LA PRÉPARATION
çoivent. Ils lui demandent la confirmation dans la foi, la certitude des pardons divins, quelquefois la sévérité secrète des jugements qu'ils redoutent, et puis la santé, l'amour, l'espérance, l'avenir, moins de chagrins : tous les miracles. Ils allaient au curé d'Ars, comme ils sont allés à Dom Bosco, comme ils iront demain à celui qui aura tant de foi qu'il ne ressemblera plus aux hommes. y>
Cette condition nécessaire de la sainteté impose à l'apôtre l'obligation de travailler à l'acquérir. C'est V indispensable préparation à l'Apostolat.
Il est inutile de rappeler ici tous les moyens de sanctification que connaissent bien les âmes d'élite qui se vouent aux Œuvres.
L'un des meilleurs, sinon le plus efficace, est la Retraite spirituelle, surtout la Retraite fermée. La méditation des vérités éternelles, l'examen de ses dispositions personnelles, la considération du devoirtout cela fait toujours du bien, en rapprochant les âmes de Dieu et en les unissant à lui par l'amour.
Mais, quand ces exercices se font dans une profonde solitude, loin du monde et de ses relations, loin des affaires et des intérêts de chaque jour, loin des affections et préoccupations ordinaires, quelle liberté et quel élan y trouve une âme pour se donner à Dieu !
Quand ces exercices se font, (comme le demande la Retraite fermée), sous la direction d'un maître
qui a pour mission de travailler chaque âme en particulier, de la suivre individuellement, de l'éclairer, de la soutenir, de l'encourager à chaque pas de son renouvellement spirituel, quel bienfait ! L'âme sort de là absolument transformée, prête à tous les sacrifices et à tous les dévouements.
L'expérience en a été faite souvent ; et aujourd'hui il n'est pas un homme expert qui ne ratifie ce jugement : la Retraite fermée est la véritable école d'Apostolat.