurs coudees franches, elles construisaient les villes sur un plan
CONSIDERATIONS GZN&RALES
Frigidarium
^j- -tPromenolr Reservofr
" fburneau
- Tepidaribm 5- -Caldarfljm
parfaitement regulier. C est ce qui s est passe pour les bastides.
On appelle bastides ou villes neuves des villes qui furent creees d un seul coup, vers le XI l e et le XIII 6 siecle, par une deci sion de I autorite. Le seigneur attirait des habitants par 1 octroi de privileges et lotissait les terrains ; vers le centre de la bastide est une place (fig. 342), sur les cotes de laquelle regnent des galeries couvertes par une avancee des maisons riveraines ; sur la place, la mairie ; a proximite de la place, 1 eglise ; les rues se coupent a angle droit ; les portes de la ville sont a 1 extremite des voies principales, tres souvent au nombre de quatre.
Tout est dispose avecune rationnelle symetne et dans un ordre irreprochable.
Quant aux embellissements des anciennes villes, ils furent prmcipalement 1 oeuvre de ces admirables administrateurs qu etaient les Intendants du XVIII 6 siecle.
La regularite a done etc dans le gout de toutes les epoques. Sitoutes n y ont pas atteint, c est que les moyens faisaient defaut. On n en saurait dire autant de 1 hygiene et de la proprete. Personne n ignore que les Remains se baignaient frequemment et qu ils ne reculaient devant aucun sacrifice pour se procurer de 1 eau en abondance. Le Moyen Age garda quelque chose de ces habitudes : les etabhssements de bams, les etuves,ont laisse leur nom a certaines rues dans bien des villes. On retrouve ces preoccupations d hygiene dans les details de construction ; c est amsi que les architectes multipliaient les sieges de latrines. A cet egard, le XVl e et le XVI I e siecle marquent un grave recul. Le grand siecle ignorait a peu pres 1 usage des bains chauds, et dans ses palais il ne mit pas de latrines. Parmi nos rois les plus celebres, il y en eut qui etaient d une salete repoussante.