L'ÉVÊQUE-ROI, CONSTANTIN, BAZILIDE, MILITZA, OUROSCH, LAZARE, ANNA
CONSTANTIN
Le Roi !
LES SOLDATS
Sire, justice I
LAZARE, au roi.
Ouil tels sont nos soupçons.
Oui! nous cloutons du chef et nous le dénonçons. O Roi 1 fais-nous justice I
OUROSCH.
Oui, sauve-nous, saint prêtre I
LAZARE
II nous perd \
OUROSCH.
Il nous vendl
LAZARE
Cest un fou!
çS POUR LA COURONNE
OUROSCH.
C'est un traître!
LAZARE
Nous étions vainqueurs tant que le père a vécu. A bas l'indigne fils !
OUROSCH.
A bas le chef vaincu!
LES SOLDATS
Trahison! Trahison!
L'ÉVÊqUE-ROI.
Soldats mutins, silence!
Jamais on n'aura rien de moi par violence...
Constantin, la patrie est en péril de mort, Et je viens te chercher pour le dernier effort; Car, malgré tes revers, je connais ta bravoure. Je résiste à la foule injuste qui m'entoure Et je ferme Toreille à ces cris furieux.
Mon devoir est de dire à tous ces factieux Que le sort est souvent cruel pour le plus brave, Que je te tiens pour bon chrétien, pour vaillant Slave, Et que leur faux soupçon me fait honte et pitié! Je te veux, devant tous, prouver mon amitié.
Et puisque en ce moment de suprêmes alarmes.
Vieillard, je suis parti, prêtre, j'ai pris les armes, Pour notre foi chrétienne et notre liberté, Je prétends que tu sois toujours à mon côté, Défendant ma personne et les reliques saintes;