ACTE V
Une place publique à Viddin. Au milieu, un peu vers la gauche, se dresse sur un haut piédestal la statue équestre de Michel Brancomir. A droite, l'entrée d'une prison, avec une lourde porte ferrée à laquelle on accède par une sorte de perron de quelques marches. Au fond, la ville où s'élève le dôme d'une basilique byzantine. Ruelles à droite et à gaache. Coucher du soleil.
SCÈS^QE TT{EéMIÈl{E
MILITZA, OUROSCH, LAZARE, ANNA, la Foule.
Au lever du rideau, Ourosch et Lazare, en armes, sont entourés par une foule d'hommes, de femmes et d'enfants qui les acclament, Milit^a est accroupie dans une attitude désolée contre le mur de la prison, dont deux soldats gardent la porte.
LA FOULE
Vivat I — Vive le Roil — Vive le saint Évêquel
OUROSCH.
Honneur au peuple slave! Honneur à la Croix grecque 1
Il est sauvé, le cher pays que nous aimons ; Les damnés Osmanlîs ont repassé les monts, Et notre vieux Balkan, notre montagne noire.
Nous protège toujours... Ils sont vaincus!
LA FOULE
Victoire!
LAZARE
Grande victoire!... et due au prêtre en cheveux blancs!... Les chanteurs parleront encore dans mille ans. Soyez-en sûrs, du roi mitre faisant la guerre.
OUROSCH.
Ah ! si vous l'aviez vu, portant son reliquaire.
Droit sur son cheval blanc par deux diacres conduit!
LAZARE
Du lever du soKi au tomber de la nuit.
Partout où la mêlée était très meurtrière, Il surgissait, tranquille et toujours en prière
OUROSCH.
Et Ton voyait alors les ennemis fléchir.
LAZARE
Oui, gloire au roi vainqueur! Othorgul, le muchir, S*est fait tuer. Les Turcs sont en pleine déroute Et courent en jetant leurs armes sur la route. Beaucoup 5c sont noyés en se pressant aux ponts. •
OUROSCH, s* adressant à la statue.
Et toi, rhomme de bronze, es-tu content? Réponds.