‹ Pour l'histoire de la science hellèneChapitre 137 sur 209 · CHAPITRE IX. — PARMÉNIDE D'ÉLÉE (d · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX. — PARMÉNIDE D'ÉLÉE (d

9. Cicéron {De deor nat., I, 41). — Parménide invente quelque chose qu'il s'imagine semblable à une couronne (nom qu'il lui donne), un cercle continu d'ardente lumière, ceignant le ciel, et qu'il appelle dieu ; personne ne peut soupçonner là soit une forme divine, soit un sentiment. Avec cela, nombre d'autres monstruosités; il élève aussi au rang des dieux la Guerre, la Discorde, l'Amour et autres choses du même genre, que détruisent la maladie, le sommeil, l'oubli ou la vieillesse. Quant aux astres, ne parlons plus à son sujet de ce que nous avons déjà relevé pour un autre. — Philodème.

Parménide semble faire son premier dieu inanimé et identifier

ceux qui sont engendrés, soit avec les passions humaines

10. Aétius, I. — 3 (Théodoret). Parménide, fils de Pyrrhès, d'Élée, ami de Xénophane, dans la première partie de son écrit, discourt d'accord avec son maître; car on lui attribue ce vers (v. 60). Comme cause de l'univers, il reconnaît non seulement la terre, ainsi que Xénophane, mais encore le feu. — 7. Parménide: Dieu est l'immobile, limité et sphérique. — 24. Parménide, Mélissos, Zenon suppriment la genèse et la destruction, puisqu'ils considèrent l'univers comme immuable. — 25. Parménide et Démocrite : Tout arrive par nécessité; ils disent aussi fatalité, justice, providence, auteur du monde.

11. Aétius, II. — 4. Parménide: Le monde est un. — 4. (Voir Doxog. de Xénophane, 42.) — 7. Parménide: Il y a des couronnes qui s'enroulent l'une sur l'autre; une est formée de l'élément subtil, une autre du dense; les autres, intermédiaires, sont mêlées de lumière et d'obscurité. Toutes sont environnées comme par un mur solide sous lequel est la couronne ignée ; solide est également ce qui est au centre de toutes et ce noyau est à son tour environné de feu. Celle qui est au milieu des couronnes mélangées est pour toutes l'origine du mouvement et de la genèse; il l'appelle Divinité Gouvernante, Tenant la clef, Justice et Nécessité. L'air a été excrété de la terre et s'en est dégagé en vapeurs sous la violente pression qu'elle a subie ; le soleil et la voie lactée sont des soupiraux de feu ; la lune est un mélange de feu et d'air. C'est l'éther qui est au plus haut et qui enveloppe le tout ; au-dessous vient la partie ignée que nous appelons ciel; puis vient ce qui environne la terre. — 44. {Doxog. d'Anaximène, 9.) — 44', 43, 47 {Doxog . d'Heraclite, 8.) — 45. Parménide place d'abord dans l'éther l'étoile du matin, qu'il dit être aussi l'étoile du soir; au-dessous le soleil, puis les astres de l'ensemble igné, qu'il appelle ciel.

12. Aétius, II. — 20. Parménide et Métrodore: Le soleil est igné. — Parménide : Le soleil et la lune se sont détachés du cercle lacté, l'un du mélange plus subtil, qui est le chaud, l'autre du plus épais, qui est le froid. — 25. La lune est ignée. — 26 et 28. Elle est égale au soleil et éclairée par lui. — 30. L'aspect de la lune est dû au mélange de l'igné et du ténébreux; aussi l'appelle-t-il astre à fausse lumière.

13. Aétius, III. — 4. La nuance de la voie lactée est produite par le mélange du dense et du subtil. — 11. Parménide a le premier déterminé les lieux habitables de la terre dans les deux zones limitées par les tropiques. — 15. Parménide, [Démocrite] : La terre, par suite de l'égalité de distance de tous les côtés, reste en équilibre, puisqu'il n'y a pas de raison qu'elle aille ici plutôt que là. Aussi elle peut être ébranlée, mais non déplacée.

14. Aétius, IV. — 3. Parménide et Hippasos: L'àme est de feu (Macrobc : Parménide fait l'àme de feu et de terre). — 5. Parménide et Épicure mettent le principat dans toute la poitrine. — Parménide, Empédocle, Démocrite: L'intellect et l'âme sont une même chose; il n'y aurait donc pas, d'après eux, d'être vivant privé de raison. — 9. P. Les sens sont trompeurs. — Parménide, Empédocle, Anaxagore, Démocrite, Épicure, Héraclide : Les sensations particulières se produisent par la proportion des pores, chaque objet senti s'y adaptant pour la sensation correspondante. — Parménide, Empédocle : Le manque de nourriture produit le désir.

15. Aétius, V. — 7. Parménide, contrairement à Empédocle, dit que les contrées du nord ont engendré les mâles, qui participent davantage au solide; celles du midi auraient au contraire donné naissance aux femelles, chez lesquelles domine le subtil. — Anaxagore, Parménide: (Pour la naissance des mâles), la semence du côté droit se rend dans le côté droit de la matrice, et celle de gauche dans le côté gauche; s'il y a interversion, le sexe est féminin. — 11. Parménide : Lorsque la semence vient du côté droit, il y a ressemblance au père; si elle vient du côté gauche, à la mère. — 25. (Tertidlien.) Empédocle et Parménide: Le sommeil est un refroidissement. — 30. Parménide: La vieillesse arrive par la perte du chaud.

16. Gensdrinus. — IV, 7. La même opinion (sur la naissance primitive des hommes), fut aussi celle de Parménide d'Élée, qui sauf quelques exceptions de détail, s'accorde là-dessus avec Empédocle. — V, 2. Parménide pense que la liqueur séminale sort soit

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