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AVERTISSEMENT DE L'FDl i I l R
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Lorsque M'"'" Paul Taimerv, qui a, si pieusement et si nalurellemeiit, consacré sa vie à éditer et poursuivre l'œuvre immense de son mari, m'a fait Tlionneur do demander mon aide pour rééditer le présent volume, il m'a semblé que la lâche était sim[)le et facile à concevoir, encore que délicate à exécuter.
Le devoir le plus évident était de respecter absolument le texte de la première édition (Paris, Alcan, 1887). Paul Tannerj avait noté de-(M de-là, dans son exemplaire de main, les corrections qu'd projetait sur le moment : elles ont été citées, entre crochets, au bas des pages en question. Il avait, dans deux comptes rendus concernant Mélissos, et aussi dans une lettre à Gaston Milhaud sur 1 dhmité spatial, indiqué certains points importants sur lesquels sa pensée s'était modifiée : ces comptes rendus et cette lettre ont été imprimés à la lin du v(dume (Appendice 111). Mais il n'appartenait à personne de rien clian<;er ni aux raisonnements ni aux conclusions de l'auteur, ou même de se substituer à lui pour introduire dans son texte les modifications qu'il avait entrevues à une certaine date, et dont rien ne nous dit qu'elles eussent exprimé sa pensée définitive. La nouvelle édition iej)roduit donc scrupuleusement le texte de l'ancienne.
Paul Tannerv, qu'Ulrich von Wilamowitz appelle « un autodidacte génial », était un très méthodique et très consciencieux înitiateui'. A la iin de chacune des monographies qui composent ce livre Pour la Science Hellène, il a voulu donner la traduction des documents qui s'j rapportent. Ces documents sont, d'une part, les renseignements transmis par les auteurs antiques sur les opinions du phjsiologue étudié, c'est-à-dire sa Doxogi aphte; d'autre part, les Fragments que nous possédons des œuvres mêmes
de ce phy8i()l()«;iie. Paul Tiuinerv ('m[)runlail les lexlrs doxogra- |)lii(|iies à rcdilioii des I)(uogra/>hi Graeci de Diels, qui fait toujours autorité. Mais, à cette dale, il n'avait à sa disposition, pour les tVa<;nients des (ouvres, que le recueil de MuUacli, hragmenln plidosophonnn i^raccoruni (3 volume>, Pari>, Didol, i8r)o-i.S(Si). Ce rceueil avait au moins une (jualité, celle d'exister, et, si dcCectueux qu'il soil, il n'est pas (Mioore remplacé pour l'ensemlde. Mais, en i()o3, llermann Diels \n\\A\'A svs Fragmente der Vorsol.radLer (hrrlin, Weidiuiinn. \ cl Tmi |)a^es). Si le temps lui en rùt été donné, avec cpielle joie et quel souci de mise au point l*aul Tannerv aurait utilisé celte publication nouvelle de son sjivani ami ! l'.lle rem[)laçait délinilivement celle de Mullach pour tout ce ([ui concerne les Antésocratiques, et, tmis fois rééditée de k)»)) à i()a2, s'est elle-même continuellement auomentée et améliorée. On ne pouvait déceuiment rééditer Pour la Science Hellène sans faire; au moins le plus indispensable de ce que son auteur aurait cerlaiuement fait lui-même : indiquer, pour chaque document traduit, les références aux Vorsokratikcr de Diels, sauf à renvoyer aux Doxograjiki pour les parties de ces documents (pii n'ont pas eu entrée dans les VorsoAratiAer.
La /i"" édition de ce dernier Recueil ne diffère de la ^ que par des Suf^plrnients {Naclitràge), qui ont été précisément édités à part, sur le désir même de Diels. pour l'usage des travailleurs [)Ossédani déjà la 3'' édition. Sur les deux \olumes de textes que contient ci^tte S*" édition (le volume 111 étant le \\ or t index de VV. Rrantz ajouté à la :>/' édition de 1910). le second, et la partie des ISarlitrdge (pii s'y rapj)orte, n'entrent en considération que pour cecpii concerne Leucip[)e et Démocrite (Pour la Science Hellène, Appendice 1, § M) et suiv.). Le lecteur qui voudra confronter les traductions de Vaul Tannery avec les textes correspondants trouvera donc, |)Our chaque unité doxographique ou chaque fragment, les renvois suivants :
Do.r. = Diels, Doxographi Graeci, Berlin, Reimer, i87(). Vors. — Diels, Die Fragmente der Vorsokratiker, griechisch
und deulsch^ 3^ édition, Berlin, Weidmann, i{)i2 (sauf indication contraire, Bd I).
Nacht. — Diels, Die Fragmente der Vorsokratiker^ Nachtràge ziisannnengestellt fiir die Besitzer der dritten Aujlage, Berlin, Weidmann, 1922 (sauf indication contraire, Nachtràge ziun ersten Band^ p. xix-xlviii).
Les renvois sont faits, pour la doxographie, aux pages et lignes des Vorsokratiker owNacktrage (ou, subsidiairement, des Doxographi), et pour les fragments, au numéro que porte chaque fragment dans les Vorsokratiker. Cela n'implique d'ailleurs point une préférence constante pour l'ordre suivi par Diels, ordre qui, on le verra pour les fragments de Parménide, ne répond même plus, en certains cas, à ses intentions dernières. Le but est seulement de faciliter au lecteur le recours aux textes par des indications nombreuses et précises, et ce|)endant aussi discrètes que possible.
Mais, (piand il comparera, soit le texte grec, soit la traduction de Diels, à la traduction de Paul Tannerj, le lecteur sera parfois déconcerté par des divergences notables, qui s'expliquent, le plus souvent, par des divergences entre le texte de Mullach et celui de Diels. Si Paul Tanuerj avait vécu, il aurait adapté sa traduction au texte amélioré, ou bien, à l'occasion, il l'eût défendue et maintenue. Des éditeurs n'avaient pas le droit de remanier la traduction de Paul Tannery; ils n'avaient qu'à la reimprimer telle quelle, sauf, naturellement, ce qui était faute d'impression évidente de la première édition, ou ce qui était déjà corrigé dans les marges de l'exemjdaire de main. Mais ils devaient, en note, entre crochets, signaler ces divergences de textes ; observer, au besoin, (pie la traduction de Paul Tannerv est encore aujourd'hui lapins vraie ou la seule vraie, ou même que Diels était revenu finalement au texte qu'elle suppose; d'autres fois, reconnaître franchement que ce texte était mauvais; enfin, dans certains cas, dire qu'aucun texte n'est sûr. Nous l'avons fait, là où cela semblait indispensable, aussi clairement et aussi brièvement que nous avons pu. Pour Empédocle au moins, nous avons cru nécessaire d'étendre les références à V Aurore
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