AUX AMES LOYALES DES JUIFS
Le Chri^st, divin Messie, appelle les enfants
Dlsracl dispersé depuis dix-huit cents ans
Avec des cris d'amour et de miséricorde,
Car de bonté pour eux, toujours son cœur déborde.
Du divin Thaumaturge, auprès de Jéricho,
Les appels si touchants n'ont pas trouvé d'écho.
Israël reste aveugle et, bouchant ses oreilles,
n refuse de croire à toutes les merveilles
Que le Christ, en passant, sur le monde étonné
Répand à pleines mains. Puis le pauvre obstiné,
Des bienfaits de son Christ ne prend souci ni cure
Et toujours garde au cœur la haine qu'il lui jure.
Cette fureur constante envers cet innocent
De sa divinité nous fournit l'argument.
Car lorsqu'un criminel par le dernier supplice
A dû payer sa dette à l'humaine justice,
Après le chûtlment le monde est satisfait
Et ne s'acharne plus quel que soit le forfait
Sur le cadavre hideux du malfaiteur vulgaire.
Quand Jésus expira sur le mont du Calvaire
Au milieu d'un supplice à nul autre pareil.
On put voir s'éclipser le disque du soleil,
La terre s'ébranla, les rochers se fendirent.
Et plusieurs corps de saints de leurs tombeaux sortirent.
Le ciel montrait ainsi que sur Tinfûmc bois
La victime clouée était le Roi des rois.
Oui, Roi, puisqu'il promet son éternel empire
Au larron pénitent qui sur la croix expire.
Mais encore il est Dieu, puisqu'ù tous ses bourreaux
Il offre le pardon et les change en agneaux.
Pourquoi donc, Israël, piétiner ta victime
Et la croix sur laquelle elle expia son crime.
Quel crime ! sa doctrine et ses enseignements
De la paix dans le monde, éternels cléments.
D dit : Malheur au riche ! et ceci vous afllige ;
Honneur et gloire au pauvre ! En censeur il s'érige
Contre les oppresseurs, contre les orgueilleux
El conlrr les eaun don taxen In malbrttretu.
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I>^lre enfants <l Abrattaiu vuu> sou^ aiuriùtz,
D'itrt ]>échcur«, |>1ulôl, plcun-z et gtinissez.
Ou mieux coRsotex-vous : ce n'est pas poar les justes
Que Jésus vini subir dei. Iraitemcnts injustes,
n (Icscrnilit liu ciel pour les pauvres pvcbrurs.
C'est |>our eux qu'il soutlrit laol d atroces douleurs.
I j liliatiuu de votre jutriarclie
Ne peut servir à rien pour guider votre ntarcbe
Vers Iti cite des Saints, Le ciel n'est plus ouvert
Qu'au peuple d'Israël ; des pierres du déscrl
En cnTants d'Abraham seront bientôt changées.
Du royaume i-lcrncl les tribus expulsées
Devront céder leur place à de nouveaux élus
Sauvés et rachetés par le sang de Jésus,
Ceux qui croiront auront une vie éternelle.
Mais les Juifs n'ont, hélas < qu'une foi qui chancelle.
S'ils croyaient à Moj'se, à sa céleste loi.
Ils auraient confiance également en moi.
Disait un jour le Christ à la foule attentive *
Qui récoulait prêcher dans la bourgade juive;
Et llsracl moderne au saint législateur
Ne veut attribuer qu'un rôle d'imposteur.
Les miracles du Christ comme ceu\ de Moïse
Ne soûl qu'une légende offerte à la sottise
D'un peuple trop crédule. Où donc est votre foi ?
El comment votre esprit, dans un tel désarroi,
l'ourra-l-il, du salut, trouver la sainte route
Au fond d'un tel abîme et d'erreur et de doute.
Ahl vraiment, nous plaignons tant d'incrédulité
Dans des cœurs où jadis brillait la vérité.
Car si vous rejetez le premier Thaunisiturge,
II n'est pas étonnant que votre coeur s'insurge Contre l'auteur divin de faits miraculeux Accomplis sur des morts et sur des malheureux Qui venaient implorer sa divine puissance
Kn publiant partout, pleins de recon naissance. Les merveilles du CliHst le Sauveur d'Israël. Plaignons donc ces ingrats envers l'Emmanuel : Tendant vers eux les bras de sa miséricorde.
Ils se rient du pardon que son cœur leur accorde, Ermnts dans l'univers, semblables ù Gain, Ils se plaisent à vivre en ce triste destin.
O restes dispersés loin de la cité sainte, Pourquoi gémir toujours dans l'opprobre et la crainte, Lorsqu'il ne tient qu'à, vous de rentrer triomphants Dans votre ancien royaume en nouveaux conquérants ! Que votre race illustre à genoux se prosterne Devant le crucifix ; et le Dieu qui discerne Le repentir des cœurs, rendra Jérusalem  ceux qui béniront Fenfant de Bethléem.
rnOOGHTIOÏ^ -
à la plus excellente des créatures d'origine juive. ^
O fiUe d Israël, Sainte Yienjc Mitrii:
Voyez, comme Jiulitli ait soin tir iSrlhttlii'. Votre peuple opprimé par un rrucl l'itiiunivnr : n porte trop lonijlemps les vhaines tir l'rnenr. Vous pouvez le tirer de sa prison iinifimile Et lui rendre, le rany fpie jadis dans le niumlr Dieu faisait occuper à ses mddes n'ieii.f.
S'il ne peul plus remplir sim vùle ijlurieii.t . C'est qu'il « méconnu les chastes uriijines El la sainte beiuité de i»>-i ijnmdeurs ilirinrs. l'n Dieu iH)Us a choisie, et lu ninleriiile Qui vous fut proposée, et In t'irijiiiilé Que vous pûtes ijarder. nuis diniwni mi im-.-.H-i Qui montre n l'uidi>ers nn éelitltinl //jfjr/i'y.' . Dans un sein vinjimd un Itim prend imtre rhn Ce fait surnaturel plus brUl'inl iptr I rrlair Bien loin d'ouvrir ses j/cj/.r, éliluiiissdiil su /■;/< Produit r aveutjlement -pie rim m- dimiiiiir. Au secours, Vienje .Mne. ah ! nmis rotis m i-ri-: Eclairez Israël par de tnmrran.i Mff/nfix.- Fnilex ipi'à ses reipmls le Snleil d-- .liistir.- Apparaisse êclalani el se muntre pn-inee.
Convertissez ce peuple aii uuni du dirin f'.'iur RendeZ'le repenlanl lie sa Ucj, t'uuine eir--ai\