CHAPITRE XIII. — EMPÉDOCLE D'aGRIGENTE (d
Anaxagore et rivalisa avec Parménide, en se rapprochant de lui, mais encore plus des pythagoriens. Il pose les quatre éléments corporels, le feu, l'air, Feau et la terre, comme éternels, tout en admettant que la combinaison et la séparation en fassent varier la quantité en plus et en moins; mais il a en outre, pour les mouvoir, deux principes proprement dits, l'Amour et la Haine; car les éléments doivent subir un mouvement alternatif, de combinaison par l'Amour, de séparation par la Haine. Ainsi, d'après lui, il y aurait six principes, car, dans tel passage, il attribue à l'Amour et à la Haine le pouvoir efficient (vers 68-69), dans tel autre, il les place sur le même rang que les quatre (vers 78-81).
2. Philosophum., 3. — (1) Empédocle, venu après les pythagoriens, a aussi longuement parlé de la nature des daimones, qu'il croit en très grand nombre et occupés à administrer ce qui se passe sur la terre. Il regarde comme principe de l'univers la Haine et l'Amour et le feu intelligent de l'unité, le dieu ; d'après lui, tout est formé de feu, tout se résoudra en feu, dogme adopté par les stoïciens, qui s'attendent donc à un embrasement. — (2) C'est, de tous, lui qui avoue le plus complètement la métempsycose (vers 11-12). — (3) Ainsi il affirme que les âmes passent dans les corps de tous les animaux. Son maître Pythagore avait dit qu'au siège de Troie il avait été Euphorbe ; il avait prétendu reconnaître son bouclier. Voilà pour Empédocle (l).
3. Ps.-Plut. (Stromat., 10). — Empédocle d'Agrigente admet quatre éléments, le feu, l'eau, l'éther et la terre, avec leur cause, l'Amour et la Haine. De la combinaison primordiale des éléments s'est d'abord séparé l'air qui s'est répandu tout autour en cercle ; après l'air, le feu s'est dégagé, mais, ne trouvant plus de place en haut, a couru au-dessous de la concrétion formée par l'air. Il y a autour de la terre deux hémisphères qui tournent circulairement, l'un dont l'ensemble est de feu, l'autre qui est mêlé d'air et d'un peu de feu; c'est ce dernier qui fait la nuit. Le commencement du mouvement a résulté de la rupture d'équilibre entraînée par la réunion du feu. Le soleil n'a nullement une nature ignée; c'est un reflet du feu, semblable à celui qui se produit sur Feau. La lune a été constituée par de l'air entraîné par le feu ; cet air s'est concrétionné comme de la grêle; la lumière de cet astre vient du soleil. Le principat n'appartient ni à Ta tête, ni à la poitrine, mais au
(*) Ce passage des Philosophumena vient de la même source suspecte que celui relatif à Heraclite.
sang; aussi les hommes ont des supériorités différentes suivant les parties du corps où le sang afflue en plus grande quantité.
4. Ëpiphane, III, 19. — Empédocle, fils de Méton, d'Agrigente, introduisit les quatre éléments primitifs, feu, terre, eau, air. Il dit qu'il y a d'abord eu haine des éléments; car ils auraient, suivant lui, été séparés à l'origine, mais maintenant ils sont unis par un amour réciproque. Ainsi il reconnaît aussi comme principes deux forces, la Haine et l'Amour, l'une attractive, l'autre répulsive.
5. Hermias, 8. — En face se dresse Empédocle frémissant; du haut de l'Etna, il pousse de grands cris : « Les principes de l'univers sont la Haine et l'Amour, l'un réunit, l'autre sépare; c'est leur lutte qui fait toutes choses. Je définis celles-ci comme semblables et dissemblables, infinies et limitées, éternelles et en devenir. » Bravo, Empédocle! je te suivrai jusqu'au cratère en feu.
6. Cicéron (De dcor. nat., I, 12). — Empédocle a commis bien des erreurs, mais c'est sur les dieux qu'il s'est le plus honteusement trompé. Car les quatre éléments, dont il compose toutes choses, sont divins à ses yeux, alors qu'ils sont évidemment soumis à la génération comme à la destruction et qu'ils sont absolument insensibles.
7. Aétius, I. — 3. Empédocle, fils de Méton, d'Agrigente, admet quatre éléments, feu, air, eau, terre, et deux forces primitives, l'Amour et la Haine, l'une qui unit, l'autre qui sépare. Il dit : (vers 159-161). Il appelle Zeus l'ébullition et l'éther, Héré vivifiante l'air, Aidoneus la terre (*); Nestis et fontaine humaine désignent la semence et l'eau. — 5. Empédocle : Le monde est un, mais ce n'est pas l'univers; il n'en est qu'une petite partie, le reste est de la matière inerte. — 7. Empédocle (?) admet comme étant l'un la nécessité, comme sa matière les quatre éléments, comme formes la Haine et l'Amour; il considère comme dieux les éléments et le monde que constitue leur mélange, ainsi que leur réunion primitive et finale sous une seule forme; il regarde comme divines les âmes et comme divins les purs qui participent purement aux âmes.
.8. Aétius, I. — 13. Empédocle reconnaît avant les quatre éléments «les particules minima qui sent comme «les éléments homéomères antérieurs aux éléments. — 15. La couleur est ce
qui s'adapte aux pores de la \ne. [Il y on a «pialre, comme il y a
ta hùméfiquei, 9tobée, etc. interrertisseat les doom mythique! '!•• Pair el de la terre.