DEUXIÈME PARTIE
— XXI. — Une fausse pièce de monnaie peut elle devenir
bonne? 134
— XXII. - Les huit béatitudes 138
— XXIII. — Une prière vraiment divine 136
— XXIV. — C*e$t peu de parler, il faut agir 161
— XXV. — Jésus guérit les aveugles 165
— XXVI. — Guérison d'un sourd-muet 173
— XXVII. — Les paraboles 176
— •XXVIII.— Les trois résurrections opérées par Notre-Sei-
pneur 187
— XXJX. — Un témoignage surnaturel 200
— XXX. — Le salut vient des Juifs 207
— XXXI. —- Larmes de Jésus 213
d'ardeurs séraphîques pour l'adorable Eucharistie. Ses plus belles compositions musicales sont en l'honneur du Dieu caché de nos autels, il exhalait son âme dans des harmonies vraiment inspirées. Pour chanter ce mystère d'amour, Hermaon ne se contenta pas d'adorer le Dieu que ses anciens coreligionnaires blasphèment ; il alla jusqu'au sacrifice et à rimmolatioD de tout son être, il embrassa la vie religieuse el celle qui est la plus austère, la plus cachée ; il s'enferma tout vivant, comme dans un tombeau, il choisit un monastère d'où il ne sortait, après être devenu prêtre, que pour répandre dans des sermons plein de feu, les ardeurs dont son âme brûlait pour la sainte Eucharistie. Un jour à Rouen il prêchait dans la chapelle des Carmélites: son sermon tout entier roula sur Jésus-llostie et il avait pris pour texte ces paroles que nous avons déjà citées: Jésus ayant aimé les siens, il les aima jusqu'à la fin.
El ce texte dont son âme était toute empreinte et toute pénétrée, il l'envisagea sur tous les sens et sous toutes les formes, ce qui fit comprendre à l'auditoire que le prédicateur avait au cœur un amour tendre et inexprimable poiir le mystère de l'adorable Sacrement. O Juifs ! vous en ferez vousmême la douce expérience, le jour où vous embrasserez le christianisme; vous aimerez, de toutes les ardeurs de vos âmes, le Dieu anéanti qui a quitté le ciel et ses anges, pour s'incarner dans le sein de Marie et qui a réalisé une incarnation prolongée et continuée à travers les siècles, en instituant l'Eucharistie, par laquelle il s'incarne tous les jours •^ans nos âmes, comme il s'était incarné une fois dans le sein de son auguste Mère. Vous chanterez, comme nous le chantons nous-mêmes, avec un bonheur indicible :
Le ciel t
: la terre.
Le pain Eucharistiquea transformé les premiers chrétiens 6n véritables lions, pour se jeter au milieu des supplices du '"^rtyre. De nos jours, il fait des vierges qui, en véritables épouses du Christ, sont capables de tous les dévouements, J'JSqu'au sacrifice de leur vie, de leur fortune, de leur beauté,
dô leur famille et de leurs titres de noblesse, pour se faire les servantes des pauvres, les mères des orphelines, les sœurs de charité de nos soldats sur les champs de bataille et les infirmières de tous les moribonds dans nos hôpitaux; ce dévouement si héroïque a été envié par nos frères séparés, LES PROTESTANTS.
Et comme une locomotive ne peut marcher sans vapeur, !e^^^. dévouement humain ne marchera jamais s'il n'est mû et exciti ^^^ par la petite hostie du tabernacle.
Ne croyez pas que nos humbles religieux, nos sœurs d- ^ charité soutiendraient pendant 2^^ ou 50 ans les labeurs. d-^^
leur vie, faite de dévouement et d'héroïsme, s'ils ne venaîer
chaque matin retremper leur courage devant les saints aute~^~ —
et le prémunir contre les défaillani:es de la pauvre nalur z ^
humaine, à l'aide de la sainte communion.
Otez le ciboire de nos tabernacles et nos églises seraie tristes comme un temple protestant, elles n'auraient plus ri^^^^ qui parlerait à nos cœurs, rien à qui nos cœurs pussent pnrl i' — ^^ ,
Le monde entier ne serait plus qu'un douloureux exil sâ -n
aucun mémorial de notrecéleste patrie. Toutes les peines -Ji
la vie resteraient sans consolateur, les ténèbres sans lumiè =^rre. et les doutes sans un divin conseiller. Mais avec le taberna -^cizle tout se change en joie et en bonheur. Nos églises sont le ir ^=>^tibule du ciel où l'âme se délecte et chante avec le ps. -^almiste : Qiiam dilecta tabeniacula, qu'il sont aimés ^^-^^os tabernacles, 6 Seigneurl ceux qui vous visitent seront b& "^ciis et il marcheront de vertus en vertus, l'bunl ih- virtute in
virtutem.
Ces pages ne doivent pas contenir un traité complet su:»:" la sainte Eucharistie. Nous ne fatiguerons pas nos lecteurs en leur traduisant les hymnes de la Fête-Dieu, si capables de nourrir la piété des âmes pieuses ; il faut être catholique nv -^inl de déguster les sentiments contenus dans ces poésies lati r^ es. en l'honneur du Très Saint Sacrement.