‹ Pour la justiceChapitre 17 sur 58 · LE DISCOURS DE M. MONK · texte numérisé non relu

LE DISCOURS DE M. MONK

Le premier des ministnes qui a répondu à notre jeune et excellent ami M.

Lamarche, (vifs applaudissements) — qui, j'espère, d'ici à la fin de ce débat, comme dans toute sa carrière, saura prouver par des actes, par des motions et par des votes qu'il reste à la hauteur du magnifique discours qu'il a prononcé cette semaine — a été ^L Monk. Au début de son discours, M.

MonK, ministre des travaux publics...

(cris de "shoo ! " "shoo ! ")

Non, messieurs, attendez au moins à la semaine prochaine ; et permettez ici à l'ami personnel, à l'homme qui apprécie en M. Monk la haute probité professionnelle, les qualités de l'homme privé que connaissent tous ceux qui ont vécu dans son intimité, nermettezmoi de vous demander d'écouter de sang-froid la réfutation que je vais faire de sang-froid des propoisi lions' que je crois inexactes dans son discours.

Cela vaudra mieux, pour le moment, que des cris et des vociférations.

Messieurs, nous n'avons jamais demandé qu'on lançât l'injure au nom de Laurier. Durant les quinze années de son règne, les défaillances n'ont

pas manqué, il s'est commis des fautes semblables à celle qu'on se prépare & répéter à Ottawa. Néanmoins, avant de le dénoncer, avant de le déclarer indigne de toute confiance, nous avons commencé par scruter ses actes, par le peser lui-même et par le juger. Je vous demande d'adopter envers les hommes qui gouvernent aujourd'hui la même mesure de patience, la même mesure de sang-froid, afin de pouvoir leur appliquer avec équité la même mesure de justice.

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