‹ Pour et contre les JuifsChapitre 53 sur 55 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Nous avons suffisamment prouvé que les Juifs n'ont aucun niotif de poursuivre de la haine le christianisme, ils n'ont pas le droit de faire la guerre à ceux qui leur donnent l'hospitalité. Il est évident que, malgré le droit de cité qui leur est octroyé, ils ne se sentent pas à leur aise comme s'ils étaient chez eux. Malgré cela, ils ont une tendance à faire la loi aux niaîtres de la maison qui les reçoit; c'est un tort ; mais nous catholiques, disciples du Dieu qu'ils ont crucifié, nous ne devons jamais oublier que le Christ les tolère, les épargne et 'es couvre de sa perpétuelle protection. Les disciples doivent écouter leur Maître et pratiquer la tolérance, le support "••ituel envers ceux que la patience et la longanimité divine attendent pour leur procurer le salut à la fin des temps. Tou- *^fois, la miséricordieuse tendresse de Jésus ne peut supporter ^^ si longs délais, et nous avons constaté que, de temps en *^^ps, des êtres privilégiés, âmes prédestinées, entendent des appels intérieurs qui leur font embrasser le christianisme P^Xir devenir les meilleurs champions du catholicisme et les plus chaleureux prosélytes auprès de leurs coreligionnaires, «ous demandions aux Juifs de nous expliquer comment de telles conversions se réalisent. Il semble que le Christ se plaise à choisir ces prédestinés parmi les classes savantes des Israélites. Ce sont des rabbins, des fils de rabbins qui viennent à nous, qui brisent leurs chaînes, arrachent leurs bandeaux pour voir le vrai Soleil de justice. Quand ces brebis d'Israël ont senti la touche de la grâce, rien ne les arrête ; ni les biens de la famille, ni les efforts des doctes de leur religion, ni la craintes des persécutions, ni les reproches de leurs amis ne parviennent à ébranler leur généreuse résolution. Ils ne se contentent pas de faire les choses à. demi; ils se montrent parfois héroïques, car Hermann, le célèbre musicien juif, pouvait bien se convertir au christianisme sans aller s'ense-'

velir tout vivant dans un monastère de Carmes décbausséi^^H vivre dans une étroite cellule de quatre murailles nues et vou^^^| sa vie aux macérations, aux nuits sans sommeil, au brisementH et à la séparation de sa famille adorée. Il aurait pu sans tout I cela nous donner ses sublimes inspirations musicales au Dieu fl de l'Eucharistie. Maïs non, le Juif qui se convertit nous I ramène aux premiers siècles de l'Eglise par sa ferveur. Ceci M me rappelle une parole d'une Juive distinguée et d'une I loyauté à l'abri de tout soupçon. H

Dans uno entrevue de quelques minutes, cette dame nous^| disait que Juifs et catholiques ne pratiquaient plus de QO^^H jours leur religion comme dans les temps anciens. Sans noo^^H attardera faire une distinction sur ce reproche qui s'adresse^^^H plusieurs coupables, nous pouvons donner une légitini^^H satisfaction à notre interlocutrice en lui montrant les Juil^^| convertis pratiquant le christianisme avec une perfection aâ^^| dessus de tout éloge et en disant à tous ses coreligionnaires ^^H Convertissez-vous et vous serez, avec la grâce du Christ, <1^^| parfaits catholiques. ^^M

Et maintenant, quel sort attend ce modeste volume qui n'«^H point pour but de mettre le feu aux poudres dans le camp Israélite, ni dans le camp du Christ? Que nos lecteurs se fassent nos juges et nous disent si nous avons écrit avec

impartialité. Notre travail est fait dans un but d'apaisement-

La question juive est à l'état aigu, on nous assure qu'ell^^»:

prendra d'ici peu un caractère encore plus vif. L'heure nou; =»

a paru choisie pour une publication du genre de la nôtre qu^ — i cherchée mettre une sourdine aux cris mutuels de colère f— ? -< de guerre. Nous n'avons pas cherché à pourfendre les Jui^E's avec le cimeterre de Mahomet ; nous n'avons pas profité ci— ^*j récent crime de lèse-patrie pour crier : Tous les Juifs somct».! traîtres à la patrie. Nous n'avons pas tiré des faits panamist^^=s la conclusion que tous les Juifs étaient des voleurs. Lei» :»"s banqueroutes frauduleuses et les fuites de quelques-uns av ^^=c des mains pleines, ne nous autorisent pas à croire que tO'^Js. les Juifs sont des banqueroutiers. Nous avons entendu c^ ttains Juifs désavouer tous les tripotages, toutes les fortun *"* mal acquises, toutes les usures de Juifs rapaces et sordidt^

Nous avons rencontré des âmes juives, pieuses et Je bonne foi, et nous respectons cet état d'âme dont Dieu seul est le juge.

En vertu de notre impartialité, nous attendons avec calme les murmures et les colères que nos pages pourraient soulever. On nous a promis des tempêtes, et nous avons peine à y croire; on nous a dit que des flots d'encre allaient noircir notre personne et la rendre encore plus noire que notre habit.

Le peuple d'IsraÈl ne peut pourtant pas nous attaquer. Le Juif est sur la sellette, il est l'accusé du jour. Or, l'avocat défenseur n'est jamais l'objet des attaques de son client ou des témoins de la défense.

Lesjuifs sont trop sensés pour s'en prendre à celui dont la plume a écrit pour leur défense dans un but d'apaisement.

Les clameurs viendraient-elles du côté de la presse antisémitique? Mais de quel droit voudrait-elle mettre son clou dans un ouvrage d'apologétique sacrée ?

Nous n'empêchons nullement les antisémites de combattre

'es abus, les tendances, les influences des Juifs dans les

•îuestions politiques et sociales : ils sont dans leur rôle de

Français, et nous, nous sommes dans le nôtre en vertu de notre

caractère sacerdotal. Ceux qui voudraient nous combattre ne

'^raient que cracher en l'air, et alors nous serions plus heu-

''eux que notre divin Maître, dont les bourreaux ont visé

, adorable face et couvert sou auguste visage de leurs

''ïiiïiondes crachats; mais, nous, nous ne serions pas atteints

^^r tous les crachats en l'air, et si quelques-uns parvenaient

tious atteindre, nous nous trouverions très honorés de

**^rtager avec le Christ un de ces outrages dirigés contre son

*^Çuste et divine Face.

C'est chose plus facile à supporter que les épines de la

*^*^uronne tressée dans le prétoire. Ici, il nous suflirait d'un

^^ouchoir pour essuyer notre face et en faire disparaître

ignominie.

Cet outrage ne nous empêcherait pas de déplorer une plaie t*ï"ofonde qui existe chez les Juifs encore plus que chez les 'Catholiques, nous voulons parler du paupérisme, plaie sociale, t*rédite par le Christ en ces termes ; « Vous aure?. toujours des

pauvres parmi vous » ; plaie plus lamentable là où elle se produit sans rencontrer le remède unique : la charité.

Au lieu de porter envie aux grandes fortunes juives, nous plaignons ces multitudes plongées dans une misère épouvantable, sans consolation ni soulagement. Nous voudrions calmer les angoisses de leurs corps affanaés, et surtout leur procurer le pain des âmes, la vérité.

Mais la vérité et la lumière dans les intelligences ne sont , pas à notre disposition. j

La grâce de Dieu peut seule atteindre et toucher les coeurs, j Nous avons jeté une semence que le Soleil de Justice fera j germer et fructifier à une heure qui nous est inconnue et qui ' n'est pas en notre possession. Dieu seul peut dire à nos ; lecteurs celte parole créatrice : Fiat lux ! '■

« Que la lumière se fasse dans le monde des âmes comme ; elle a été faite pour éclairer le monde 'de notre sphère ' terrestre. »

appeLr

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