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FIG. 348. BAINS ROMAINS

EDIFICES PUBLICS

Les bains et les thermes. - - Les bains et les thermes ne sont pas une meme chose ; les thermes ont, de plus que les bains, des salles de conversation, de jeux ou d exercices, des portiques pour la promenade, etc.

Les bains comprennent (fig. 343) : Yapodyterium, salle ou on se deshabillait et ou on laissait ses vetements ; le tepidarium, salle tiede pour la transition entre le grand air et 1 etuve ; le caldarium, salle d etuves, generalement sur plan rectangulaire, qui renferme, a un bout, dans une alcove semi-circulaire, un bassm pour les ablutions ; \efrigidarium, pour les bains froids.

L air de ces salles pouvait etre porte a une temperature plus ou moms elevee par un de ces hypocaustes dont la con struction a ete etudiee ci-dessus.

Les bains sont parfois doubles et formes d un etabhssement pour chaque sexe ; les deux bains sont disposes de facon a etre chauffes par un seul fourneau.

Les amphitheatres. L amenagement des thermes, la distribution des salles en vue de la commodite, la repartition des maconneries en vue de 1 equilibre, sont habituellement remarquables. On en peut dire autant des amphitheatres.

Les amphitheatres ne servaient d abord que pour les com bats de gladiateurs. Le plan en est oblong, sans doute parce que, pour certains jeux, il faut du champ. La plantation et la construction sont, de ce fait, beaucoup plus compliquees que si 1 edifice etait circulaire.

Pour construire un amphitheatre, 1 architecte commencait par disposer autour de 1 arene des murs rayonnants, dont la hauteur diminuait du dehors vers le dedans. Ces murs formaient des couloirs : couloirs pour le personnel qui gagnait 1 arene, couloirs pour le public des gradins inferieurs. Ces murs servaient aussi a porter des voutes rampantes, sur lesquelles on etablissait des escaliers nombreux et les gradins. Aux divers etages, d autres couloirs, tournants et concentriques au mur d enceinte de 1 amphitheatre, coupaient les couloirs rayonnants.

L ensemble de I amphitheatre (fig. 344), vu de haut, presente une cavite, cavea. L arene etait bordee d un mur un peu eleve, sur lequel etaient ranges les sieges pour les autontes : c etait le podium, au pied duquel pouvait etre un canal, qui eloignait les fauves. Les gradins, dans les amphitheatres impor-

LES AMPHITHEATRES

FIG. 844. AMPHITHEATRE.

Aries. Cliche C le Aerienne.

tants, presentaient des divisions : les paliers ou precinctions determinaient des etages ou mceniana ; des compartiments en forme de trapeze, cunei, etaient separes les uns des autres par les escaliers, qui, a travers les gradms, descendaient des vomitoria, des portes pratiquees entre les couloirs tournants et la cavea. Le gradm mfeneur de chaque etage etait montesurun mur un peu haut, balteus, qui repond a une double preoccu pation : eviter que la vue des spectateurs places au~ dessus ne soit arretee par la precmction et par les gens qui s y tiennent debout, empecher les spectaleurs de passer d un etage a 1 autre.

Les dispositions etaient prises pour prevenir rencombrement. A 1 arrivee, le spectateur montait, par un escalier interieur, jusqu a la hauteur superieure de son mcEnianum ; il gagnait par un couloir le Vomitorium qui desservait sa place, a laquelle il descendait par Tun des escaliers de la cavea. Un sys^eme de numerotation facilitait le placement. A la sortie, I amphitheatre se vidait avec une extreme rapidite.

On s est ingenie parfois a diminuer les depenses de con struction : on a place des amphitheatres sur le penchant d un coteau, qui porte les gradms ; ou bien on a fait des gradins en charpente ; ou encore on a eleve, sur un cote seulement de 1 arene, une partie d amphitheatre.

Le sous-sol de 1 arene pouvait cacher une machinerie pour monter les betes, des loges pour les enfermer avant le spectacle, des canaux pour inonder 1 arene en vue des naumachies ou simulacres de combat naval, etc.

Les cirques, les theatres et les arcs de triomphe. - - Les cirques etaient destines aux courses des chars ; ils ont laisse en France peu de traces. Ils affectaient une forme tres allongee ; vers le milieu, un mur s etendait dans le sens de la longueur et portait une file d obehsques : c etait la spina, que les attelages prenant part a la course contournaient

EDIFICES PUBLICS

Les theatres antiques, en plein air comme les amphitheatres, empruntent a ces derniers la disposition generale des gradins et des acces ; mais, au lieu de decrire une courbe fermee, les gradins sont conduits suivant un demi-cercle ou approximativement, un peu comme dans les salles adoptees pour nos assemblies parlementaires. Au bas des gradins est 1 orchestre, moins large quel arene des amphitheatres, et autourduquel des sieges etaient reserves a des personnages de quahte. Le devant de la scene

repond a la corde de 1 arc ; en arriere de la scene est un grand mur de fond, perce de portes pour le passage des artistes. La cavea etait abntee du soleil par un vaste velum, soutenu et manoeuvre a 1 aide de cordages ; en cas de pluie, les spectateurs se refugiaient, suivant les places qu ils occupaient, dans des couloirs inteneurs ou dans des portiques et foyers voisins de la scene.

Comme dans certains am phitheatres, on a pu, dans certains theatres, mettre a pro fit le relief naturel du sol pour loger la cavea, les gradins.

Le Moyen Age ne construisit pas de theatres. Les theatres modernes sont des edifices clos et couverts

On entend par arcs de triomphe (fig. 345) des arcs isoles, ce qui les distingue des portes monumentales.Ils sont batis pour commemorer un evenement, pour glorifier un personnage ou pour embelhr une ville, un pont, etc. Ces arcs peuvent presenter une grande baie accostee de deux baies plus petites. La deco ration sculpturale s imposait dans ces edifices purement somptuaires ; elle est souvent abondante autant qu interessante.

Le Moyen Age ignora les arcs de triomphe, dont la vogue reprit en France au XVII 6 siecle (fig. 346). L idee fut assez facheuse de dresser en travers d une voie ces edifices parfaitement mutiles, qui aujourd hui genent la circulation devenue plus active.

FlG. 345. ARC DE TRIOMPHE

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