PEINTRE ET SCULPTEUR
Né en 1824.
PRINCIPALES ŒUVRES
Le Combat de coqs ; — Le Duel de Pierrot ; — Phryné; Ave Cæsar ; — La Mort de César ; — Le Roi Candaule; Le Prisonnier ; — Le Hache-Paille égyptien ;
Le Retiaire ; — Rellone ; — Anacréon; Ronaparte en Égypte ; — Tamerlan.
la belle étoile. Il a étudié et peint l’ancien monde presque tout entier à vol d’oiseau. »
Raffet a voyagé en Suisse, en Autriche, en Espagne, en Italie, en Grèce et en Russie. Pendant ce dernier voyage, son compagnon de route, le prince Demidoff, écrivait : « Raffet est actif; il met à profit les moindres accidents du chemin; sa main toujours prête, son crayon toujours taillé, il ne demande qu’un prétexte pour jeter sur le papier tout ce qui passe sur la route. »
Troyon fit son tour de France à pied, tout comme un compagnon. Tout le long du chemin, il croquait sur son album paysages, vues de villes et de villages, paysans, ouvriers et animaux, emplissant son imagination de visions superbes.
Rrascassat, ainsi que Huet, pendant toute leur vie, parcoururent en artistes la France, la Belgique, la Hollande, l’Angleterre, et l’Italie .
Dès son entrée dans la carrière artistique, Daubigny rêvait de visiter l’Italie; un de ses camarades d’atelier caressait le même rêve; mais ni l’un ni l’autre n’étaient assez riches pour entreprendre ce voyage coûteux; ils résolurent de faire une tirelire, et d’économiser, pour la remplir, sur toutes les dépenses qui n’étaient pas absolument indispensables. Quand la tirelire fut cassée, quatorze cents francs apparurent à leurs yeux surpris et charmés de tant d’argent. Pendant onze mois, ils visitèrent toutes les grandes villes d’art, s’enivrant d’enthousiasme et de gaieté.
En 1832, Delacroix a fait le voyage du Maroc, en compagnie du comte de Mornay, ambassadeur de la France près l’empereur Muley Abd-Ehr-Rhaman ; et, grâce à cette mission diplomatique, il put pénétrer jusqu’à Méquinez, la capitale de l’empire du Maghreb, qui est presque inaccessible aux voyageurs européens. Il en rapporta onze tableaux et aquarelles, et les études pour la grande toile, fameuse, du musée de Toulouse, la Sortie de l’ empereur du Maroc , et la Noce juive du Louvre. La correspondance adressée du Maroc par Delacroix à ses amis Pierret et Yillot déborde d’enthousiasme et de lyrisme : « C’est un lieu pour les peintres, écrit-il de Tanger;... le beau y abonde, non pas le beau si vanté des tableaux à la mode. Les héros de David et Compagnie feraient une triste figure avec leurs membres couleur de rose auprès de ces fils du soleil; mais, en revanche, le costume antique y est mieux porté, je m’en datte. Si vous avez quelques mois à perdre quelque jour, venez en Barbarie : vous y verrez le naturel, qui est toujours déguisé dans nos contrées, vous y sentirez la précieuse et rare induence du soleil qui donne à toutes choses une vie pénétrante. » Puis, Delacroix visita l’Espagne, qui lui procura les plus vives sensations artistiques. Il les résumait ainsi : « Je reviens de l’Epagne, où j’ai passé quelques semaines : j’ai vu Cadix, Séville, etc. Dans ce peu de temps, j’ai vécu vingt fois plus qu’en quelques mois à Paris. Je suis bien content d’avoir pu me faire une idée de ce pays... » Et le grand artiste se rendit en Algérie, d’où sont datées quelques-unes de ses plus belles œuvres.
Decamps a étudié l’Orient et l’Egypte. Corot n’a pas fait moins de trois longs séjours en Italie, d’où il a rapporté des œuvres superbes. Gleyre fut un véritable explorateur : il parcourut l’Asie Mineure, la Grèce, l’Egypte, et poussa jusqu’à Khartoum; l’Italie lui était familière.