‹ Pour l'histoire de la science hellèneChapitre 185 sur 209 · CHAPITRE XIII. — EMPÉDOCLE D'AGRIGENTE (d · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII. — EMPÉDOCLE D'AGRIGENTE (d

quatre éléments : blanc, noir, rouge, vert (?).] — 17. Empédocle et Xénocrate composent les éléments de molécules plus petites, qui sont des minima et comme des éléments d'éléments.

9. Aétius, I. — 18. Empédocle : Il n'est dans l'univers vide ni superflu. — 24. (Voir Doxogr. d'Anaxagorc, 10.) — 26. La nécessité est la cause qui met en œuvre les principes et les éléments. — 30. Il n'y a naissance de rien, mais combinaison et séparation des éléments; il écrit dans le premier livre des Physiques (vers 98-101).

10. Aétius, II. — 1. Le monde est un. — La route circulaire du soleil décrit la limite du monde. — 4. Le monde naît et se détruit suivant la prédominance de la Haine ou de l'Amour.

11. Aétius, II. — 6. L'éther s'est dégagé le premier, le feu a suivi, puis la terre, de laquelle l'eau a jailli sous la pression énorme du tourbillon; par vaporisation l'eau a fourni l'air. Le ciel est formé par l'éther, le soleil vient du feu, les environs de la terre sont feutrés des autres éléments. — 7. Empédocle a dit que les lieux des éléments ne sont pas toujours constants et déterminés, mais qu'ils ^'échangent réciproquement (Achille : en sorte que la terre soit emportée en haut et le feu en bas).

12. Aétius, IL — 8. L'air cédant à l'effort du soleil, le pôle arctique s'est déplacé, le côté du nord a été élevé, celui du sud abaissé, et par suite le monde entier s'est trouvé incliné. — 10. La droite du monde est au tropique d'été, la gauche au tropique d'hiver.

13. Aétius, IL — 11. Le ciel est solide, formé par une concrétion de l'air semblable à la glace et au-dessus du feu ; il renferme l'igné et l'aérien séparés en deux hémisphères. — 13. Les astres sont de feu et proviennent de l'igné enveloppé par l'air et qui en a été exprimé lors de la séparation primitive. — Les étoiles fixes sont attachées au crystal, les planètes sont libres.

14. Aétius, IL — 20. Il y a deux soleils : l'un archétype, feu qui remplit constamment l'un des deux hémisphères du monde et se reflète au sommet de cet hémisphère; l'autre, le soleil apparent, est ce reflet même, < invisible > dans l'autre hémisphère rempli d'air mêlé de feu, et qui, produit par réflexion de la terre circulaire à la voûte crystalline, est entraîné par le mouvement de l'igné. Pour parler plus brièvement, le soleil est un reflet du feu entourant la terre. — 21. En tant que reflet, le soleil est égal à la terre. — 23. Le retour du soleil aux cercles tropiques a lieu parce que la

324 POUR L'HrSTOIRK DE LA SCIENCE HELLÈNE.

sphère qui le renferme l'empêche d'aller toujours en ligne droit. 24. L'éclipsé se produit lorsque la lune passe au-dessous.

15. Aétius, II. — 25. La lune est de l'air épaissi, analogue à un nuage et concrétionné au-dessous du feu, en sorte qu'il a mélange (?). — 27. Sa forme est celle d'un disque. — 28. Elle est éclairée par le soleil. — 31. Elle est deux fois plus éloignée du soleil que de la terre. — La hauteur de la terre au ciel, ou l'élévation à partir de nous, est inférieure à la dimension suivant la largeur, le ciel étant plus développé dans ce sens, et le monde ayant une forme analogue à celle d'un œuf.

16. Aétius, III. — 3. Le tonnerre provient de la lumière qui tombe sur une nuée et en chasse l'air malgré sa résistance, le bruit est dû à l'extinction et à l'écrasement de cet air, l'éclair à l'illumination, la foudre est la tension de l'éclair. — 8. Empédocle et les stoïciens : L'hiver est produit par la prédominance de l'air qui tend à se dilater et à gagner les parties supérieures ; l'été correspond au contraire à la prédominance du feu, qui tend à gagner les parties inférieures. — 16. Empédocle : La mer est la sueur de la terre échauffée par le soleil; (elle est salée) à cause dp la force de cette chauffe. (Cf. Alexand. in meteor., 9 a : Quelquesuns pensent que la mer est comme une sueur de la terre ; chauffée par le soleil, elle a jeté cette humidité, qui est salée de même que la sueur. Ce fut l'opinion d'Empédocle.)

17. Aétius, IV. — 3 (Théodoret). L'âme est un mélange de la substance éthérienne et de l'aérienne. — 5. Le principat appartient à la composition du sang. — (Voir Doxogr. de Parménidc, 14.)

— 7 (Théodoret). L'âme est incorruptible. — 9. Les sens sont trompeurs. — Le plaisir est procuré au semblable par le semblable, dans l'addition de ce qui fait défaut; en sorte que pour qui manque il y a désir du semblable. La douleur est l'effet, contraire, car il y a éloignement réciproque entre tout ce qui diffère par la composition et le mode d'union des éléments.

18. Aétius, IV. — 13. Empédocle présente des passées qui peuvent être entendus, les uns pour l'explication de la vision par lea layons, les autres pour celle au moyen des Images; les derniers sontles plus considérables, car il admet les émanations xr.izzz:r.).

— 14. Les images dans les miroirs sont produites par les émanations qui s'arrêtent sur leur surface et qui sont refoulées par l'élément igné, lequel se dégage du miroir et dont les courants les entraînent avec l'air qu'elles rencontrent. — 15. L'audition

Page 1