LA VIS1TE DES MONUMENTS
commode et dangereuse qui, de 1 histoire architectural, exclut deliberement toute notion technique. De la cathedrale gothique, chef-d oeuvre de calcul rigoureux et de clair bon sens, Taine n a-t-il pas drt qu elle etait un reve eclos dans la fievre du mysticisme? Mais il ne faudrait pas tomber dans 1 erreur contraire.
Quand on a rendu hommage a la science des anciens constructeurs, c est une jouissance louable de savourer la richesse de leur imagination creatrice et la delicatesse de leur gout. On peut sans dechoir ouvrir son ame a 1 emotion que procurent la pittoresque beaute des vieilles murailles et Jeur poesie. Sous les voutes les plus savantes, rien n interdit de rever, et quand on a scrute en ingenijur les forces qui travaillent ces organisme? admirables, il est bien permis de considerer en artiste et en penseur la patine et les souvenirs de gloire que les sieclesont deposes sur nos pierres de France," les plus nobles pierres qu on puisse voir sous le soleil .
Lexique archeologique.
Abaque, s. m. Synonyme de tailloir.
S emploie plutot a propos des chapiteaux anti ques ou classiques.
Abbatiale, adj. f. Voy. glise.
About, s. m. Terme de charpentarie qui designe 1 extremite faconnee d une piece de bois.
Absidal, adj. Qui se rapporte a 1 abside.
Ne pas dire absidial.
Abside, s. f. - - Tete de 1 egli se, extremite vers 1 autel, lorsque cette extremite est, en plan, arrondie ou polygonale (Voy. fig. 265). Ne pas parler d abside carree.
Absidiole, s. f. Petite abside.
Accolade, s. f. - - Trace d arc qui rappelle 1 accolade typographique (Voy. fig. 73).
Acrotere, s. m. Motif de sculpture pose fur le faite ou sur les naissances d un fronton. Support de cette sculpture.
Adosse, part, passe. Voy. Colonne.
Aiguille, s. f. C est une fleche, un clocheton, etc., en forme de pyramide aigue.
Aileron, s. m. -- Console renversee qui sert, dans 1 architecture c assique moderne, a epauler, a mi-hauteur d une facade, le corps central de cette facade (Voy. fig. 246).
Aisselier, s. m. Voyez Esselier.
Albatre, s. m. Sorte de pierre calcaire translucide.
A ignemrnt, s. m. -- Groupe de pierres brutes plantees en file (Voy. fig. 7).
Allege, s. f. Mur d appui place au-dessous d une fenetre, d un creneau et plus mince que 1 ensemble du mur (Voy. fig. 325).
Ambon, s. m. - - Sorte de chaire dans les anciennes basiliques.
Amortir, v. a. C est couronner une partie d architecture par un motif, qui prend le nom d amortissement : fleuron au sommet d un gable, statue en haut d un contrefort.
Ne pas dire amortir une baie pour couun r une bale, ni amortir un bout de pilastre pour soutenir un bout de pilastre.
Amphitheatre, s. m. Edifice oblong qui servait pour les jeux de gladiateurs.
Ancte, s. f. Piece fixee a I extremite d un tirant et maintenant dans ce plan une maconnerie, un panneau, etc., qui tendent a s ecarter.
Anse de panier, s. f. Trace d un arc surbaisse dont la courbe, en forme d anse de
panier, est une moitie d ellipse ou plutot la combinaison de plusieurs arcs de cercle en nombre impair (Voy. fig. 14).
Ante, s. f. Terme latin designant le pilastre en general, le pilastre d angle, le pilastre qui termine, dans un temple, le prolongement du mur lateral de la cella. Chapiteau d ante, chapiteau de pilastre, par opposition aux cha piteaux des colonnes.
Antefixe, s. f. Petit membre de 1 architecture antique, dresse sur les corniches laterales et qui avait originairement pour but d arreter les cours des imbrices. Ne pas appeler croix antefixes les croix de pignon.
Apodyterium, s. m. Nom latin : dans les bains, vestiaire.
Appareil, s. m. Ce mot s applique a la dimension des blocs entrant dans une maconnerie, a leur forme, a la facon dont leurs parements sont traites ou dont les pierres sont disposees dans la maconnerie (Voy. fig. 32).
Appentis, s. m. - - Toiture a un seul versant, dont le faite s appuie sur un mur. Ce mot designe aussi par extension une construction couverte par un toil ainsi fait.
Appui, s. m. Ce sur quoi on s appuie :
dans une fenetre, I appui est le mur bas entre le sol et la baie et plus specialement la tablette qui couronne ce mur.
Aqueduc, s. m. - - Construction destinee a 1 adduction de 1 eau. Noter que 1 aqueduc peut n etre pas monte sur arcades.
Araser, v. a. -- Ramener a un plan hori zontal la surface superieure inclinee d une construction, talus d un contrefort, assise qui n est pas de niveau, etc. L arase est 1 assise en sifflet qui retablit le niveau et peut-etre aussi 1 assise de briques ou autre qui sert a reprendre le niveau.
Arbaletrier, s. m. Dans une charpente, piece oblique de la ferme ; les deux arbaletriers se rejoignent par le haul et determinent la pente du toit (Voy. fig. 47).
Arc, s. m. Appareil de maconnerie conduit suivant une ligne courbe ou suivant plusieurs lignes courbes combinees. Par extension, on appelle arc en mitre celui qui dessine un angle rectiligne.
Arcade, s. f. Ensemble d un arc et deses pieds-droits. On appelle grandes arcades les perce-
LEXIQUE
merits qui font communiquer la nef centrale avec les collateraux.
Arcature, s. {. Serie d arcades, specialement de petites arcades aveugles, purement decoratives. Ne pas dire une arcature pour une arcade.
Arc~bou ant, s. m. L arc-boutant, qui pourrait s appeler arc butant, est un arc moins developpe qu un arc ordinaire et qui.est appli que al exterieur d un mur pour 1 epauler, pour le maintenir centre le renversement (Voy.
fig. 63).
Arc de cloitre, s . m. -- Genre de volte const ituant une calotte a pans coupes, forme de fuseaux tournes en berceaux, dont la rencontre determine, a 1 mtrados, des angles rentrants (Voy. fig. 28). Voy. Voute d areles.
Arc de decharge, s. m. Arc bande dans une macon v rie, au-dessus d une parti ; faib e, afin de p otegei ce ! e-ci (Voy. fig. 279 et 325).
Arche, s. f. Voute d un pont.
Arch I re, s. f. Fente dans un mur pour le tir del arc (Voy. fig. 310-312).
Architectonique, adj. Se refere plutot a la science de la construction et architectural. a 1 art de la composition ou de la decoration.
Architrave, s. f. L architrave ou mattrssse poutre est la poutre en pierre qui est posee horizontalement d una colonne a 1 autre, d un pilier au pilier voisin (Voy. fig. 10).
Archivolte, s. f . C est proprement le groupe de moulures concentriques a 1 extrados, qui decore la tete de 1 arc (Voy. fig. 279). Ne pas confondre 1 archivolte avec 1 arc lui-meme.
Aretes de poisson, s. f. Figure dessinee par certaines tailies, par certains appareils et formee de lignes, stries ou joints, obliques, alternativement dirigtbs dans un sens et dans 1 autre. On dit aussi que ces lignes sont en epi ou en feuille de fougere (Voy. fig. 32).
Arrner, v. a. Armer une poutre, c est la garnir de ferrures pour la relier a une autre ou pour arreter 1 eclatement. Le beton arms, est un beton dans lequel sont noyees des tnngles de fer.
Arrachement, s. m. - - En blason, les membres sont dits arraches quand ils ne sont pas coupes nettement, quand ils paraissent avoir ete arraches de force. En architecture, 1 arrachement est une coupure dentelee du mur qui presente alternativement du cote du vide une assise en saillie et une en retraite, soit que 1 on ait effectivement arrache des pierres a un mur, soit qu on ait ainsi termine provisoirement le mur dans le dessein de le continuer.
Arriere-bec, s. m. - - Voy. A-jant-lec.
Aspic, s. m. Esptce de dragon.
Assemblage, s. m. Action de relier deux pieces de bois et precede employe a cet effet.
Assise, s. f. File horizontale des blocs dont lamaconnerieestcomposee. Ne pas employer ce terme pour les rangs concentriques de claveaux.
Astragale, s. m. Moulure saillante pro file entre le fiat d une colonne et le chapiteau (Voy. fig. 237).
Atlante, s. m. Statue virile formant sup port (Voy. fig. 244).
Atre, s. m. Dans la cheminee, partie du sol assez mal definie.
Atrium, s. m. Premiere cour de la maison romaiae et la plus rapprochee de la rue.
Attique, s. m. - Etage de dimensions reduites qui couronne certaines compositions architecturales.
Attique, adj. -- La base attique presente en profil deux tores separes par une scotie (Voy. fig. 232).
Aureole, s. f. -- Representation du rayonnement autour d un corps (Voy. fig. 130).
Avant-bec, s. m. On appelle avant-becs les eperons qui terminent les piles des ponts du cote amont et arri-he-becs les eperons du cote aval (Voy. fig. 349).
Avant-nef, s. f . - - Voy. Porche.
Aveugle, adj. Se dit d une arcade, d une fenetre, d une baie quelconque simulee et qui n est pas ouverte.
Badigeon, s. m. Couleur a la detrempc que 1 on applique sur les parements et qui est, en general, un lait de chaux additionne d ocre, de poudre de pierre, etc.
Bague, s. f. Moulure annulaire horizontale qui contourne une colonne.
Baguette, s. f. Moulure profilee en demicercle, plus mince que le tore.
Bahut, s. m. Mur bas, par exemple, celui qui, dans les cloitres, porte la claire-voie. Autrefois, on disait du chaperon d un mur qu il etait en bahut lorsqu il avait un profil bombe.
Baie, s. f. Ouverture dans un mur, dans un panneau de charpente, etc.
Balteus, s. m. Mur formant ressaut qui, dans les theatres ou les amphitheatres, separait deux mceniana, deux groupes superposes de gradins.
Balustrade, s. f. -- Rangee de balustres portant une main courante a hauteur d appui et, par extension, garde-fou ajoure, de forme quel conque.
Balustre, s. m. Petit support, de section circulaire ou non, renfle de facon a presenter la forme d un flacon a long goulot.
Bande lombarde, s. f. -- Membre d architecture vertical formant une faible saillie sur un mur, pareil a un contrefort tres plat (Voy. fig. 251).
Bandeau, s. m. Ce mot a deux sens ; il designe une moulure saillante, plate et haute (Voy. fig. 1 85), ou bien un groupe de moulures horizontales qui marque le niveau des etages.
Bander, v. a. En architecture, bander un arc c est le construire.
Baptistere, s. m. - - Edifice specialement affecte a 1 administration du bapteme. Ne pas appeler de ce nom les fonts baptismaux.
Barbacane, s. f. Ouvrage de fortification bas, avance, destine a proteger une porte, la tete d un pont, etc. Des auteurs pretent par
LEXIQUE
erreur a ce mot le sens d ouverture etroite pour 1 aeration, 1 eclairage, le tir.
Bardeaux, s. m. - - Planchettes que 1 on pose a recouvrement, comme des tuiles plates, pour former un toit ou pour abriter un parement.
Barder, v. a. Transporter des materiaux lourds.
Barlotiere, s. {. Barre de fer qui soutient un vitrail.
Bas-cotes, s. m. Les bas-cotes sont, dans les eglises a trois vaisseaux, les vaisseaux lateraux plus bas que la nef centrale. Eviter ce terme quand les vaisseaux lateraux sont sensiblement aussi hauts que celui du milieu.
Base, s. f. Partie mouluree au pied d une colonne ou d un pilier, posee sur le sol ou sur un socle.
Basilic, s. m. Animal fabuleux qui a le corps d un coq et la queue d un serpent (Voy. fig. 96).
Basilique, s. f. Ce mot a deux acceptions :
en droit canon, il designe des eglises dotees de certains privileges, lesquels varient suivant qu ils agitdebasiliquesmineures, majeures.etc ; en archeologie, il se dit, d abord des edifices antiques qui servaient delieux de reunion, de bourse, de promenade, de tribunal, ensuite des eglises de plan allonge a trois vaisseaux.
Bas-relief, s. m. Sculpture formant une faible saillie sur le fond auquel elle adhere ; si la saillie atteint la moitiede 1 epaisseur du sujet, 1 ouvrage est en demi-relief ; si la saillie egale 1 epaisseur du sujet, 1 ouvrage est en plein ou en haul relief ; si la sculpture se detache du fond, elle est en ronde-bosse.
Bastide, s. {. Ville construite au Moyen Age, sur un plan regulier, lequel comprend, en general, une place entouree de couverts (Voy. fig. 342).
Bastille, s. f. -- Dans la fortification du Moyen Age, ce terme s applique a des ouvrages avances.
Bastion, s. m. Ouvrage qui projette un angle saillant, dans certains systemes de forti fication moderne (Voy. fig. 324).
Batiere, s. f. - - Toit en forme de bat, a deux versants.
Batons brises, s. m. On appelle batons imesl ornement obtenu a 1 aide d une moulure conduite en zig-zag et qui dessine des chevrons tangents (Voy. fig. 183). - - Ne pas appeler batons brises les grecques.
Belfroi, s. m. On appelle de ce nom : le donjon communal, une tour mobile en bois qui servait dans les sieges, enfin la charpenterie qui, dans les clochers, est destinee a suspendre les cloches.
Belier, s. m. Machine de guerre consis tent en une poutre mobile habituellement suspendue, armee d une tete de metal et que 1 on projetait avec force centre des maconneries a demolir.
Berceau, s. m. La voute en berceau est un arc prolonge, quels qu en soient le trace
(berceau en plein cintre, brise, en anse de panier, etc.) et la direction (berceau rampant, horizontal, berceau biais, droit, terceau annulaire, etc.). Ne pas dire berceau tout court pour berceau en plein cintre.
Besace, s. f. Quand, a la rencontre de deux murs ou d un mur et d un contrefort, on pose alternativerr.ent une pierre en longueur et la pierre au-dessus en profondeur, de facon a Her les deux maconneries, on dit que ces pierres sont en besace (Voy. fig. 44).
Besant, s. m. Le besant etait une monnaie d or frappee a Byzance ; on donna ce nom a un petit ornement rond et plat, comme une piece de monnaie (Voy. fig. 179). Ne pas confondre avec la per/e, qui est une demisphere.
Beton, s. m. Pierre artificielle, conglomerat de pierres concassees prises dans du mortier. Le beton parait se distinguer du biocage, en ce que le premier, ottenu par compres sion dans des encaissements provisoires, est sous forme de pierres fact ices, tandis que le blocage est une maconnerie de pierres brutes noyees dans du mortier.
Biais, adj. Le berceau biais est celui dans lequel la tete n est pas perpendiculaire a 1 axe. Billettes, s. f. Ornements formes d un tore interrompu (Voy. fig. 181).
Biseau, s. m. Plan oblique que 1 on obtient en abattant une arete (Voy. fig. 190). Cer tains auteurs reservent le nom de chanfrein au biseau qui est incline a 45. Ne pas employer ces termes quand il s agit de plans larges, comme 1 appui d une fenetre.
Biveau, s. m. Fausse equerre a branches mobiles, qui sert a reporter les angles.
Blocage, s. m. Voyez Beton.
Blochet, s. m. Piece de bois posee horizontalement sur la tete d un mur, dans le sens de 1 epaisseur et ou s assemblent le pied de 1 arbaletrier ou du chevron et le pied d une jambette.
Bossage, s. m. - - Relief, bosse menagee sur le parement des blocs, soit definitivement, soit dans 1 intention de les retailler apres la pose.
Boucharde, s. f. -- Marteau dont la tete plate presente des saillies regulieres disposees en quinconce ; cet outil frappe perpendiculairement la pierre, dont il broie les asperites.
Boucler, v. neut. - - On dit qu un mur boucle lorsque, sous 1 effet d une charge, il fait ventre et devient bombe.
Boudin, s. m. Synonyme de tore (Voy.
fig. 191).
Boulin, s. m. - Traverse d un echafaudage.
Boulon, s. m. - - Tige de meta\ servant a reunir deux pieces au travers desquelles passe le boulon ; le boulon a, d un cote, une tete plate ; de 1 autre, il est hlete pour recevoir un ecrou, ou perce d un trou dans lequel s engage une clavette, ou barbele pour etre fixe dans un scellement.
LEXIQUE
Bousin, s. m. Croute mal durcie sur le:
pierres. Debarrasser une pierre du bousin se dit ebousiner.
Boutisse, s. f. Bloc pose de telle sorte que 1 une des petites faces est en parement et que la plus grande longueur longe dans 1 epaisseur de la maconnerie. Si le bloc traverse le mur de part en part, il est dit parpaing. Les blocs en surface et sans profondeur s appellent carreaux (Vov. fig. 32).
Breteche, s. f. Construction en saillie sur un parement ; plus specialement, logette accolee a un mur et percee, en bas, de machi coulis (Voy. fig. 314).
Bretture, s. f. Outil de tailleur de pierre, faconne en forme de marteau tranchant et dentele (Viollet-le-Duc).
Brin, s. m. On appelle bois de brin un tronc equarri, mais qui conserve a peu pres le diametre de 1 arbre.
Brique, s. f. - - Bloc de terre sechee ou cuite, que Ton emploie dans la maconnerie.
Bucher, v. a. Enlever d un parement les saillies.
Bucrane, s. m. Tete de boeuf decharnee, motif d ornement de 1 art antique.
Butee, s. f. Action de buter une ma;onnerie, de 1 epauler et, comme on disait jadis, de la contretenir contre le renversement. Massif de maconnerie qui remplit ce role.
Cable, s. m. Ornement qui imite une jfrosse corde (Voy. fig. 163).
Caisson, s. m. Compartiment creux a la surface interieure d une voute, d un arc ou d un plafond.
Caldariuzn, s. m. Dans les bains an tiques, salle d etuve et de bains chauds (Voy. fig. 343).
Calvaire, s. m. Monument qui porte un Christ en croix et divers personnages de la Passion (Voy. fig. 291).
Camaieu, s. m. Peinture monochrome ou ton sur ton.
Campagne, s. f. Ensemble des travaux executes pendant une annee ou pendant la partie de 1 annee durant laquelle les chantiers sont en activite. Ne pas appeler campagne une suite de travaux repartis sur plusieurs annees.
Campane, s.f. Corbeille d un chapiteau.
Campanile, s. m. C est, au sens propre du mot, un petit clocher pose sur un comble.
Canal, s. m. Synonyme de gorge.
Cannelure, s. f. Moulure creuse, habituellement verticale, sur un support.
Can tonne, adj. Un canton est un angle :
on dit d un pilier, d une facade, qu ils sont cantonnes d une colonne, d une tourelle, quand ils presentent une colonne, une tourelle sur Tangle. Ne pas confondre avec flanque, qui signifie garni sur le flanc.
Capitulaire, adj. - - Signifie : du chapitre, affecte au chapitre. Or, 1 assemble des moines eat un chanitre. Les salles capitulaires se trou-
vent dans des etablissements monastiques aussi bien que dans les dependences des eglises de chanoines.
Cariatide, s. f. Statue feminine formant support (Voy. fig. 245).
Carole, s. f. Vieux mot, synonyme de deambulatoire.
Carre du transept, s. m. Synonyme de croisee du transept.
Carreau, s. m. Voy. Boutisse.
Carton, s. m. Dessin a grande echelle qui sert pour 1 execution de peintures murales, de vitraux, de tapisseries.
Cartouche, s. m. -- Ornement de figure variee, formant cadre autour d un champ uni susceptible de recevoir une inscription, un motif, etc.
Cathedrale, s. f. Voy. Eglise.
Cavalier, s. m. Terrassement formant sur le terre-plain du rempart une plate-forme destinee a augmenter le nombre et le commandement des batteries de la place.
Cavea, s. f. Partie d un theatre ou d un amphitheatre disposee en gradins, oil etaient assis les spectateurs v (Saglio).
Cavet, s. m. Moulure concave dont le profil repond en creux a ce que \s quart de rond est en relief. Le cavet peut n avoir pas exactement 90; mais, a la difference de la scotie, il est toujours trace d un seul coup de compas (Voy. fig. 198).
Cella, s. f. Dans le temple antique, sanctuaire clos (Voy. fig. 264).
Chainage, s. m. Ce mot s applique aux ongrines de bois, aux successions de crampons de fer poses comme les chainons d une chaine, ou meme aux barres de fer noyees dans 1 epais seur des murs, horizontalement, et destinees a empecher les ecartements, la dislocation des constructions de maconnerie n (Viollet-le-Duc). Chaine, s. f. Membrure verticale qui fait iur le parement d un mur une saillie faible ou nulle et qui est composee d un appareil plus esistant que les maconneries voisines, de facon a les chainer, a les maintenir.
Chainette, s. f. Courbe qui reproduit en a retournant la forme que prend une chaine mspendue a ses deux extremites.
Chalcidique, s. m. Terme employe notamment par Vitruve et auquel les commentateurs pretent des sens divers : tribune, vestibule, etc. Chambranle, s. m. Bordure decoree ormant 1 encadrement d une baie.
Champlever, v. a. Champlever, c est ever le champ, c*est-a-dire creuser, suivant un dessin, le reste du champ etant reserve ou pargne.
Chancel, s. m. Cloture basse qui ferme emplacement de 1 autel dans les eglises preromanes. Ne pas appeler de ce nom le sanc- :uaire.
Chanfrein, s . m. Voyez Biseau.
Chantignole, s. f. Piece de bois fixee mr 1 arbaletrier et qui empeche une panne de glisser.
Chantourner, v. a. Couper en courbe une piece de bois ou de metal suivant un profil donne, et, par extension, decrire des courbes dans du bois, du fer, etc. (Bosc).
Chaperon, s. m. Assise superieure, a une ou deux pentes, comprisa de facon a pre server des infiltrations le dessus du mur.
Chapiteau, s. m. Partie superieure et epanouissement d une colonne, lequel epanouissement forme transition entre le fut et la charge.
Charadrius, s. m. Oiseau fabuleux.
Chemise, s. {. Contraction qui en enveloppe une autre : maconnerie qui double un pilier, muraille qui entoure un donjon.
Cheneau, s. m. Canal au bas d un toit, dont il recueille les eaux.
Chevalement, s. m. -- Appareil d etayement qui comprend entre autres des jambes obliques, comme les jambes d un chevalet.
Chevet, s. m. Terme vague qu> designe la tete de 1 eglise, sans qu on puisse determiner 1 etendue de cette partie.
Chevetre, s. m. Lorsqu on menage dans un plancher un vide, par exemple pour faire passer un tuyau de cheminee, on est oblige d interrompre une, deux ou plusieurs solives ; le bout d eces solives, interrompues, s appuie sur une piece de bois transversale et qui s appelle le chevctre. L ensemble est I enchevetrure.
Chevron, s. m. Ce nom a deux acceptions : d abord, il designe les pieces legeres de charpente inclinees et qui portent les lattes ou les voliges de la toiture (Voy. fig. 47) ; ensuite, il designe un ornement en forme de V. Cf.
Batons irises.
Chiinere, s. 1. Ce terme designe des animaux fabuleux assez dissemblables ; la chimere classique est composee d elements empruntes au lion, a la chevre et au dragon.
Chceur, s. m. Partie de 1 eglise ou se tiennent les clercs et les chantres pour le chant de 1 office. Le choeur est ordinairement entre 1 abside et le transept (Voy. fig. 265). Ne pas comprendre dans le choeur 1 extremite orientale du vaisseau, abside ou chevet plat.
Chrisme, s. m. Monogramme du Christ (Voy. fig. 89 et 90).
Chute, s. f. Ornement qui consiste en un bout de guirlande pendant.
Ciborium, s. m. fidicule qui abritait le maitre-autel dans les eglisss anciennes.
Cintre, s. m. Ce nom s applique tantot a 1 appareil provisoire en bois qui soutient 1 arc ou la voute pendant la construction, tantot a la courbure de 1 arc ou de la voute. Ne pas dire cintre pour plein cintre ou pour arc.
Cippe, s. m. - Petit monument ayant la forme d une colonne ou d un pilier bas.
Circonvallation, s. f. Ligne de defense des assiegeants du cote de la campagne.
Cirque, s. m. Edifice de forme allongee destine aux courses. Ne pas confondre avec amphitheatre ou avec theatre.
Claveau, s. m. Les claveaux sont les pierres taillees en forme de coin dont 1 ensemble constitue 1 arc ou la plate-bande.
Clef, s. f. On appelle clef le claveau ou le voussoir que Ton pose en dernierlieu et qui ferme, qui clave 1 arc ou la voute. La clef pendante est celle qui pend au-dessous de 1 intrados d un are ou d une voute.
Clocher, s. m. Construction elevee destinee a loger des cloches.
Clocheton, s. m. Amortissement qui a la forme d un petit clocher.
Cloitre, s. m. Le cloitre est, dans les etablissements religieux dont le clerge est nombreux, un ensemble de galeries, generalement au nombre de quatre, s ouvrant par des clairesvoies sur un preau, qu elles entourent. Ne pas dire les cloitres pour le cloitre.
Collateral, s. m. - - Les collateraux sont, dans une eglise de plan basilical, les vaisseaux lateraux. i
Collegiate, s. f. Voy. Eglise.
Colombage, s. m. Synonyme de pan de bois.
Colonne, s. f. Support rond muni d un chapiteau. La colonne peut etre adossee, c est-adire dressee centre un mur sans y adherer (Voy. fig. 274), ou engages, c est-a-dire {lire corps avec le mur, dont elle se degage de partie seulement de son diametre (Voy. fig. 275).
Ne pas confondre la colonne avec le pilier, qui est, soit d une forme differente, so it demuni de chapiteau.
Colonnette, s. f. Petite colonne.
Comble, s. m. Le mot comble derive de cumulum , pour culmen, fafte ; on appelle comble la partie de 1 edifice qui repond a la hauteur du toit. Je dois ajouter que les auteurs emploient souvent ce nom pour designer la charpente qui determine la forme du comble.
Composite, adj. - - Voy. Dorique.
Confession, s. f. Crypte de petites di mensions, enterree de partie de sa hauteur et qui supporte 1 autel.
Conge, s. m. Ornement qui sert de tran sition a la naissance d une moulure. On donne plus specialement ce nom a la moulure qui, dans la colonne classique, est profilee aux deux extremites du fut, sur la base et sous 1 astragale (Voy. fig. 237).
Console, s. f. Voy. Corbeau.
Contrebuter, v. a. D anciens auteurs distinguent arc-buter, qui est opposer a une poussee la poussee contra ire d un arc, et contre-buter, qui est contenir la poussee par une masse inerte, contrefort ou etai. Cette dis tinction est passee d usage ; mieux vaut dire epaulet quand il s agit d une resistance pas sive.
Contre-coeur, s.m. Fondde la cheminee, partie verticale entre les jambages (Voy. fig. 33 1 ).
Contrefiche, s. f . En charpenterie, piece oblique qui sert d etai a une autre, Signifie dans certains textes un etai quelconque.
Contrefort, s. m. Renfort de maconnerie
eleve sur la face exterieure d un mur, en vue de 1 assu.ti centre les effets d une charge ou d une poussee (Voy. fig. 46, 5 7, 58, 60-62). Ne pas appeler contreforts de simples colonne engagees, des pilastres plats, qui ne renforcent pas sensiblement le mur.
Centre-fruit, s. m. Voy Fruit.
Contrescarpe, s. f. Talus exterieur d un fosse de fortification (Voy. fig. 323).
Contrevallation, s. f. Ligne de defense des assi^geants du cote de la place assiegee.
Contrevent, s. m. Ce terme a deux acceptions bien distinctes : il designe un volet place a 1 exterieur ; il designe aussi une piece de charpente disposee obliquement dans le plan vertical du faite, entre le pied du poincon et le faite.
Corbeau, s. m. Piece sur lit horizontal, formant une saillie destinee a porter une charge. Le corbeau proprement dit a deux faces perpendiculaires au parement du r-ur (Voy. fig. 249) ; la console est un corbeau qui presente, de profil, la forme d une S (Voy. fig. 248) ; le modillon est un corbeau de petites dimensions ; le culde-lampe a la forme d un cone ou d une pyramide renverses. Modillon et cul-de-lampe peuvent etre pris dans partie d une pierre d assise, au lieu que le corbeau est lui-meme une pierre.
Corbeille, s. f. C est, abstraction faite des ornements, le corps du chapiteau, la partie comprise entre 1 astragale et le tailloir et qui forme 1 evasement du chapiteau (Voy. fig. 237).
Corbelet, s. m. Petit corbeau.
Cordon, s. m. Groupe de moulures, ou moulure, specialement gros tore, qui courent horizontalement sur un mur.
Corinthien, adj. Voy. Dorique.
Corne, s. f. Synonyme d angle saillant.
Corne de vache, s. f . - - Evasement a la tete des arches de certains ponts de maconnerie (Voy. pi. XV, E).
Corniche, s. f. Saillie qui forme le couronnement d une construction et qui corres pond au niveau inferieur du comble (Voy. fig. 66, 67 et 258). La corniche etant une partie de 1 entablement classique, il peut y avoir, en meme temps qu un entablement, une corniche arinterieur. En dehors de ce cas, ne pas donner le nom de corniche aux moulures interieures.
Corniere, s. f . Piece de fer dont la section decrit un angle droit (Voy. fig. 82).
Couchis, s. m. Le couchis est une piece de bois couchee : madrier sur lequel appuie le pied d un etai, planche ou latte clouees audessus d un cintre et sur lesquelles on pose les voussoirs.
Coupole, s. f . Voute qui, vue par dessous, est une concavite courbe ou a pans coupes.
Courbe des pressions, s. f. On appelle de ce nom la courbe qui represente graphiquement la resultante des pressions dans son trajet a travers la voute.
Courtine, s. f. Dans une fortification, muraille entre les tours ou entre les bastions.
Coussinet, s. m. Synonyme de sommier. Couverture, s. f. Revetement de chaume, de tuiles, d ardoises, de plomb, de dalles, etc., qui abrite un edifice par-dessus. Le toit comprend, en outre de la couverture, les pieces de charpente qui la portent.
Couvre-joint, s. m. Le couvre-jomt est la lame de bois, la nervure, etc., que le menuisier, le macon ou les autres ouvriers disposent sur un joint pour le recouvrir.
Coyau, s. m. Petite piece de charpente clouee vers la bas du chevron et qui reporte 1 egout du toit en avant du pied dudit chevron. Crampon, s. m. Les macons emploient.
sous ce nom, des pieces ordinairement en metal pour Her 1 une a 1 autre deux pierres.
Credence, s. f. Petite table ou niche pres de 1 autel, du cote de 1 Epitre, oil on place les burettes.
Cremaillere, s. f. - - Dans une fortifi cation, trace dont les saillants rappellent les crans d une cremaillere (Voy. fig. 303).
Creneau, s. m. Fchancrure rectangulaire au sommet d une muraille fortifies. Ne pas confondre le creneau, qui est le vide, avec le merlon, qui est le plein.
Crepi, s. m. Couche de platre appliquee sur un parement.
Crete, s. f. Serie d ornements habituellement a jour, en pierre, terre cuite ou metal, posee sur un faite.
Crochet, s. m. Se dit de ces feuillages gothiques dont la tete se recourbe en une masse de pierre (Voy. fig. 157). Les crochets sont aussi appeles crosses.
Croisee, s. f. Ce mot exprime 1 idee de croix, de croisement : la croisee du transept ou plus simplement la croisee est la travee oil la nef est coupee par le transept ; la croisee <T ogives est formee d ogives qui se coupent ; une croisee est, dans une fenetre, le remplage en bois ou en pierre fait de montants et de traverses ; c est, par extension, la fenetre garnie de ce remplage en croix. Ne pas denomme r croisee une fe netre quelconque.
Croisillon, s. m. C est la traverse d une croix ; ainsi la croix de Lorraine est a deux croisillons. On a done tort de parler de croisillon nord, croisillon sud du transept ; il faut dire : bras nord, bras sud.
Cromlech, s. m. - - Groupe de menhirs disposes de fapon a former une enceinte.
Crosse, s. f. -- Voy. Crochet.
Crossette, s. f. On appelle de ce nom la saillie que 1 on donne pres des angles aux lignes exterieures de certains chambranles (Voy. fig. B-D) et, dans les claveaux des arcs ou des plates-bandes, un decrochement horizontal des ioints rayonnants par lequel le claveau s accroche au claveau voisin (Voy. fig. 22).
Croupe, s. f. Extremite d un comble qui ne s appuie pas centre un pignon de macon nerie (Viollet-le-Duc). Anciennement ce mot designait aussi 1 abside vue par dehors.
Crypte, s. f. Construction souterraine
LEXIQUE
sous un edifice religieux, plus grande qu une confession.
Cubique, s. m. Le chapiteau cubique a I apparence d un cube arrondi a sa partie infe"rieure (Voy. fig. 242).
Cul-de-four, s. m. Voute qui a la forme d une moitie de coupole. Quelquefois, mais a tort, on appelle de ce nom une coupole.
Cul-de-lampe, s. m. Voyez Corbeau.
Culee, s. f. La culee est le pied-droit qui resiste par sa masse a la poussee d une arche, d une voute, d un arc ; dans un pont, les culees sont aux extremites ; sur les autres piles, les poussees contraires des arches se neutralis.nt. La pile porte ; la culee epaule.
Culot, s. m. Ornement d ou sort une tige defeuillages ou un enroulement (Voy. fig. 15^).
Cunette, s. f. Petit fosse creuse dans le grand fosse d une fortification (Voy. fig. 323).
Cuneus, s. m. Nom latin :dans un am phitheatre ou un theatre, compartiment en forme de trapeze, comprenant les gradins entre deux escaliers.
Cymaise, s. f. Ce mot s applique :
a une moulure combinee, une doucine ; a la moulure superieure d un entablement ; a la moulure qui couronne, a hauteur d appui, un soubassement interieur. Eviter ce mot quand il s agit du Moyen Age.
Dais, s. m. Ouvrage plus ou moins orne formant abri au-dessus d un autel, d un siege, d une statue (Voy. fig. 253).
Darnier, s. m. Synonyme d echiquier.
Motif d ornement forme de petits carres, alternativement eclaires et dans 1 ombre, de facon a rappeler un echiquier (Voy. fig. 189).
Dard, s. m. Ornement accessoire en forme de pointe de fleche (Voy. fig. 170).
De, s. m. On nomme de le corps du piedestal entre la base et la corniche dudit piedestal (Voy. fig. 237).
Deambulatoire, s. m. Bas-cote tournant autour du choeur et de 1 abside ; ce que certains auteurs appellent le pourtour (Voy. fig. 265). Ne pas oublier que deambulatorium avait autrefois un sens beaucoup plus vague.
Decintrer, v. act. Debarrasser 1 arc ou la voute du cintre qui les a soutenus durant la construction.
Delit, s. m. Une pierre est dite en delit lorsqu elle est dressee perpendiculairement a son lit naturel, a sa position dans la carriere.
Demi-relief, s. m. Voy. Bas-relief.
Dent de scie, s. f. Ornement qui rappelle le dessin des dents d une scie(Voy. fig. 1 76).
Denticule, s. f. Les denticules sont de petits des disposes en file sous certains membres saillants de 1 architecture (Voy. fig. 169).
Depouille, s. f. - - On dit d une pierre qu elle est taillee en depouille lorsqu elle est plus mince en queue, de sorte que la pierre forme un tronc de pyramide carree dont la base est sur le parement (Vy. fig. 32 ) .
Diaphragme, s. m. Choisy appelle arcs-
diaphragmes les arcs portant un pigiion qui interrompt le comble et arrete la propagation du feu en cas d incendie. Ne pas donner ce nom indistinctement a tous les arcs portant charpente.
Directrice, s. f. Ligne suivant laquelle se meut la generatrice ; dans une voute en vis, la generatrice est une helice ; dans une voute annulaire, c est une circonference, etc.
Dolmen, s. m. Monument megalithique forme d une table posee sur des dalles qui sont dressees verticalement (Voy. fig. 6).
Dome, s. m. Coupole vue exterieurement ; couverture bombee a pans coupes, en demi-sphere ou surhaussee, qui domine un edifice.
Domical, adj. Certains appellent voute domicale la voute sur ogives bombee a la facon d un dome. Ce terme, de construc tion bizarre, n est pas a recommander.
Donjon, s. m. Tour qui forme le reduit d un chateau fort.
Dorique, adj. Les ordres classiques d architecture sont : le dorique, dont le chapiteau consiste essentiellement en une echine (Voy.
fig. 35) ; le toscan, qui est le dorique simplifie et alourdi ; Vianique, dont le chapiteau presente aux angles de grosses volutes (Voy. fig. 36) ; le corinthien, dont le chapiteau, plus developpe en hauteur, esttapisse d acanthes (Voy. fig. 37) ; le composite, qui superpose les volutes de 1 ionique aux acanthes du corinthien.
Dormant, adj. Oppose a ouvrant. Un vantail dormant est un vantail fixe, qui ne s ouvre pas.
Dosseret, s. m. Bout de mur en sai lie sur un autre mur et pouvant servir de jambage a une ouverture ou de pied-droit a un arc.
Doubleau, s. m. Arc transversal saillant sous 1 intrados d une voute en berceau. Ne pas appeler de ce nom les arcs transversaux quelconques, ogives transversales dans la voute sexpartite, aics portant un mur en pignon dans rertaines nefs normandes, etc. (Voy. fig. 24, 43, etc.).
Doucine, s. f. Moulure composee de deux quarts de cercle, un convexe et un concave et qui projette la courbe concave (Voy. fig. 200).
Douelle, s. f. Surface courbe d un arc.
On reserve generalement ce nom a la surface du dessous ou d intrados.
Droite, s. f. Des erudits veulent que la droite d une eglise corresponde a la droite du crucifix pose sur la maitre-autel : en general, on appe le la droite la partie de 1 eglise que 1 on a a droite en entrant par le fond. On dit avec plus de precision cote sud, cote nord, lorsque 1 eglise est orientee, ou cote de I Epitre, cote de I Evan-
gile.
Ebousiner, v. act. Voy. Bousin.
Ebrasement, s. m. Evasement d une baie, qui provient de ce que les parois laterales s ecartent vers un parement, en general vers 1 interieur. Ne pas confondre avec embrasure,
Echarpe, s. f. Piece posee en diagonale
LEXIQUE
dans un ouvrage de bois ou de metal (Voy.
Echauguette, s. f. Bout de tourelle pose sur un mur, un contrefort, etc., pour loger une sentinelle (Voy. fig. 314).
Ecbiffre (Mur d ), s. m. Mur du cote interieur de la cage, sur lequel reposent les marches ou le limon d un escalier.
Ecbine, s. f. Ce terme, derive d un mot grec qui signifie chataigne, parait avoir designe primitivement les oves peintes ou sculptees sur un quart de rond, puis le quart de rond luimeme. On appelle plutot echine aujourd hui une moulure conveve qui est le contraire de la scotie (Voy. fig. 196), ou bien le corps du chapiteau dorique.
Echiquier, s. m. Voy. Damier.
Eclisse, s. f. Les eclisses sont des planchettes de bois ou des bandes de metal entre lesquelles on maintient par le serrage un membre de construction que 1 on craint de voir eclater.
Ecoincon, s. m. L ecoincon est 1 encoignure d une embrasure, Tangle saillant forme par cette embrasure et le parement interieur. L ecoincon est aussi le tympan, le triangle entre deux arcs tangents, entre un arc et la colonne tangente.
Ecrou, s. m. Voy. Boulon.
Eglise, s. f. L eglise abbatiale est 1 eglise d une communaute soumise a un abbe ; 1 eglise cathedrale, ou 1 eveque a son siege, cathedra, est desservie par un chapitre de chanoines qui forme le conseil de cet eveque ; 1 eglise collegiale est desservie par un chapitre de chanoines autre que le chapitre cathedral ; 1 eglise paroissiale est affectee au service d une paroisse ; 1 eglise prieurale est 1 eglise d une communaute reguliere dirigee par un prieur. L eglise cathe drale est metropolitaine si elle est le siege d un archeveque, et primatiale si elle est le siege d un primal.
Elegir, v. a. Rendre plus leger d aspect, par exemple, a 1 aide d une moulure.
Embrasure, s. f. C est, dans un percement biais, la partie qui est delimitee sur les flancs par 1 ebrasement.
Embrevement, s. m. Espece d assemblage usite en charpenterie.
Ernpattement, s. m. Surepaisseur d un mur dans sa partie inferieure.
Encorbellement, s. m. Saillie obtenue a 1 aide d un corbeau ou de plusieurs superposes. Ne pas employer ce terme dans les cas ou la saillie est obtenue par d autres moyens.comme une trompe.
Enfeu, s. m. Monument funeraire qui se presente comme une niche a fond generalement plat.
Engage, part, passe. Voy. Colonne.
Engobe, s. m. Matiere employee par les potiers pour obtenir des silhouettes d une autre couleur que le fond.
Enrayure, s. f. Assemblage de pieces de bois horizontales sur lesquelles reposent les charpentes et qui maintiennent leur ecartement.
Une charpente peut avoir plusieurs enrayures etagees (Viollet-le-Duc).
Entablement, s. m. Couronnement d une ordonnance architecturale. Dans les monuments classiques, 1 entablement complet est forme de 1 architrave, de la frise et de la corniche (Voy. fig. 258).
Enter, v. act. Assembler bout a bout deux pieces de bois.
Entrait, s. m. Piece de bois qui sert de base au triangle forme par une ferme de comble et qui arrete 1 ecartement des arbaletriers (Viollet-le-Duc) (Voy. fig. 47). Voy. Tirant.
Entrelac, s. m. Ornement compose de lignes qui s entrelacent (Voy. fig. 165, et pi. Ill,
Entretoise, s. f. Piece de bois, de fer, etc., qui s assemble du bout dans deux autres pieces et en maintient I ecartement.
Epanneler, v. act. - Tailler a pans, de facon a donner au bloc la silhouette d ensemble de la moulure ou de la sculpture que le ciseau degagera ensuite.
Epaufrure, s. f. Eclat de pierre sur une arete.
Epauler, v. act. Soutenir centre le renversement.
Eperon, s. m. Renfort de maconnerie formant une saillie triangulaire, enavant d une tour, d une pile de pont, etc. Ne pas faire de ce mot un synonyme de contrefort.
Epi, s. m. Voy. Aretes de poisson. On ap pelle epi un ornement que Ton pose sur les poincons des croupes.
Epure, s. f . Dessin grandeur d execution, sur lequel 1 appareilleur decoupe le panneau qu il applique ensuite sur les pierres.
Escarpe, s. f. Talus du fosse qui est sis du cote de la place et fait face a la contrescarpe (Voy. fig. 323).
Esselier, s. m. Etant donnees deux pieces de bois qui se rencontrent suivant un angle, 1 esselier est une troisieme piece qui va de 1 une a 1 autre, comme un lien. La difference entre 1 esselier et le lien consiste en ce que celui-ci est soumis a un effort de traction et celui-la a un effort de compression.
Etai, s. m. Terme generique servant a designer les pieces de bois employees a soutenir prqvisoirement une construction.
Etancon, s. m. Piece de bois posee verticalement dans une construction pour arreter un ecrasement (Viollet-le-Duc).
Etoile (Voute en), s. f. Voute a liernes et tiercerons, sans ogives (Voy. fig. 54).
Etresillon, s. m. Piece qui maintient I ecartement de deux parties d une construc tion, comme les deux montants d une baie, deux arcs concentriques, etc.
Exedre, s. f. Dans I antiquite.salle de con versation, dans une maison particuliere, dans un gymnase, etc., ou meme sur la voie publique.
L exedre se reduit quelquefois a une grande niche, munie d un bane adherant a la paroi.
Extrados, s. m. Surface courbe convexe
LEXIQUE
d un arcou d une voute: c est la face superieure.
Faite, s. m. - - Ce mot designe tantot la poutre faitiere, sur laquelle s assemblent les chevrons et tantot Tangle superieur du toit (Voy. fig. 47).
Fenestrage, s. m. Ensemble d une fenetre, encadrement et meneaux compris, ou de plusieurs fenetres.
Fer a cheval, s. rr. Arc de cercle plus developpe que le plein cintre (Voy. fig. 18). Certains auteurs appellent arc outrepasse celui qui est plus developpe que le plein cintre et reservent le nom de fer a cheval a celui dans lequel les retombees sont a peu pres rectilignes et ne continuent pas la courbe du demi-cercle.
Ferine, s. f. La ferme est, dans une charpente, 1 ensemble des pieces, arbaletriers, poincon, entrait, etc., qui sont disposees dans un plan vertical et transversal.
Feuille d eau, s. {. F euillage d ornement simple et gras (Voy. fig. 153).
Feuille de fougere, s. f . Voy. Aretes de poisson.
Feuille de refend, s. {. Voy. R?fend.
Feuillure, s. f. Entaille a deux plans pratiquee pour recevoir 1 arete longue d une piece (Voy. fig. 325). La feuillure est triangulaire ; quand 1 entaille est rectangulaire ou carree, c est plutot une rainure.
Filet, s. m. Synonyme de listel. Des au teurs en font un synonyme de solin.
Flamboyant, adj. On donne ce nom au gothique de la derniere periode.
Flanque, part. pas. Ce terme a deux sens :
dans une fortification, un point est flanque lorsqu il est battu de flanc par un ouvrage voisin ; d autre part, flanque signifie garni sur les f lanes, accompagne sur les f lanes. Voy. Cantonne.
Fleche, s. f. On reserve ce nom aux pyramides aigue s qui terminent certains clochers.
Fleuron, s. m. Ornement vegetal de fantaisie. Dans une acception plus speciale, epanouissement en forme de fleur, qui termine certains membres d architecture, comme les gables, les pinac es, etc. (Voy. fig. 68).
Forme, s. f. Ce mot, qui est vieilli, designait une stalle et, suivant Quicherat, 1 encadrement d une grande fenetre gothique .
Ne pas dire une fenetre a trois formes pour une fenetre a trois compartments.
Formeret, s. m. Arc engage dans un mur sous la rencontre d un compartiment de voute gothique avec ce mur (Voy. fig. 49).
Foyer, s. m. Terme un peu vague : le foyer est, d une facon generale, dans un appareil de chauffage, la partie oil s opere la combus tion ; des auteurs nomment /oyer la partie de la cheminee qui est en avant, en dehors des jambages (Voy. fig. 331).
Fresque, s. f. - - Peinture appliquee sur enduit frais. Ne pas donner indistinctement ce nom a toutes les peintures murales.
Frette, s.f. Ornement qui consiste en deux
series d elements, les uns longitudinaux poses suivant deux lignes paralleles, les autres transversaux reliant deux a deux les premiers, le tout decrivant une ligne brisee (Voy. fig. 182).
Frigidarium, s. m. Chez les Romains, salle pour les bains froids (Voy. fig. 343).
Frise s. f. Dans 1 architecture classique, la frise est 1 assise de 1 entablement qui est entre 1 architrave et la corniche (Voy. fig. 258). Par extension, on appelle de ce nom unebande horizontale, unie ou decoree et assez large.
Fronton, s. m. Le fronton est, dans 1 ordonnance classique, le couronnement triangulaire pose sur 1 entablement. Les frontons peuvent etre courbes, brises, etc. (Voy. fig. 259- 260). ^
Fruit, s. m. Obliquite du parement exterieur, par suite de laquelle le mur s amincit en montant. Une obliquite analogue sur le pare ment interieur s appelle contre-fruit . Des auteurs donnent le nom de contre-fruit au surplomb.
Fut, s. m. Corps de la colonne, compris entre la base et le chapiteau.
Gable, s. m. C est un mur leger, parfois tres ajoure, triangulaire, qui encadre et surmonte 1 arc d une baie. A la difference du fron ton et du pignon, le gable ne repond pas aux versants d un toit (Voy. fig. 262-263, pi. VIII, B, etc.).
Gaine, s. f. Support en forme de pilastre qui s amincit vers le bas.
Galilee, s. m. Avant-nef.
Gargouille, s. f. Ce nom s applique particulierement aux degorgeoirs formes d une pierre saillante et qui rejettent les eaux pluviales recueillies dans les cheneaux gothiques.
Gauche, s. f. Voy. Droite,
Generatrice, s. f. Figure qui, en se mouvant suivant la directrice, engendre un solide : dans le berceau brise, la generatrice est un arc brise.
Giron, s. m. Face horizontale d une marche d escalier. C est la face sur laquelle on pose le pied.
Glacis, s. m. Voy. Talus.
Gloire, s. m. Terme un peu vague :
aureole ou nimbe.
Godron, s. m. Ornement en relief, sorte de renflement ressemblant a un ceuf allonge et qui est pose verticalement ou de biais. Dans 1 ar chitecture romane, les godrons sont des troncs de cone, droits ou obliques, la base en haut et groupes en faisceau (Voy. fig. 173).
Gond, s. m. Piece coudee fixee dans la muraille et sur laquelle la porte pivote par le moyen de la penture. Tantot la pentura se termine par un ceil dans lequel s engagel extremite du gond, et tantot c est le gond qui est perfore et le bout de la penture qui est en saillie.
Gorge, s. f. - - Moulure courbe concave, creusee en demi-cercle ou a peu pres (Voy.
fig. 197).
Gorge, s. f. Face d une tour du cote de la place.
LEXIQUE
Gothique, adj. Ce mot etait, aux XVII 6 et XVll; e siecles, synonyme de barbare ; on appelait gothique 1 architecture du Moyen Age parce qu elle n etait pas classique. Le mot est reste pour designer le style qui repond a la fin du Moyen Aga. La periode gothique s ouvre vers IMC.
Goujon.s.m. Tigede metal, debois, etc., dont les deux bouts s engagent dans deux pieces, de fac,Dn a les reunir, a les maintenir.
Gousset, s. m. Piece de bois placee diagonalement entre deux mattresses pieces dans une enrayure. Placer en gousset equivaut a placer diagonalement dans un angle.
Gouttes, s. m. Petits ornements en forme de troncs de cone ou de troncs de pyramides qui sont sculptes sous le plafond de la corniche ou sous les triglyphes dans 1 entablement dorique (Voy. fig. 258).
Goutterot ou gouttereau, s. m. - - Mur qui recoit la gouttiere du toit ; plus specialement, la partie haute du mur perpendiculaire aux fermes.
Grain d orge, s. m. Moulure qui a en creux le profil que le listel biais presente en saillie. C est une cannelure triangulaire (Voy. fig. 189).
Gravier, s. m. Voy. Sable.
Grecque, s. m. Voy. Meandre.
Griffe, s. m. Ornement place sur Tangle supeneur du socle et qui relie cet angle au tore inferieur de la base. Des auteurs lui donnentlenom de patte (Voy. fig. 231).
Griffon, s. m. Quadrupede fabuleux, aile, a tete d aigle (Voy. fig. 97).
Grisaille, s. f. Peinture grise et, par exten sion, vitrail blanc qui porte des dessins de cette couleur.
Guichet, s. m. Petite porte percee a cote d une grande ou dans le vantail d une grande.
Guirlande, s. f. - Motif representant un cordon de fleurs, de feuillages, etc., ou une etofte, qui tombent en feston.
Harpe, s. f. Saillie formee par des pierres d attente, par les assises d une chaine, etc.
Haut-relief, s. m. -- Voy. Bas-relief.
Helice, s. f. Motif representant une sorte de disque a rais inflechis (Voy. fig. 15S, a dr.).
Herse, s. f. Lourd grillage mobile en hauteur, maintenu dans le plan vertical par des rainures et qui sert a fermer les portes des ouvrages fortifies.
Historic, adj. Decor e d une histoire ou scene.
Hotte, s. f. C est, dans une cheminee, la partie du tuyau qui est immediatement audessus du manteau (Voy. fig. 331).
Hourd, s. m. Galerie volante que Ton etablissait au sommet et a 1 exterieur des murs de defense (Voy. fig. 308).
Hourdis, s. m. Maconnerie legere a bain de mortier ou de platre ; enduit de platre.
Ne pas confondre avec hourdage, qui designe un ensemble de hourds.
Hypethre, adj. Se dit des temples an tiques qui prenaient jour par en haut.
Hypocauste, s. m. Fourneau souterrain pour le chauffage de bains ou d appartements (Voy. fig. 330).
Imbrex, s. m. Tuile creuse (Voy. fig. 31).
Imbrication, s. f. Ornement qui reproduit la disposition des tuiles plates ou des ecailles de poisson. Ne pas appeler de ce mot 1 emploi des assises de briques dans la maconnerie.
Imposte, s. f . Partie superieure fixe d une croisee. Tablette saillante qui couronne un pilier. Ne pas appeler de ce nom le plan superieur de la tablette.
Incrustation, s. f. - - Revetement plaque sur une surface a la maniere d une croute.
Precede de decoration qui consiste a entailler une surface et a renr>plir les creux a 1 aide d une matiere, pierre, metal, mastic, etc., autrement coloree.
Intrados, s. m. Surface interne d un arc ou d une voute (Voy. fig. 1 1).
lonique, adj. Voy. Dorique.
Isodomum, adj. L o/Sus isodomum est un appareil regulier dont les diverses assises sont de hauteur egale. Dans Vopus pseudisodomum, les assises sont regulieres, mais de hauteur inegale.
Jambage, s. m. Synonyme de montant ou de pied-droit.
Jambette, s. f. Dans une ferme, piece oblique qui soulage le pied de 1 arbaletrier ou du chevron et qui s assemble du haut dans 1 arbaletrier ou le chevron, du bas dans 1 entrait ou le blochet.
Jesuite (Style). Style classique d architecture religieuse repandu par les Jesuites (Voy. fig. 76 et 78).
Joint, s. m. r Intervalle entre deux pierres juxtaposees ou superposees. Construite a joints vifs, c est construire sans mortier. Des auteurs distinguent expressement les joints et les lits ; mais on parle couramment de joints montants et de joints de lit.
Jouee, s. f. En general, face !aterale d un objet. Dans une baie, face des montants qui correspond a 1 epaisseur du mur.
Jube, s. m. Cloture portant tribune entre le chceur et la nef (Voy. fig. 278).
Labyrinthe, s. m. Ligne compliquee obtenue par une combinaison du pavement dans certaines eglises.
Laconicum, s. m. Dans les bains, extremite arrondie du caldarium.
Lambourde, s. f. - - Sorte de pierre a batir. Piece de bois longue et de section me diocre, posee horizontalement contre un mur ou le long d une poutre et sur laquelle portent du bout les solives d un plancher.
LEX1QUE
Lambris, s. m. Revetement en bois ou en pierre tres mince ; menuiserie formant fausse voute ou plafond au-dessus d un vaisseau.
Lanceole, adj. En forme de lancette.
Lancette, s. f. Arc brise aigu. On appelle gothique a lancet tss celui qui corres pond approximativement a la premiere moitie du XIII 6 siecle.
Lanterne, s. f. On appelle tour-lanterne une tour posee sur un edifice, ajouree du bas et percee de fenetres, de facon a eclairer 1 edince inferieur.
Lanterne des morts, s. f. Edicule creux de forme elancee, qui servait de fanal dans des cimetieres (Voy. fig. 293).
Larmier, s. m. Membre d architecture en saillie et moulure de facon a rejeter en avant du parement les eaux ruisselantes (Voy. fig.
Latin, adj. On appelle art latin celui qui sert de transition entre 1 art romain et 1 art roman.
Latte, s. f. Bois refendu tres mince.
Laye, s. f. Outil de tailleur de pierre en forme de marteau a un ou deux tranchants, unis ou denteles.
Lezarde, s. f. Crevasse dans la maconnerie.
Libage, s. m. Pierre grossierement taillee, employee dans les fondations.
Lice, s. f. Barriere, mur secondaire en avant du mur principal d une fortification ; zone com prise entre ces deux murs.
Licorne, s. f. Ce mot, derive de unicornis, designe un animal fabuleux, qui a un corps de cheval et une corne unique, longue et rectiligne (Voy. fig. 98).
Lien, s. m. Voy. Esselier.
Lierne, s. f. Nervure qui relie la clef de la croisee d ogives soit a la clef d un doubleau ou d un formeret, soit a la tete des tiercerons (Voy. fig. 52-53). Ce nom designe aussi diverses pieces de charpente.
Limon, s. m. Cours de pierres ou piece de bois, 1 un etl autre rampants," dans fesquels les marches s assemblent du cote de vide de I escalier.
Linteau, s. m. Piece posee horizontalement d un jambage a 1 autre au-dessus d une baie^ qu elle couvre (Voy. fig. 279 et 325).
Listel, s. m. Petite moulure saillante de section canree ou rectangulaire (Voy. fig. 185).
Lit, s. m. Surface horizontale d un bloc d appareil. On emploie aussi ce mot pour desi gner 1 epaisseur de mortier entre deux pierres. On dit enfin qu une pierre est sur son lit quand elle est posee dans le sens meme ou la stratifi cation s est operee dans la carriere. Voy.
Delit.
Litre, s. f. Bande armoriee peinte ou quelquefois sculptee sur les murs d une eglise ou d une chapelle pour affirmer les droits d un patron.
Lobe, s. m. Contour qui dessine une courbe convexe. On parle de lobes, d arcs polylobes a
propos d arcs dont I encadrement est decoupe d echancrures et decrit des fignes concaves ; dans ce cas, en effet, c est le vide qui est arrete par des courbes convexes, et il n est peut-etre pas utile de recourir a I expression contre-lobc.
Longrine, s. f. Longue piece de bois qui repose sur plusieurs points d appui etqui n est soumise qu a des efforts de flexion* (Bosc).
Lucarne, s. f. Fenetre percee dans un toit pour eclairer le comble (Voy. fig. 328-329).
Lunette, s. f . Dans la voute a penetrations et dans la voute d aretes les lunettes sont les pene trations transversales, qui correspondent habituellement a une baie. D anciens auteurs ont appele de ce nom 1 un quelconque des quatre quart iers de la voute d aretes ou le remplissage de 1 un des compartiments de la voute d ogives.
Machicoulis, s. m. Ouverture pour le jet vertical et tombant des projectiles (Voy. fig. 309-310).
Madrier, s. m. Planche epaisse.
Maenianum, s. m. Dans un theatre ou un amphitheatre, groupe de gradins super poses^ compris entre deux precinctions.
Main courante, s. f. Barre d appui qui couronne la rampe d un escalier ou une balus trade.
Maitre d oeuvre, s. m. Chef d un chantier au Moyen Age. Ne pas confondre le maitre d ceuv re, magister opens, directeur techni que, et 1 operarius, qui etait charge de la gestion financiere.
Majeste (Dieu de). Christ benissant assis dans une aureole (Voy. fig. 130).
Mandorla, s. f. Nom donne par certains archeologues a 1 aureole.
Mansarde, s. f . Comble a la Mansarde ; comble brise, dont la partie inferieure est presque verticale et la partie superieure trts aplatie.
Manteau de cheminee, s. m. Terme vague, qui parait designer la partie immediatement superieure aux jambages, linteau ou plate-bande (Voy. fig. 331).
Maroufler, v. a. Coller une toile, un papier, etc., sur des planches, sur un mur, etc. Aujourd hui les grandes peintures monumentales, au lieu d etre executees a la fresque, sont peintes sur toile et marouflees (Bosc).
Marqueterie, s. f. Precede de decora tion qui consiste a juxtaposer des materiaux de couleors diverses (Voy. fig. 222).
Meandre, s. m. Ce mot, synoriyme de grecque, designe un ornement forme de lignes qui avancent et retrogradent en decrivant des angles droits (Voy. fig. 166).
Megalithique, adj. Fait de grandes pierres. Ce terme sert a designer les monu ments A? 1 age de la pierre polie (Voy.
fig. 6 et ?).
Meneau, s. m. Ce nom qui, dans les croisees, designait jadis les montants et les traverses en pierre, en bois ou en metal, est
LEXIQUE
lutot reserve presentement aux legers montants de pierre qui separent les compartiments des fenetres gothiques.
Menhir, s. m. Monument megalithique forme d un bloc de forme allongee plante dans le sol (Voy. fig. 7).
Merlon, s. m. Dans le crenelage, partie pleine comprise entre deux creneaux.
Metope, s. f. Dalle placee de champ entre deux triglyphes dans la frise dorique (Voy. fig. 258).
Meurtriere, s. f. Synonyme d archere.
Mitre, s. m. Appareil dont le tuyau de la cheminee est coiffe et qui le defend centre la pluie et le vent. Voy . Arc.
Modenature, s. f. Ensemble des moulures, style de ces moulures.
Modillon, s. m. Voy. Corbeau.
Module, s. m. Unite de mesure relative qui sert a fixer, dans une architecture classique, les dimensions des diverses parties.
Moellon, s. m. - Terme vague que 1 on oppose frequemment a pierre de taille.
Moises, s. f . Pieces de bois jumelees entre lesquelles on serre d autres pieces, que les moises entretiennent.
Mortaise, s. f. Entaille pratiquee sur la face d une piece pour recevoir le tenon, dun ent faconne au bout d une autre piece.
Mortier, s. m. Pate agglutinante faite de chaux et de sable et qui sert principalement a lier les materiaux de construction.
Mosa que, s. m. Ouvrage consistant dans la combinaison de petits cubes pris dans une couche de ciment.
Motte, s. f. Eminence artificielle.
Moucharabis, s. m. Breteche ou crene lage en encorbellement avec machicoulis.
Terme vieilh.
Moule, s. m. Dans les anciens textes, synonyme de panneau, servant a reporter un profit sur la pierre a couper. Voy. Panneau.
Moulure, s. f. -- Ornement continu qui consiste en un profil saillant ou creux.
Mutule, s. f. Tablette sa illante sous le larmier dorique.
Naos, s.m. Synonvme de cella.
Narthex, s. m. Voy. Porche.
Natte, s. f. Ornement fait a 1 imitation d une natte. La difference avec la torsade consiste en ce que, dans celle-ci, les brins sont simplernent tordus, tandis que dans la natte ils sont tresses.
Naumachie, s. f . Spectacle qui avait pour objet un combat naval.
Nef, s. f. Non plutot reserve, dans les eglises munies de collateraux, au vaisseau central lorsque ces collateraux sont plus bas de voute que le vaisseau du milieu (Voy. fig. 265).
Neolithique, adj. Nom que Ton donne a la periode de la pierre polie, tandis que paleolithique s applique a la periode de la pierre eclatee.
Nimbe, s. m. Figure generalement ronde
qui represente un rayonnement autour d une tete.
Normal, adj. Une ligne est normal e a une autre lorsqu elle lui est perpendiculaire ; un joint est normal a une courbe quand il est dans le sens du rayon de cette courbe.
Noue, s. f. Angle rentrant qui resulte de la rencontre de deux versants de toils.
Noyau, s. m. Le noyau est, en general, une partie pleine et centrale : le noyau d un escalier a vis est une sorte de chandelle ronde autour de laquelle 1 escalier tourne en montant.
Nu, s. m. Plan du mur, abstraction faite des saillies. Ne pas dire dans le meme nu pour dans le meme plan.
Nymphee, s. m. - - Sanctuaire ou edifice d agrement, qui recouvrait une source ou des eaux amenees par unaqueduc,
Oculus, s. m. Baie ronde de dimensions mediocres.
CEuvre, s. f. - - Synonyme de fabrique d eglise, de chantier. Dans cruvre, hors ccuvre se disent de la mensuration en dedans et en dehors des murs.
Ogive, s. f . - - Nervure saillante sous les aretes de la voute gothique. Ne pas appeler de ce nom 1 arc brise.
Ondes, s. f. Ornemsnt qui dessine des lignes regulierement sinueuses (Voy. fig. 167).
Onglet, s. m. L assemblage en onglet est, dans la menuiserie, 1 assemblage de deux pieces, dont le joint apparent correspond a la bissectrice de Tangle.
Ordre, s. m. Ce mot designe, dans les edifices classiques, les combinaisons diverses des elements d architecture, supports, entable ment et fronton, ou bien 1 ensemble de ces elements. Dans le premier sens, on distingue les ordres doriques, ioniques, corinthien, etc. ; dans le second sens, une facade peut presenter plusieurs ordres superposes. Voy. Dorique.
Ordre fran^ais, s. m. L ordre francais est une variante de 1 architecture classique : il fait alterner dans les colonnes les tambours canneles et d autres, non canneles et plus forts (Voy. fig. 238).
Ossuaire, s. m. Construction ou sont recueillis les ossements des cimetieres (Voy. fig. 292).
Outrepasse, adj. - Voy. Per a cheval.
Ove, s. m. Motif d ornementation en forme d ceuf (Voy. fig. 170).
Palafitte, s. f. Station lacustre sur pilotis
Paleolithique, adj. - Voy. Neolithique.
Palmette, s. f. Feui le stylisee employee pour la decoration (Voy. fig. 152).
Panache, s. m. Synonyme de pendentif.
Pan de bois, s. m. Espece de mur dont 1 ossature, formee de pieces de bois, est garnie d un remplissage de maconnerie legere (Voy.
fig. 340).
Panne, s. f. Dans la charpente, pieces
longitudinales qui relient les fermes et soutiennent les chevrons (Voy. fig. 47).
Panneau, s. m. Patron en zinc, carton, etc., que I on app ique sur apierre a taiHer pour y reporter le dessin de 1 epure.
Parapet, s. m. Garde-fou a hauteur d appui.
Parement, s. m. Face vue d un mur, d une pierre. Quelquefois, revetement, en pierres d appareil, d un mur de blocage.
Parpaing, s. m. Voy. Boutisse.
Parvis, s. m. Voy. Porche.
Patin, s. m. Piece de bois posee a plat, sur laquelle porte une charpente, un meuble, etc. Pattc, s. {. Voy Griffe.
Pelta, s. f. Bouclier en forme de croissant, qui sert comme motif d ornementation (Voy.
fig. 131).
Pendentif , s. m. Construction en forme de triangle courbe renverse, que Ton emploie pour racheter le carre sous une coupole (Voy. fig. 30). Autrefois, on appelait de ce nom le remplissage d une voute d ogives. Ne pas denommer pendentifs les clejs pendantes.
Penetration, s. f. -- On appelle voute a penetrations une voute en berceau entamee par des berceaux transversaux qui n atteignent pas la clef du berceau longitudinal (Voy. fig. 25, a dr.).
Penture, s. f. Bande de fer fixee sur le vantail de la porte et par laquelle ce vantail est suspendu au gond (Voy. fig. 228-229).
Peristyle, s. m. Sorte de vestibule entoure d une colonnade.
Perle, s. f . Ornement qui a la forme d une petite boule (Voy. fig. 172).
Perron, s. m. Escalier montant a une plate-forme en avant d une facade.
Peulvan, s. m. Synonyme de menhir.
Phylactere, s. m. Banderole qui porte souvent une inscription.
Pied-droit, s. m. Montant d une baie, qui la delimite sur ses flancs et qui en porte la couverture, arc ou linteau.
Piedestal, s. m. Massif d architecture qui sert de support a une colonne, a une statue (Voy. fig. 237).
Piedouche, s. m. Petit support d un obj et de dimensions mediocres, tel qu un buste, etc. Pignon, s. m. Partie superieure triangulaire d un mur centre laquelle bute le comble et dont les cotes suivent la pente du toil (Voy. fig. 261).
Pilastre, s. m. Ce mot est reserve aux piliers engages.
Pile, s. f. Synonyme de pilier. S emploie presque us iquement pour designer les supports entre deux arches d un pont, les supports des extremites s appelant culees.
Pilier, s. m. Support isole qui n est pas une colonne. On appelait autrefois pilier butant le contrefort.
Pinacle, s. m. Amortissement en forme
de petite pyramide ou de cone (Voy. fig. 68).
Piscine, s. f. On appelle piscine, dans 1 ar-
chitecture religieuse, une sorte de bassin pra tique dans les credences, fore d un trou vers son milieu et dans lequel on jette certaines ablutions.
Pise, s. m. Terre comprimee.
Plafond, s. m. On appelle plafond la couverture, vue par-dessous, d une salle, lorsque cette couverture n est ni une voute ni un toit. Bien que le plafond puisse n etre que la face interieure du plancher, 11 ne faut pas confondre ces deux termes.
Plancher, s. m. Ensemble des pieces en bois qui forment ou qui portent le sol d un etage. On fait aussi des planchers en metal et meme en metal et maconnerie.
Plantagenet, s. m. On appelle quelquefois style Plantagenet le style de 1 ecole gothique du Sud-Ouest.
Plate-bande, s. f. Architrave ou linteau.
Ce mot s emploie principalement a propos des linteaux ou architraves appareilles (Voy. fig. 22). Certains auteurs appellent ainsi la moulure definie ci-dessus au mot Bandeau.
Plein-cintre, s. m. - Trace d un arc en demi-cercle (Voy. fig. 12).
Plinthe, s. f. Assise carree au bas d une colonne, d un mur. Est a peu pres synonyme de socle.
Pochoir, s. m. Feuille dans laquelle est decoupe un dessin et qui sert a reproduire ce dessin sur un mur, sur un panneau de bois, etc.
Podium, s. m. Construction elevee autour de 1 arene d un amphitheatre ou d un cirque, sur la plate-forme de laquelle etaient les places des spectateurs de premier rang (Saglio).
Pcinson, s. m. Dans la charpente, piece verticale qui monte du milieu du tirant a la tete des arbaletriers (Voy. fig. 47).
Poitrail, s. m. Piece ou assemblage des pieces de bois ou de fer horizontales, dont les extremites sont posees sur des supports et qui soutiennent des maconneries.
Polylobe, adj. Qui presente plusieurs lobes (Vov. fig. 281).
Poncif , s. m. Synonyme de pochoir.
Porche, s. m. Avant-corps couvrant une porte et s ouvrant vers le dehors (Voy. fig. 265). On distingue : I atrium, cour carree qu entourent des portiques ; le narthex, avant-corps forme d un portique plaque sur la facade des anciennes basiliques ; le narthex est pareil a un cote de 1 atrium ; le porche, avant-corps de formes diverses, qui s ouvre sur 1 exterieur ; V avant Ttef, que Ton appelle aussi galilee ou pronaos, sorte de nef anterieure qui existe dans quelques grandes eglises monastiques ; le paruis, espace a ciel ouvert entoure d une cloture basse. Ne pas appeler porche une em brasure profonde, comme celle de certaines portes gothiques.
Portail, s. m. - Terme imprecis : porte importante accompagnee de son ordonnance architecturale ; facade ou est percee la porte. Portique, s. m. Galerie qui s ouvre, sur
LEXIQUE
Tun au moins de ses deux flancs, par une colon nade.
Postes, s. f. Ornement... en maniere d enroulemens repetez et ainsi nommez parce qu ils semblent courir 1 un apres 1 autre B (Daviler) (Voy. fig. 168)^
Posticum, s. m. C est, dans le temple antique, la partie qui est en arriere de la cella, par consequent opposee au pronaos (Voy.
fig. 264).
Poteme, s. f. Petite porte dans une muraille fortifiee.
Pourtour, s. m. Voy. Deambulatoire.
Pcussee, s. f. Pesee oblique exercee par les arcs et les voutes sur leurs supports.
Praef urnium, s. m. Dans les hypocaustes, bouche du fourneau.
Preau, s. m. Espace a ciel ouvert qu entourent des logis, les galeries d un cloitre, etc.
Precinction, s. f. - - Dans un theatre ou un amphitheatre, palier reserve au pied d un balteus et conduisant aux escaliers qui desservaient les gradins.
Presbytere, s. m. Terme dont on se sert dans de vieux textes pour designer 1 abside.
Prismatique, adj. Se dit des moulures dont le profil sec donne 1 impression des aretes d un prisme, comme le profil de la figure 208.
Profil, s. m. Figure que donne la coupe en long ou en travers, ma is surtout en travers d un objet.
Pronaos, s. m. Dans le temple antique, portique en avant de la cella (Voy. fig. 264). Dans 1 eglise, voy. Porche.
Proscenium, s. m. Voy. Scena.
Pseudisodomum, adj. Voy. Isodomum.
Quadrilobe, s. m. Voy. Quatre-feuilles.
Quart-de-rond, s. m. Moulure convexe dont le profil dessine a peu pres un quart de cercle (Voy. fig. 195).
Quatre-feuilles, s. m. Figure formee de la reunion de quatre lobes.
Queue, s. f. Voy. Tete.
Queue d aronde, s. f. En menuiserie, sorte d assemblage dans lequel le tenon, plus large du bout, prend la forme d un eventail ou d une queue d hirondelle.
Racheter, v. act. Faire la transition entre deux formes donnees : dans la coupole, les pendent ifs rachetent le cane.
Radier, s. m. Grille de charpente pour servir d assiette a un ouvrage ; sol artificiel au fond d un canal, d une ecluse, etc.
Ragreer, s. m. Tailler un parement pour 1 unir et le parfaire.
Rainure, S. f. Moulure qui a en creux le meme profil que le filet en relief (Voy.
fig. |88).
Rais de-cceur, s. m. Ornement classique consistant en une suite alternee de feuilles aigue s et de dards (Voy. fig. 1/1).
Rampant, adj. Oblique, en pente
L arc rampant est celui qui monte, soil dans le sens de la profondeur, soit dans le sens de la largeur ; dans ce dernier cas, il est souvent fait de deux ou plusieurs courbes dyssymetriques, dont les centres sont places a des niveaux diffe ents. Les rampants d un pignon sont les cotes montants de ce pignon.
Rampe, s. f. - - Balustrade .qui borde un escalier du cote du vide. Ne pas confondre avec la main courante, qui est le couronnement de la rampe.
Ravaler. v. act. Nettoyer un mur par une taille legere ou, peut-etre aussi, par 1 application d un enduit.
Rayonnant, adj. Qui s etend dans le sens des rayons, comme les chapelles autour du deambulatoire. Se dit aussi du style de la periode gothique correspondant a 1250-1400 environ.
Redent, s. m. Ce mot designe; un saillant forme par la rencontre de deux faces ; les ressauts que decrit de distance en distance une ligne d architecture pour racheter la declivite du sol ; les saillies formees par les lignes d encadrement a 1 intrados d un arc, a 1 interieur d un gable, etc. (Voy. fig. 303).
Reduit, s. m. Dans une fortification, le reduit est un ouvrage sis en arriere d un autre et ou.quand celui-ci est pris.la garnison se retire pour continuer la resistance.
Refend, s. m. Ce mot, derive de refendre, exprime une idee de separation, de division.
Les refends sont des lignes creuses qui accusent des joints (Voy. pi. XII, F, a dr.) ; les murs de refend sont des murs qui determinent des sepa rations interieures dans une construction ; les feuilles de refend sont des feuilles dont les bords sont decoupes d echancrures profondes, comme, par exemple, dans la palmette (Voy.
Reglet, s. m. Synonyme de lisfel.
Rejointoyer v. act. Regamir les joints d une maconnerie.
Relancer, v. a. Substituer dans une ma connerie des materiaux nouveaux a des materiaux defectueux.
Rempart, s. m. Levee de terre qui constitue 1 enceinte d une place moderne (Voy.
fig. 323). Ne pas employer ce mot comme synonyme de muraille.
Rempieter, v. act. Refaire le pied d une construction.
Remplage, s. m. Synonyme de remplissage. Se dit de la maconnerie dont onremplitun pan de bois, 1 intervalle entre les revetements d un mur, etc. Le remplage est aussi la garniture de meneaux qui est montee dans une baie.
Ressaut, s. m. Saillie d une ligne d archi tecture. Ainsi certains entablements remains ressautent pour supporter des statues.
Reticule, adj. Se dit de 1 appareil dont les joints en diagonale rappellent le dessin d un filet (Voy. fig. 42).
Retombee, s. f. On donne le nom de retombees aux claveaux ou voussoirs infeneurs
que Ton peut poser sans le secours des cintres. Des auteurs precisent : la troisieme retombee, la sixieme retombee, etc.
Relour, s. m. Fairs retour se dit d une moulure, d une ordonnance, etc., qui passent d une face d un edifice a la face voisine. En retour d equerre signifie a angle droit.
Retraite, s. f. Le contraire d une saillie, diminution d epaisseur d une maconr.erie par rapport a la maconnerie qui est a cote ou au-dessous, d un mur par rapport a son soubassement. Ne pas dire retrait.
Retrousse, adj. Dans la ferme a entrait retrousse, 1 entrait est place non pas au pied des arbaletriers, mais plus haut (Voy. fig. 48).
Rinceau, s. m. Ornement forme d une tige onduleuse quj projette des pousses del un et de 1 autre cote (Voy. fig. 161-162).
Ripe, s. 1. Outil de tailleur de pierre en forme de ciseau recourbe et dentele et qui est monte sur un manche ; la ripe sert a racier la pierre.
Rive, s. f. C est, dans la langue des ingenieurs, le cote, le flanc : le mur de riveest un mur lateral, par opposition au mur de tete.
Rivet, s. m. Sorte de cheville de metal munie d une tete : on passe la cheville a travers deux pieces dument perforees, et on aplatit ensuite le bout, de sorte que les deux pieces sont serrees entre ce bout rabattu et la tete (Voy. fig. 82).
Rocaille, s. f. On appelle slule Rocaille le style tourmente du temps de Louis XV (Voy. fig. 248).
Roman, adj. Les langues romanes sont issues du latin : par analogic, on a donne le nom d art roman a celui qui precede de 1 art remain. La periode romane commence vers 1 an 1000.
Ronde-bosse, s. f. Voy. Bas-relief.
Rond-point, s. m. Extremite semi-circulaire d une nef, d une alle e, etc.
Rosace, s. f. Ornement de forme ronde plus grand que la rose (Voy. fig 156)
Rose, s. f. Ornement en forme de fleur ronde. Grande baie circulaire.
Rouleau, s. m. Rang courbe de claveaux.
Un arc est a un, deux ou plusieurs rouleaux, suivant qu il est fait d un, deux ou plusieurs rangs de claveaux qui s emboitent 1 un dans 1 autre.
Rudenture, s. f. Baguette appliquee sur le creux d une cannelure.
Sable, s. m. On distingue : le sable fin, dont les grains ont moins d un millimetr ; de diametre : le sable moyen, dont les grains ont de un a deux millin.elres ; le sable gros, de deux a trois millimetres ; le gravier, qui est plus gros.
Sabliere, s. f. Piece de charpente posee horizontalement et en long pour supporter un pan de bois, une succession de fermes, etc.
Sanctuaire, s. m. Partie la plus sainte d un temple ou d une eglise. Dans les eglises,
c est la place de 1 autel, lequel n est pas touiours dans I abside.
Saper, v. act. Travailler a demolir avec un pic ou une pioche une maconnerie, un terrassement, etc.
Sauterelle, s. f. - - Synonyme de biveau.
Scena, s. f. r- Dans le theatre antique, le mur de fond. La scene s appelait proscenium.
Scotie, s. f. Moulure concave formee de deux arcs de cercle raccordes, 1 arc inferieur etant decrit avec un plus grand rayon (Voy.
fig. 199).
Segment (Arc en), s. m. - - Arc aplati qui decrit un segment de circonferenre.
Semelle, s. f. C est le nom de diverses pieces de charpente qui servent de support a d autres : couchis sous un etai, espece d entrait dans lequel s assemblent du pied les pieces obliques de certaines fermes, etc.
Sert r, v. act. -- Enchasser un objet, le retenir dans son alveole par un bourrelet, un fil de metal, etc.
Seuil, s. m. Piece de pierre ou de bois qui forme la partie inferieure de I encadrement d une baie de porte.
Sexpartite, adj. - - Voute gothique a six compartiments, a six branches d ogives (Voy.
fig. 5l et55).
Smille, part, passe. Se dit d une pierre piquee avec le marteau a pointe appele smille.
Socle, s. m. Assise inferieure d un pilier, d une colonne (sous la base), d un mm (Violletle-Duc). Le soubassement, plus important, peut s etendre a tout un edifice et comprendre une ordonnance complete, avec base et corniche.
Soffite, s. m. - - Dessous d un membre d architecture qui est suspendu, plafond, lar mier, etc,, surtout quand ce dessous est decore de caissons.
Sole, s. f. Synonyme de patin.
Soliri, s. m. Moulure ou bourrelet en platre ou en mortier, qui sert a proteger la rencontre d un toil et d un mur centre les infiltrations, ou a sceller les rangs superieurs de tuiles.
Solive, s. f. Poutrelle posee de champ qui supporte 1 aire du plancher.
Sominier, s. m. Dans un arc, le claveau inferieur ; dans une plate-bande appareillee, le claveau du bout Dans 1 un et 1 autre cas, le claveau dont il s agit repose sur le support (Voy. fig. 11).
Soubassement, s. m. -- Voy. Socle.
Southe, s. f. - - Tuyau ou reunion de plu sieurs tuyaux de cheminee au-dessus da toit.
Sous-oeuvre (n), adv. La reprise en sous-auvre est un travail fait dans une macon nerie qui porte charge.
Soutenement (Mur de), s. m. Mur qui previent 1 eboulement des terres.
Sphinx, s. m. Animal tabuleux dont le type varie : le sphinx egyptien diftere du sphinx grec. Le sphinx classique a une tete
et une poitrine de femme, un corps de lion et une paire d ailes.
Spina, s. f. Mur qui divisait le cirque en deux sur une grande partie de sa longueur.
Stele, s. f. Synonyme de cipfit.
Strigile, s. f. Cannelure conduite en (orme d S.
Stuc, s. m. Enduit qui imite le marbre.
Stylobate, s. m. Piedestal continu, soubassement.
Substruction, s. f. Partie de la construc tion qui est cachee dans le sol.
Sudatorium, s. m. Dans les bains, salle d etuve.
Support, s. m. - Terme generique desijnant tous les membres qui portent dans une construction : murs, piliers, colonnes, etc.
Surhausse, adj. Se dit d un arc dont les naissances sont au-dessus des impostes (Voy.
fig. 17).
Surplomb, s. m. Etat d une construction qui est hors d aplomb et qui s avance du haut vers le vide.
Suspensura, s. f. Nom latin designant le sol qui recouvre 1 hypocauste (Voy. fig. 330).
Tableau, s. m. Le tableau est, dans la face laterale d un percement, la partie comprise entre 1 exterieur et la feuillure, entre 1 exterieur et 1 ebrasement ou, ouand les pieds-droits sont depourvus de feuillure et d ebrasement, entre les deux parements (Voy. fig. 325).
Taenia, s. m. Synonyme de bandeau (V^fie. 185).
Tailloir, s. m. Tablette qui est posee sur la corbeille du chapiteau.
Talon, s. m. Moulure formee de la combinaison de deux courbes, une convexe, qui est la plus saillante, et une concave (Voy.
fig. 202).
Talus, s. m. Plan de pente assez raide.
- Ne pas confondre avec le fruit, qui se rap-
proche davantage de la verticale, ni avec le
glacis, qui se rapproche davantage de 1 hori-
zontale.
Tambour, s. m. Assise de colonne qui a la forme d un cylindre ou a peu p es.
Taque, s. f. Plaque de fonte posee sur le contrecoeur d une cheminee.
Tas, s. m. On ne s entend pas sur le sens de ce mot ; il designe tantot le chantier et tantot 1 edifice qu on eleve.
Tas-de-charge, s. m. -- Dans les voutes gothiques, on monte le faisceau des nervures par assises horizontals jusqu au niveau ou elles se degagent suffisamment 1 une de 1 autre pour qu on puisse appareiller chacune normalement : cette partie inferieure du faisceau de nervures est le tas-de-charge. Par extension, construfre en tas-de-charge signifie construire en encorbellement (Voy. fig. 21).
Tasser, v. act. Un mur se tasse quand, sous le poids de sa charge ou de ses propres materiaux, il s assoit, se retracte en hau teur.
Tegula, s. f. Tuile plate a rebord (Voy.
fig. 31).
Telamon, s. m. Synonyme d atlante,
Tenaille, s. f. C est, dans la fortification un ouvrage peu eleve, qui couvre la courtine entre deux bastions (Voy. fig. 324).
Tenon, s. m. Bout d une piece taillee en saillie pour s engager dans une mortaise (Voy. fig 22).
Tepidarium, s. m. C est, dans les bains, une salle tiede (Voy. fig. 343).
Terramare, s. f. Station sur pilotis, comme la palafiife, mais au-dessus de la terre ferme.
Terrasse, s. f. Elevation de terre habituellement contenue d un cote par une muraille. La terrasse peut etre aussi un ouvrage de maconnerie ou la couverture a peu pres horizontale d un bailment.
Terre-plein, s. m. Levee de terre maintenue par deux murs.
Tessellatum, adj. L o/Sus tessellatum est la marqueterie.
Tete, s. f. Si on considere en profondeur une pierre posee dans une muraille, la tete est la face vue et la queue est la partie qui plonge dans ra maconnerie. Les tetes d un arc en sont les faces verticales, anterieure et posterieure. Les murs de tete sont ceux qui s elevent aux bouts de 1 axe de la voute. Cf. Rive. Ne pas appeler tete de I arc le cerveau de 1 arc
Tete de clou, s. f. Motil d ornementation qui consiste en une petite pyramide de peu de saillie (Voy. fig. 174)
Tttu, s. m. Outil de macon, a manche, presentant une tete carree comme un marteau et un bout rond ou effile comme un pic.
Thermes, s. m. Etablissement qui comprend des bains et des annexes plus ou moins importarites.
Tierceron, s. m. Nervure qui, dans certaines voutes gothiques, va de la naissance d une ogive a 1 extremite libre d une lierne interrompue (Voy. fig. 53).
Tiers-point, s. m. C est proprement 1 arc brise dont les deux moities sont tracees de deux centres qui divisent la corde en trois parties egales. Des auteurs donnent ce nom a tous les arcs brises.
Tirant, s. m. Piece de bois ou de metal qui, empechant un ecartement, esj soumise a un effort de traction. Dans les fermes de charpent^s, le tirant et Ventrait sont une meme chose.
Toit, s. m. Voy. Couverture.
To/chis, s. m. Terre detrempee et melee de paille ou de foin, qui constitue une sorte de maconnerie grossiere.
Tore, s. m. Le tore ou boudin est une moulure saillante et assez epaisse dont le prohl dessine un demi-cercle (Voy. fig. 191).
Torsade, s. f. Moulure imitant des brins conduits en torsade (Voy. fig. 163).
Torse, adj. Une colonne torse est celle dont le fut semble monter en spirale.
LEXIQUE
Toscaxi, adj. Voy. Dorique.
Transenna, s. f. On appelle quelquefois de ce nom les clotures en pierre ajouree de certaines fenetres.
Transept, s. m. - - Nef transversale qui coupe la maitre^se nef d une basilique civile ou d une eglise et dessine les bras de la croix. Le transept comprend : 1 la croisee du transept ou carre, travee commune a la nef et au tran sept ; 2 deux bras (Voy. fig. 265). Voy.
Croisillon .
Transition, s. f. On appelle souvent ainsi le style qui repond a la fin du roman et au debut du gothique.
Travee, s. {. Litteralement, portee d une poutre. C est, dans le sens de la longueur d une architecture, la partie comprise entre deux supports.
Traverse, s. {. - - Terme generique designant des objets tres dissemblables qui oi)t ce caractere commun d etre en trovers : dans une baie, piece de bois, de pierre, etc., qui, avec le montant, forme la croisee ; dans une pcutre metal! Jque armee, piece de (er qui rencontre a peu pres a an?le droit les pieces principales ; dans une fortification, levee de terre qui coupe le rempart.
Tref, s. f. Vieux mot, synonyme de poutre.
Trefle, s. m. Figure dont le contour des sine trois lobes.
Tresse, s. f. La tresse d iff ere de la torsade, en ce que celle-ci est faite de brins tordus. et re!le-la de brins tresses.
Tribune, s. f. Designe notamment une galerie circulant a quelque hauteur le long d une nef, sur laquelle elle s ouvre.
Triclinium, s. m. Lits de table, salle a manger.
Triforium, s. m. -- Ce mot, qui signifie a/our, fiercement, designe cet ordre d ouvertures par lesquelles la galerie de premier etage com munique avec la nef et, par extension, la galerie elle-meme.
Triglyphe, s. m. Dans la frise dorique, membrure portante creusee de glyphes, ou rainures verticales. Les triglyphes sont separes par les metopes (Voy. fig. 258).
Trilobe, s. m. Synonyme de trefle.
Triomphal (Arc). Arc jete au-dessus de 1 entree de la nef vers 1 Est.
Triplet, s. m. Ensemble de trois baies groupees.
Trompe, s. f. Artifice de construction consistant essentiellement en une voute qui permet soit de passer d un angle rentrant a un pan coupe ou d un pan coupe a un angle saillant, soit de projeter une saillie en avant d une construction rectiligne.
Trompillon, s. m. - - Petite trompe ou pierre qui est a la base d une trompe.
Trophee, s. m. -- Motif d ornement qui consiste en un groupe d armes, d emblemes, d instruments, d objets liturgiques, etc,
Trumeau, s. m. Maconnerie pleine
entre deux baies, fenetres ou portes. On appelle egalement ainsi, peut-etre a tort, le pilier central qui divise en deux la baie d une porte (Voy. fig. 279).
Tuf, s. m. Ce mot designe notamment une sorte de pierre tendre et blanche.
Tuile, s. f. Morceau de terre cuite qui peut avoir des formes diverses, plate, creuse, carree, arrondie du bout, etc., et qui sert a couvrir les edifices.
Tuileaux s. m. pi. Fragments de tuiles ou de briques.
Tumulus, s.m. Tertre artificiel qui couvre une sepulture.
Tympan, s. m. On appelle de ce nom cer tains remplissages entre des membrures : la maconnerie triangulaire, elevee entre la corniche horizontale et les corniches obliques des frontons, le remplissage semi-circulaire entre le linteau et 1 arc d une porte (Voy. fig. 279).
Vantail, s. m. Battant de porte.
Vasistas, s. m. Chassis mobile qui corres pond a partie d une baie.comme le dessus d une porte, un panneau de verriere, etc.
Ventre, s. m. Bombement accidentel d un mur.
Vermicule, adj. On dit qu un parement est vermicule quand il presente, en maniere de decoration, des sillons irreguliers analogues aux chemins traces par les vers.
Vrriere, s. f. Synonyme de vitrail.
Verrou, s. m. Tige de fer que 1 on pousse de facon a I engager dans un oeillet pour maintenir une porte fermee.
Versant, s. m. Pan d un toit, entre le faite et 1 egout.
Vertevelle, s. f. Les serrures a vertevelle sont des serrures munies d une tige coudee sur le yerrou, laquelle peut etre momentanement fixee pour arreter le verrou.
Vesica piscis, s. f. - - Vessie de poisson.
Nom bizarre donne par certains archeologues a I aureole en amande.
Villa, s. f. Ce mot, emprunte au latin, a deux significations : il designe, d abord, les habitations rurales de 1 epoque romaine ; ensuite, des maisons de plaisance de 1 epoque contemporaine.
Vis, s. f. On appelle de ce nom les escaliers en spirale (Voy. pi. XIV, C).
Vitrail, s. m. Ensemble des verres mis en plomb qui garnissent une baie.
Voice, s. f. Serie de degres qui, dans un escalier, va d un palier a 1 autre.
Volet, s. m. Panneau battant de menuiserie qui ferme tout ou partie d une fenetre.
Volige, s. f. Planche mince.
Voligeage, s. m. Ensemble de voliges.
Le voligeage peut etre jointif ou non, suivant que les voliges se touchent ou non.
Volute, s. f. Ornement tourne en spirale, qui est place notamment a Tangle superieur de la corbeille dans certains chapiteaux.
Vomitorium, s. m. -- Dans les theatres
LEXIQUE
et les amphitheatres, porte des couloirs qui s ouvrent sur la cavea.
Voussoir, s. m. Pierre d appareil taillee en coin, qui entre dans la construction d une voute.
Voussure, s. f. Portion de voute moindre que le demi-cercle, comme la courbe qui raccorde un plafond avec le mur. On donne egalement ce nom aux arcs concentriques d une porte ou d une fenetre.
Voute, s. f. Construction cintree dont
les elements s entretiennent au-dessus du vide.
Voile d aretes, s. {. Voute resultant de la rencontre de deux berceaux dont on conserve les parties qui sont en dehors des lignes de ren contre ; Yarc de cloitre conserve les parties qui sont en dedans de ces lignes. L arc de cloitre a des angles rentrants a 1 intrados, saillants a 1 extrados : la voute d aretes a des arcs saillants a 1 intrados et rentrants a 1 extrados (Voy. fig. 26 et 43).
Index alphabetique des noms de lieux mentionnes dans Pouvrage.
A moins d indication contraire, 1 edifice vise dans cette table est 1 eglise de la localite-
Abbeville (Somme), hotel: pi. XII, F.
Saint-Vulfran : pi. VI, E.
Aigues-Mortes (Card), fortifications : 182;
P l. XIII, A., P l. XIV, A.
Aix-la-Chapelle (Allemagne), dome : 30.
Aix-les-Bains (Savoie), hotel de ville :
P l. XIV, D.
Albi (Tarn), vue : VII.
Alesia, auj. Alise-Sainte-Reine (Cote-d Or):
Amiens (Somme), cathedrale : XIII; 65; 84;
Angers (Maine-et-Loire), cathedrale : 170; pl. XI, C.
Saint-Serge : 45; 170.
Angouleme (Charente), cathedrale : 64.
Aries (Bouches-du-Rh6ne),Saint-Trophime :
theatre : 15.
Arles-sur-Tech (Pyr.-Or.), clohre : 204.
Assier (Lot) chateau : pl. XII, D.
Auch (Gers), cathedrale: 113.
Aulnay(Charente-Inf.) : pl. II, B; pl. VI, C.;
pl. VII, B.
Autun (Saone-et-Loire), cathedrale: pl.I, B;
142; pl. X, C.
porte romaine : 183.
Avignon (Vaucluse), Notre-Dame-des-Doms :
tombeau : 77.
Azay-le-Rideau (Indre-et-Loire), chateau :
Bayeux (Calvados), cheminee : 200.
Beaugency (Loiret), donjon : 186.
Beaune (Cote-d Or), hopital : 194.
Beauvais (Oise), cathedrale: 46; 144; 169;
Berze-la- Ville (Saone-et-Loire) : 103.
Bibracte, auj. Mont Beuvray, com. de Saint-
Leger-sous-Beuvray (Saone-et-Loire) : 1 1 .
Blasimon (Gironde) : 65.
Blois (Loir-et-Chei), chateau : 79; 203 ; 210; Bordeaux (Gironde), cathedrale : pl. V, D ;
P l. VII, C; 169.
ferronneries : 120.
grand theatre : pl. XIV, B ; 202.
Bordeaux, hotel : pl. XIII, D.
inscription : 62.
Manufacture (eglise de la) : 51.
musee lapidaire : 78; 116; 118; pl. IV, F.
Notre-Dame : pl. I, E-F.
pont : pl. XV, E.
Saint-Michel : 96.
Saint-Seurin : 31 ; 60.
Bourges (Cher), cathedrale: 154.
chapelle de Jacques-Coeur : 106.
musee : 84.
Bran tome (Dordogne), dolmen : 7.
eglise :pl. Ill, C; pl. VIII, B.
Brest (Finistere), pont ouvrant : pl. XVI, E. Brou (Ain): 51.
Budos (Gironde), chateau : 187.
Burlats (Tarn), maison : pl. XII, A.
Cadillac (Gironde) : VIII.
Caen (Calvados), hotel des monnaies : pl.IV, E.
Saint-Etienne : pl. IX, A.
Saint-Pierre : 50.
Cahors (Lot), pont Valentre : pl. XV, C.
Carcassonne (Aude), Saint-Nazaire : pl. VII,
Carnac (Morbihan),alignements : 9.
Cellefrouin (Charente), lanterne des morts :
Chambord (Loir-et-Cher), chateau : 50 ;
Chartres (Eure-et-Loir), cathedrale: XIII; 63;73;83;90;llO;pI. IV. B, 160;
pl.VIII.DetF, 169.
maison : pl. XIV C.
Chateau-Gaillard, com. des Andelys (Seine-
Inferieure) : 186.
Chatres (Charente) : 153.
Chaumont (Loir-et-Cher), chateau : 210.
Chemaze (Mayenne), chateau : pl. XIII, C.
Chenonceaux (Indre-et-Loire), chateau: 210.
Clermont (Puy-de-Dome), Notre-Dame-du-
Port: 153, pl. X, G.
Cordes (Tarn), maison : 207.
Coucy (Oise), donjon : 187.
Coutances (Manche), cathedrale : pl. XI, A.
INDEX ALPHABETIQVE
Cravant (Indre-et-Loire) : pi. VII, A.
Creon (Gironde), Chrisme : 61 .
Dax (Landes), cathedrale : pi. V, F Dijon (Cote-d Or), chartreuse : 87.
puits de Moi se : pi. I, D 86.
Saint-Michel : pi. VIII, H.
Ecouen (Seine-et-Oise), chateau : 129 ; 21 1 . El Djem (Tunisie), amphitheatre : 215.
Elne (Pyr.-Or.) : pi. VIII, A.
Etampes (Seine-et-Oise), tour Guinette : 186. Fades (Les), com. de Sauret-Besserve (Puy-
de-Dome), viaduc : pi. XVI, B.
Font-de-Gaume, com. des Eyzies-de-Tayac
(Dordogne), grotte : 5.
Fontainebleau(Seine-et-Marne), palais : 210.
Fontpedrouse (Pyr.-Or.), viaduc Sejourne :
pl. XV, F.
Francs (Gironde) : VIII.
Garabit (viaduc de), com. de Ruines (Cantal) :
Garches (Seine-et-Oise) : 62.
Gennes (Maine-et-Loire) : pl. XV, A.
Gensac (Charente) : pl. IX, F.
Gergovie, com. de la Roche-Blanche (Puy-de-
Dome ) : 1 1 .
Germigny-des-Pres (Loiret) : 1 02 ; 1 1 6 ; 1 45. Grenoble (Isere), Saint-Laurent: pl. Ill, B;
Jouarre (Seine-et-Marne) : pl. Ill, A; 162.
Langeais (Maine-et-Loire), vieux donjon :
Laon (Aisne), cathedrale : 94; 168; 169.
Laussel, com. de Marquay (Dordogne),
grotte : 3.
Le Martrou, com. de Rochefort (Char en te-
Inf.), pont transbordeur : pl. XVI, F.
Le Puy (Haute-Loire), cathedrale : 1 15.
Lillers (Pas-de-Calais) : pl. IX, B.
Lisieux (Calvados), maison en bois : 208.
Locmariaquer (Morbihan), menhir : 8.
Louviers (Eure) : 46, pl. VII, G. Luynes (Indre-et-Loire), aqueduc : 218.
Madrid, com. de Neuilly-sur-Sdne (Seine),
chateau : 210.
Magrigne, com. de Saint-Laurent-d Arce
(Gironde) : 162.
Mantes (Seine-et-Oise) : 95 ; 96.
Metz (Moselle), cathedrale: 169.
Moissac (Tarn-et-Garonne), eglise abbatiale:
Montmajour (Bouches-du-Rhone), cloitre :
Montresor (Indre-et-Loire) : pl. VII, H.
Mont-Saint-Michel, com. de Guehenno
(Morbihan), tumulus : 8.
Morienval (Oise) : 41 ; pl. VIII, C.
Moulins (Allier), cathedrale : 1 69.
Nancy (Meurthe-et-Moselle), ferronnerie :
Mimes (Gard), amphitheatre: 14; 20; 27.
Maison carree : 26 ; 27.
musee : 95.
Nymphee : 139.
Notre-Dame-de-1 Epine (Marne) : pl. VIII,
Noyon (Oise), cathedrale : 1 69.
Orange (Vaucluse), arc de triomphe : 216.
Pair-non-Pair (Grotte de), com. de Marcamps (Gironde) : 4.
Paris (Seine), Bastille (la) : 187.
Bibliotheque nationale : 53.
ferronneries : 120.
fontaine des Innocents : 87.
galerie des machines : 55.
hotel Garizot: 129.
hotel de Rohan : 89.
hotel Soubise : 52; 107.
Jeanne d Arc de Fremiet : 89.
Louvre (palais dju) : 123 ; 132.
Madeleine: 53; 158.
Monument aux Morts : XI; XII.
musee Carnavalet : 88.
musee de Cluny : 64.
musee du Louvre : 80; 86 ; 128.
Notre-Dame: XIII, 44;59;84; pl.ll, C.119; 142; pl.V, C. 154; pl. VII,
Opera : 202.
palais de Julien : 22.
Pantheon: 53; 108; 158.
pont Alexandre III : 57; 221 ; 224.
pont des Arts: 221, pi. XVI, A.
pont de Crenelle : 221.
pont Neuf : pl. XV, D.
porte Saint-Denis: 217.
Saint-Augustin : 53.
- Samte : Chapelle : 106; 1 10; pl. VI I, E.
- Saint-Etienne-du-Mont : 134; 150.
- Saint-Eustache : pl. VI, F.
Sainte-Genevieve : 117.
Saint-Germain-des-Pres : 108.
- Saint-Germain-des-Pres (Abbaye de) :
- S-int-Germain-l Auxerrois : pl. V, E.
Saint-Pau! : 50.
- Saint-Vincent-de-Paul : 108.
Val-de-Grace : 129.
Perigueux (Dordogne) , escalier : 203.
lour de Vesone : 1 40.
Perpignan (Pyr.-Or.), cathedrale : pl. XI, D. Pierrefonds (Oise), chateau: 182.
Planes (Pvr.-Or.) : 145.
Pleyben (Finisteie), calvaire :163.
Poitiers (Vienne) : 118.
cathedrale: 170;plXI, B.
hypogee : 1 16.
Notre-Dame-la-Grande : 1 60.
Pont du Gard, com. de Vers (Gard) : 20 ;
Preuilly (Indre-et-Loire) : pl. IX, E.
Provins (Seine-et-Marne). donjon : 186.
Sainte-Croix : pl. IV, D.
Quiberon (Morbihpn), alignement : 9.
Puybarban (Gironde) : pl. Ill, D.
Rampillon (Seine-et-Marne) : 160.
Ravenne (Italic), Saint-Vital: 145.
Reims (Marne), cathedrale : frontispice; XIII;
83;84;pl.I,C;87; P l.II, D;pl.VI,
maison des musicians : 58.
INDEX ALPHABETIQUE
Reims Saint -Remy : 109.
Riez (Basses- Alpes), baptistere : 163.
Roquefavour (Bouches-du-Rhone), aqueduc :
Rouen (Seine- Inf.), cathedrale: 136.
Saint-Ouen : 169.
Saint-Antonin (Tarn-et-Garonne), hotel de
ville : pi. XII, B.
Saint-Benoit-sur-Loire (Loiret) : pi. II, A.
Saint-Cernin (Aveyron), maison : pi. XII, C;
pl. XIII, B Saint-Chamas (Bouches-du-Rhone), pont :
pl. XV, A Saint-Denis (Seine), eglise abbatiale : 77 ;
Saint-Die (Vosges), cathedrale : pl. X, D.
Sainte-Foy-la-Grande (Gironde) : 212.
Saint-Gaudens (Haute-Garonne) : pl. Ill, F.
Saint -Generoux (Deux-Sevres) : 3 1 .
Saint-Genis-des-Fontaines (Pyr.-0n) : 62 ;
Saint-Gilles (Card), 82; 202.
Saint- Jean-du-Gard (Card), pont : pl. XV,
Saint-Leu-d Esserent (Oise) : pl IV, A.
Saint-Macaire (Gironde) : 202.
Saint-Michel-Lapujade Gironde): VIII.
Saint-Paul-les-Dax (Landes) : 82.
Saint-Pierre-le-Moutier (Nievre) : pl. Ill, E. Saint-Pol-de-Leon (Finistere) : 1 60.
ossuaire : 164.
Saint-Remy (Bouches-du-Rhone), mausolee:
Saint-Restitut (Drome) : pl. VI, B.
Saint-Savin (Vienne) : 104.
Saintes (Charente-Inf.), pont : 220.
Saint-Eutrope : 91.
Salces (Pyr.-Or.), chateau : 188.
Sauto (Pyr.-Or.), pont suspendu : pl.XVI, C.
Sees (Orne), cathedrale : 169.
Senlis (Oise), cathedrale : pl. VIII, E.
Sens (Yonne), cathedrale: 65; 169.
Soissons (Aisne), cathedrale : 46.
Souillac (Lot) : 83.
Strasbourg (Haut-Rhin), cathedrale: 169.
Tillieres (Eure) : 44.
Toulon (Var), hotel de ville : 128.
Toulouse (Hte-Garonne), Augustins : 160.
hotel : pl. XII, E.
musees : 10; pl. I, A.
pont des Amidonniers : 219.
Saint-Sernin : pl. V, B.
Tou-rnus (Saone-et-Loire) : 131.
Tresses (Gironde) : 105.
Troyes (Aube), cathedrale : pl. II, E; 94.
Saint-Urbain : pl. IV, C.
Usse (Indre-et-Loire), chateau: 194; 210.
Versailles (Seine-et-Oise), palais :50;pl. II,
F, 107. Viaur (Viaduc du), a Tanus (Tarn) : 56 ; 22 1 ;
P l. XVI, D.
Vignory (Haute-Marne) : pl. V, A.
Table des Planches.
Pages.
Planche I. La statuaire g5