I. — Préparation des Congrès cantonaux
Le Congrès cantonal doit être préparé par le Comité cantonal ; celui-ci se réunit à cet effet deux mois avant l'époque fixée par Monseigneur pour le Congrès. C'est lui qui en choisit le lieu, et qui en fait ensuite le programme.
Le lieu du Congrès n'est pas nécessairement le cheflieu de canton ; il est bon de varier. Mais toute paroisse n'offre pas les facilités voulues pour la tenue d'un Congrès cantonal. Il faut qu'on puisse y trouver une salle contenant environ 200 personnes. Les écoles libres peuvent «Hre utilisées pour cette réunion, à défaut d'autre local.
Une autre salle est nécessaire pour le banquet, s'il doit y en avoir un.
Le banquet n'est pas indispensable, mais il est très désirable. Il épargne aux congressistes la préoccupation du repas de midi, il empêche bien des abus, et l'ex-
périence a montré qu'il donne satisfaction à tout le monde.
Il faut y éviter le luxe et la dépense. Presque partout on peut organiser ce repas pris en commun pour une cotisation de 1 fr. 50 à 2 francs. Il ne faudrait pas dépasser ce chiffre.
Il sera bon que le nombre des convives soit connu la veille du Congrès, et qu'on refuse impitoyablement quiconque n'aura pas été inscrit à l'avance : c'est le moyen d'empêcher les retardataires. Dans chaque paroisse, l'un des membres du Comité paroissial reçoit les inscriptions, et le prix de la cotisation. Une carte est donnée à chaque convive, qui la remettra à l'entrée de la salle.
Les organisateurs du banquet doivent prévoir les toasts et en régler le sujet et l'ordre.
L'attention du Comité cantonal doit surtout se porter sur le programme du Congrès.
Le Congrès aura toujours deux parties : 1" des cérémonies religieuses ; 2° des séances d'études.
Les cérémonies religieuses consisteront dans un i messe basse, avec chant du Yeni Creator, célébrée vers 9 h. ou 9 h. 1/2, et dans un salut du Très Saint-Sacrement, à la fin de la journée. On invite à ces cérémonies les personnes de la paroisse qui ne prennent pas part au Congrès : il faut intéresser tout le monde à cette œuvre, et demander aux âmes pieuses le concours de leurs prières.
Les séances d'études sont plus difficiles à régler. Le programme en sera indiqué d'abord par les besoins du canton : c'est en cela que le Comité pourra fournir d'utiles
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Il faut prendre garde d'aborder un trop grand nombre de questions dans un seul Congrès. Deux questions suffisent pour chaque séance d'études.
La situation de l'Union catholique dans le canton, avec ses comités et ses œuvres, peut fournir l'objet principal de la première séance ; l'étude spéciale d'une œuvre de piété ou de défense religieuse suffirait à compléter le programme de la matinée.
A la séance de l'après-midi, il vaut mieux étudier des œuvres d'intérêt général, parce qu'il est plus facile d'en suivre l'exposé, et qu'une assistance plus nombreuse peut être invitée à cette réunion. Là où le local le permet, on y invitera les dames, surtout les membres des Ligues féminines.
Les questions à étudier dans cette séance sont les suivantes : les écoles, les œuvres postscolaires, la presse, Y alcoolisme, Y émigration, etc.. ou tout autre sujet intéressant spécialement la région . On peut y aborder l'étude des œuvres sociales proprement dites : caisses rurales, syndicats agricoles, mutualités, etc. Mais il ne faudrait pas donner à cette étude un caractère purement économique : un congrès cantonal est avant tout un congrès catholique. Dans la rédaction du programme, il ne faut pas l'oublier.
Le programme ainsi établi sera communiqué à M. le Directeur des Œuvres et soumis à son approbation ; il sera ensuite envoyé à tous ceux qu'on veut inviter au Congrès.
Les invitations sont faites par chaque Curé ou Recteur pour sa paroisse. Une invitation générale pour chaque paroisse sera faite d'abord à l'église, de façon à
n'exclure personne ; mais il sera bon d'insister près des membres dont la présence est désirable.
Il faut éviter de faire des invitations trop nombreuses : c'est la qualité plus que le nombre des Congressistes qui est à rechercher.
Un Congrès a pour but de réchauffer le zèle des hommes d'action du canton, c'est donc à ceux-là surtout que doivent aller les invitations. Si quelques autres sont susceptibles de devenir des hommes d'action, l'assistance à un Congrès peut leur faire du bien. Tous doivent être capables de tirer profit des discussions, c'est-à-dire d'y trouver un enseignement et une formation catholiques.
Le Congrès n'est pas une de ces manifestations de foi religieuse dans lesquelles le nombre est un élément considérable. Ce caractère appartient aux journées paroissiales ou cantonales ; mais il ne convient pas aux Congrès : ceux-ci ne sont destinés qu'à la formation de l'élite.
Les plus profitables des Congrès seraient certainement ceux auxquels prendraient part exclusivement les membres des Comités paroissiaux, si l'on était assuré de leur présence ; car il faut aussi prendre garde que le nombre des absents ne réduise trop l'importance du Congrès.
Dans quelques cantons, on s'est bien trouvé du système qui consiste à appeler aux séances du matin les membres des Comités exclusivement, et à inviter aux séances de l'après-midi tous les adhérents qui constituent les Unions paroissiales.