TOUS
Ainsi soit-il!
l'évêqub-roi.
La guerre A fait Brancomir grand parmi nous.; mieux que moi Il mérite à coup sûr la couronne de roi; Pourtant on me la donne et ma surprise est grande* Mais je dois obéir, quand le peuple commande.
ACn I, SCÈNE VI 31
Dans sa sagesse, il veut que le chef vedouté, Sauveur de la patrie et de la chrétienté, Achève jusqu'au bout sa besogne guerrière, Et choisit le vieillard dont l'ardente prière A toujours imploré le ciel pour ce pays.
La volonté de Dieu soit faite! J'obéis.
J'accepte le devoir encor -plus que le titre. Mais, ^ant sur le front la couronne et la mitre^ O vaillant Brancomir, je viens d'abord vers toi Pour t'ofRrir le baiser paternel de ton roi.
Mon règne sera court; car sur moi la nuit tombe; Sous mon trône je sens le vide de ma tombe.
Tu seras tout à fait vainqueur, quand )e mourrai. Et deviendras le roi du pays délivré.
Jusque-là, Brancomir, de cœur et dé pensée Soyons unis tous deux pour l'œuvre commencée, L'œuvre sainte qu'il faut poursuivre sans répit; Et, pour qu'on sache bien qu'aucun mauvais dépit N'a glissé dans ton sein sa perfide vipère.
Viens embrasser ton roi qui t'aime comme un père Et viens t'agenouiller aux pieds de ton pasteur.
uicu^Ly àpart.
Moi, fléchir le genou devant cet imposteur, Cet hypocrite 1... Oh! Dieu! subir un tel outrage
l'évêque-roi. Viens, je t'ouvre mes bras, qu'attends-tu ?
B A z I L I D E , bas, à Michel.
Du courage t Il est le maître encore et tu dois obéir.
Michel, domptant sa fureur, s'approche d'Etienne, qui l'embrasse; puis il s'agenouille devant Vévêque qui lui pose les deux mains sur la tète,
BEN KO, à part.
J'arrive à temps... Cet homme est bien mûr pour trahir.
l'évêque-roi.
Maintenant, je vous fais mes adieux et regagne Viddin, heureux d'avoir salué la montagne.
Le libre et fier Balkan, boulevard de la Foil Je retourne aux autels où je prierai pour toi, Brancomir, champion de l'Europe chrétienne!
Et nulle gloire, ami, n'est égale à la tienne; Car, pareil à l'archange écrasant les démons, • Tu tiens la barbarie au pied de ces vieux monts. Immobile, vaincue et de terreur frappée Par l'éblouissement de ta sublime épéel
LES SOLDATS
Vive le Roi 1
MICHEL, à part.
Vieillard, qui crois nos cœurs unis, Haine et malheur sur toi 1
l'évêque-roi, au fond de la seine, élevant la main droite.
Vous tous, soyez bénis 1