LE PRISONNIER
Jeune homme, c'est assez.
Tu ne me devais pas traîner dans ce repaire.
Tu devais obéir aux ordres de ton père. Brancomir a raison et tous ces chiens aussi.
Pourquoi me faire grâce ? Ai-je crié merci ?
Si, devant moi, sanglant et l'épée abattue.
Je t'avais eu, t'aurais-je épargné? — Qu'on me tuel
LES SOLDATS
A mortl
Sur un signe de Michel, on entraîne U prisonnier,
M I c H E L , i Constantin.
Fais ton profit de cette leçon-U.
BENKO, à part.
Ainsi meurt le croyant. Il n'est de Dieu qu'Allah I
CONSTANTIN, à part.
Ohl l'infernale guerre!...
BAZILIDE, destinant MUiiti^.
Eh bien, er cette femme?
CONSTANTIN
Maintenant, c'est mon droit, père, que je réclame. Elle est ma prisonnière et ma part de butin.
MICHEL
C'est ton droit, en effet.
BAZILIDE
Vraiment, beau Constantin?
Vraiment, tu la choisis pour esclave? Une aimée 1 Une fille qui suit les charrois de l'armée, Portant à son collier, symbolique ornement.
Les sequins de sa dot, gagnés Dieu sait comment I Elle est assez belle... oui, mais la conquête est mince Pour un fier capitaine et pour un fils de prince. Elle peut,, tout au plus, amuser tes soldats.