‹ Pour dire devant le mondeChapitre 61 sur 82 · ZUT · texte numérisé non relu

ZUT

me ferai sauter la cervelle si vous ne consentez pas à m’aimer ! — Zut ! » disait-elle encore en se penchant un peu plus, et le frôlant presque de sa jolie face rose toute remuée de rires, où les lèvres étaient un baiser en fleur, où voletaient comme de petites flammes les frissons des frisons.

Il perdit patience, à cause de cette malignité détestable !

Une fois, l’ayant surprise dans le boudoir de dentelle et de soie, àl’heure du crépuscule complice, il la prit entre ses bras, violemment, et l’enlaça, résistante, et la couvrit de caresses qui se vengent, toute, les cheveux, le front, les yeux, le cou, les lèvres. Elle se débattait, se tordait, criait sous la bouche victorieuse ; il ne prenait pas garde à ces colères d’oiseau qu’on tient dans la main et qui veut mordre; il la serrait plus étroitement, plus ardemment. Alors, se voyant près d’être vaincue, elle renonça aux efforts d’une lutte vaine; elle eut des plaintes et des pleurs;

elle suppliait, demandait grâce. Mais lui, triomphant, lui dit : « Zut ! » dans un redoublement éperdu de baisers.

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