Voilà ce «pii m'a paru ressembler à la vérité
1(). Les di«Mix n'ont pas tout montré aux bommes dès b? commencement, mais les bomm«îs cbercbent, et avec le temps ils trouvent le meilleiir (18).
17. Voici ce qu'il est bon de dire près du feu, par un temps d'biver, coucbé sm- un lit moelb'ux, n'ayant plus faim, buvant «lu vin doux et grignotant des pois : « De «juel pays «îs-tu ? quel Age as-tu, mon ami ? et quel âge avais-tu quan«l le ]VIè«le est survenu ? » (22).
18. Maintenant je commence un autre discours, je prcn«ls une nouv«lle voie...
... Un jour, dit-on, comme il (Pytbagore) passait près d'un cbien qu'on battait, il s'écria, plein de pitié : « Arrête, ne frappe plus, c'est l'àme d'un ami, je l'ai reconnu en entendant ses plaintes. » (7).
19. Que quebju'un remporte la victoire par la légèreté de ses pieds, ou au pentatble à Olympie, là où le temple de Zeus s'élève sur les bords du
Visas, qu'il Iriompbe à la lutte, au pugilat, ou encore à ce terrible combat (lu'on api^'llc pancrace, on le verra bonoré parmi ses concitoyens, siégeant au pn-mier rang pour les spectacles, nourri aux frais du peuple; la vdle lui offrira un don digne d'être consacré. Pour une course de chevaux, co sj-ra la même chose; et cependant je suis plus digne de tels honneurs; ma science vaut mieux que la vigueur d'un homme ou d'un cheval. Il y a là une mauvaise coutume, il n'est pas juste d'estimer la vigueur au-dessus <le la sci«'nce utile. Ce n'est pas parce qu'il y aura dans la ville un bon athlète pour le ptigilat, le pentatble ou la lutte, parce qu'il y aura un bon coureur (pioiqu'on ««stime encore plus dans les jeux la légèreté que la vigueur, ce n'est pas pour c(da que la ville aura de meilleures lois. Non, il n'y a guère à se n'jouir, pour une ville, d'une victoire remportée sur les bords du Pisas, ce n'«'st pas cela qui remplit les magasins (2j.
50. (biand ils ne subissaient pas l'odieuse servitude, empruntant aux Lv«licns leurs ruineuses folies, ils allaient à l'agora tout couverts de pourpre; ils étaient souvent là plus de mille, superbes, la chevelure artistement or«l«)nnée, exhalant le parfum de savantes onctions (3).
21. Le sol est pur, pures sont les mains et les coupes; voici les couronnes (le fleurs, voici le suave parfum qui circule dans la fiole. Le crnter est debout, nmpli d'allégresse; il y a du vin et il ne f«'ra pas défaut, il est prêt dans les cruches, doux comme h- miel, odorant comme la fl«'ur. Au milieu de nous l'encens exhale sa sainte vapeur; voici de l'eau fraîche, pure et de bon goût, voici des pains «lorés et la table est rich«'ment chargée de fromage et de miel on«lueux. Au milieu, l'autel tout couvert de fleurs; tout autour, «lans la maison, les chants et la joie. II faut d'abord, en hommes sages, célébrer le <li«Mi ])ar de bonnes paroles et de chastes discours, faire des bbations et «b'mander «le pouvoir nous conq)orter justement; voilà ce qu'il faut, amis, pas d'injures; pm's, que chacun boive de façon à pouvoir retourner chez lui sans serviteur, à moins d'être trop âgé. Et nous louerons celui qui, tout «•n buvant, «lira «les choses utiles et vertueuses, selon sa mémoire ou son esprit. Il n«' faut pas raconter les combats des Titans, des Géants ou des C«'nlaures, contes forgés par les anciens, ni des «lisputes ou des bagatelles qui ne servent à rien; il faut toujours bien penser des dieux (1).
22. Poiir une cuisse de chevreau, tu as reçu, présent honorable, celle d'un bœuf engraissé; cela se saura «lans toute l'IIellade, cela ne s'oubliera pas, tant «pi'il y aura des chanteurs hellènes (6).
2,'^. Ne verse pas «l'abord le vin «lans la coupe; mais «l'abord l'eau, le vin ensuite (5).
24. Voilà «léjà soixante-sept ans qui ont balloté mon inquiétude sur la terre hellène; j'étais né depuis vingt-cinq, si je sais bien la vérité là-dessus (8).
25. La partie n'est pas égale, entre un impie et un homme pieux. (Vors,
2 iS ,
CHAIMTHK VI.
AXAXIMÉXE.