‹ Pour la FinlandeChapitre 47 sur 78 · J. R. Danielson, Finnland's Vereinigung, p · texte numérisé non relu

J. R. Danielson, Finnland's Vereinigung, p

dément. Elle est péremptoirement réfutée, en premier lieu, par le fait que le clergé luthérien formait l'un des quatre Etats de la diète, et que, par conséquent, les privilèges dont il s'agit lui étaient garantis dans la phrase du texte russe qui mentionnait les privilèges appartenant à chaque Etat ; et, en second lieu, par le fait que l'évêque Tengstrôm, prêtant serment dans la cathédrale en qualité de <l porte-parole d du clergé, avait juré expressément de <r garder et « maintenir la vraie et pure doctrine luthérienne ce évangélique ». Il est vrai que cette clause déplaît à M. Ordirie, qui se permet, pour expliquer que son autocrate sacro-saint Tait permise, l'impertinente remarque qu'Alexandre avait atteint l'âge de trente ans avant d'avoir fait connaissance avec la Bible '. Toujours est-il que ce serment ainsi que le fait relevé par Ordine font comprendre que la traduction suédoise fait aussi peu de violence aux intentions du Tsar que ne l'a fait Speranski lorsque le 16/28 mars il a lu aux Etats en présence du maître un document en langue française dont les premiers

1. Ordine, Soumission de la Finlande, n, 1889, p. 316, 317. Comp. J. R. Daxielsox, Finnland's Vereinigung, p. 128.

mots annonçaient la volonté de Sa Majesté de « donner une preuve solennelle de ses inten- « tions généreuses de conserver et maintenir <ï inviolablement la religion, les loix, la constitu- <r tion du pays 1 ». — Troisième falsification. Les traducteurs ont écrit habitants au lieu de sujets; ils ont voulu par là étendre les promesses du Tsar, contre son intention, aux rebelles qui n'avaient pas encore déposé les armes. Mais cette nouvelle insinuation est en flagrante contradiction avec le fait que, déjà, dans l'allocution d'Alexandre, lorsqu'il reçut le serment des Etats, et derechef dans le manifeste du 23 mars/ 4 avril, le Tsar a lui-même, dans son français à lui, employé le mot ^habitants pour désigner ceux à qui ses promesses s'adressaient. Insinuera-t-on que l'élève de La Harpe ne comprenait pas la langue de son précepteur*? Les faussaires auraient en quatrième lieu substitué la notion de lois fondamentales (psnovnyïe zakony) à celle de lois primitives (korennyïe zakony), dans l'intention systématique d'étendre les promesses impériales au maintien des actes de 1772

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