CHAPITRE r
LE TESTAMENT DU CHRIST ET SON LEfJS A L HIÎMANITK
Le Seigneur avait nourri les Hébreux avec la manne qui tomba, pendant quarante ans, diins le désert. Cette nourriture ne fut que transitoire et accordée à un seul peuple. Le Christ voulut procurer au monde une nourriture plus substantielle, capable de servir d'aliment à tous les peuples, à travers tous les siècles.
Un jour Jésus promit de servir cette nouvelle manne, qui devait nourrir les âmes bien plus que les corps ; 11 parlait d'un pain descendu du ciel, qui donnait la vie au monde; les Juifs lui dirent : « Donnez-nous toujours ce pain. *• Jésus leur répondit ; « C'est moi qui suis le pain de vie »; mais les Juifs murmuraient, parce qu'il avait dit : « Je suis le pain vivant »; et ils disaient : «N'est-ce pas là Jésus, fils de Joseph?» «En vérité, en vérité, je vous le dis : C'est moi qui suis le pain de vie... le pain que je vous donnerai est ma chair*; et ils se disputaient entre eux, disant : -r Comment peut-il nous donner sa chair à manger ! « Ah ! ils ne connaissaient pas et ne pouvaient connaître d'avance les admirables inventions de son amour. Plusieurs de ses disciples en furent scandalisés et, en murmurant, ils disaient : « Ces paroles sont dures *; puis ils se retirèrent et ne l'accompagnèrent plus ; et alors Jésus, s'adressant à ses douze apôtres, leur demanda s'ils voulaient, eux aussi, s'en aller r Mais Pierre lui répondit :« Seigneur 1 à qui irions-nous? vous avez les paroles de la vie éternelle, nous croyons, nous savons que vous êtes le Christ. »
Et aujourd'hui tout le peuple chrétien tombe à genoux et adore le Christ sous le pain eucharistique. Béni soit donc Joseph, le chaste époux de Marie, mère de Jésus, d'avoir conduit en Egypte le petit corps de l'adorable enfant qu'Hérode voulait envelopper dans le massacre des saints Innocents.
Le premierjoseph, par une sagesse tout à fait providentielle,