PERLE
un emprunt, parfois assez libre, a 1 antiquite. Dans 1 ensemble, si Ton excepte la sculpture gothique, la stylisation 1 emporte
de beaucoup.
La palmette (fig. 152) est une feuille profondement decoupee en un nombre impair de lobes ; apres les Remains, les romans et les modernes en ont fait un usage frequent. Les palmettes alignees peuvent etre separees souvent par des fleurs plus petites.
Les feuilles d eau (fig. 1 53), larges, plates, sans refend, proviennent parfois de ce que le feuillage n est pas fini. Les feuilles de refend, dont Facanthe est une variete, ont, au contraire, leurs bords dechiquetes. Elles presentent des formes tres diverses et se confondent assez frequemment avec la palmette.
Les quatre-feuilles, les rosaces a quatre petales, les fleurs cruciferes (fig. 154) sont derives de traces geometriques plutot que de formes vegetales. II en est de meme de la marguerite a six petales et du soleil ou helice (fig. 155), qui sont des motifs tres anciennement usites en Orient et qui ont persiste tres tard chez nous dans les ouvrages de bois. Les feuillages romans sont souvent traites en gouttiere
(PI. II, A et B) : le milieu de la feuille porte une depression, des facettes rentrantes diversement eclairees ; on obtient de la sorte, sans aucun effort, ces jeux d ombre et de lumiere, cette multi-
ite de lignes, d ou le roman tire ses plus surs efTets. Certains
jages romans ont cependant une belle allure qui rappelle
tique : par exemple, les magnifiques roses du linteau de la
Moissac (fig. 156). Ce sont des productions du Xll e sie-
)n commet, en effet, une erreur quand on pense que plus