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Puis tout haut:
— Mon cher monsieur, vous paraissez souffrant. Nous sommes venus, mon ami et moi, vous porter secours. Vous avez besoin de manger, sans doute; vous avez. besoin de remèdes et de soins. Ne voulez-vous pas que je vous fasse entrer à l'Hôtel-Dieu. Vous v seriez infiniment mieux qu'ici. .
Une expression pénible et amère contracta le visage du vieillard.
— Non, dit-il, je veux mourir ici ; quelqu'un m'enterrera, ne serait-ce que pour se débarrasser de mon cadavre.
— Il ne s'agit pas de vous enterrer, mon cher monsieur, dit Lamirande, mais de vous soigner et de vous guérir.
— Pourquoi vous intéressez-vous à moi ?
dit le vieillard. Je ne vous connais pas, vous ne me connaissez pas... Je n'ai pas d'ami...
— Oh oui! vous avez des amis. Nous ne yous connaissons pas, il est vrai, mais nous voyons que vous êtes seul, que vous êtes malade, que vous êtes un membre souffrant de Jésus-Christ. Cela suffit pour vous donner droit à notre amitié...
— Qui êtes-vous ? Pourquoi venez-vous
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ici? Que ne me laissez-vous pas mourir en paix ?
— Je m'appelle Lamirande. Je suis venu ici parc: que la société Sani-Vincent de Paul m'a envoyé vous voir et vous soulagrr.
Quant à mourir, êtes-vous bien sûr de mourir en paix ?
En prononçant ces dernières paroles d’une voix émue, Lamirande jeta sur le vieillard un regard pénétrant. L’étranger se troubla.
Lamirande continua :
— Ayez donc confiance en moi; dites-moi qui vous êtes, d'où vous venez et pourquoi vous êtes dans ce misérable galetas ? Ditesmoi ce que nous pouvons faire pour vous ?
Les lèvres du vieillard frémirent, ses yeux se mouillèrent.
— Vous êtes réellement bons, tous deux, dit-il. Pardonnez-moi si je vous ai si mal reçus tout à l'heure. J'ai le cœur plein d'amertume et il déborde. Mais je n'ai besoin de rien, laissez-moi, je vous en prie. Peu vous
importe mon nom, peu vous importe mon histoire.
Et l'étranger dirigea son regard vers Saint- Simon. Lamirande crut comprendre que le
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pauvre abandonné ne voulait pas parler en présence de deux personnes. Aussi prit-il la détermination de revenir seul.
Après avoir échangé encore quelques paroles avec leur étrange protégé, les deux visiteurs prirent congé de lui et dirigèrent leurs
pas vers d'autres réduits où des pauvres plus
loquaces et plus communicatifs les attendaient.
Deux heures plus tard, I amirande, se trouvant libre, retourna seul auprès du vieillard. En gravissant le dernier escalier, il ne put s'empêcher de saisir ce bout de conversation :
— Alors je vous mettrai en pension quelque part à la campagne. Il m'est i.npossible de faire plus.
— Je te le répète, fils dénaturé, je mourrai dans ce galetas. Je n'accepterai pas cette bouchée de pain que tu me jettes comme à un chien. Tu as honte de moi! Eh bien!
tu ne seras pas longtemps exposé à rougir de ton père |
À ce moment Lamirande frappa à la porte entrouverte.
— C'est sans doute quelque pauvre voisin du quartier, dit tout bas le vieillard à son fils. Va ouvrir. On croira que c'est üne simple
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visite de charité -que tu fais à un étranger malade.
La porte s'ouvrit et Lamirande se trouva face à face avec Aristide Montarvai, jeune Français, riche, brillant, établi à Québec depuis plusieurs années. Sans être amis, les deux hommes se connaissaient bien. Un :nstant ils gardèrent ur. silence embarrassé, et pendant ce court ntervalle ils échangèrent ur gard qui valait de longues explications.
Lamirande put lire sur le visage du jeune Français le dépit, la crainte, la colère, la rage même ; tandis que Montarval resta comme interdit sous l'empire de ces yeux qui, il le sentait bien, plongeaient jusqu’au fond de son âme.
Ce fut cependant Montarval qui, payant d'audace, rompit le silence :
—Que venez-vous faire ici? dit-il sur un ton hautain et provocateur.
— Je viens soulager votre père, puisque vous l’abandonnez aux soins des étrangers, répondit Lamirande avec calme.
— Ah! c'est comme cela que vous écoutez aux portes, hypocrite que vous êtes, s'écria Montarval hors de lui-même.
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Lamirande ne daigna pas lui répondre, et l'écartant d’un geste, il pénétra dans la chambre et se rendit auprès du vieillard que cette | scène avait fortement ému. ‘
— Monsieur, lui dit Lamira 1de, en montant l'escalier j'ai surpris bien involontairement votre secret. Souffrez que je vous amène chez moi. à
Le vieillard fondit en larmes. 4
— Oh ! dit-il, que vous êtes hon ! mais je ne k puis accepter votre offre. Je : :..:inourir ici inconnu, afin que mon fils n’ait pas honte de moi. Car c'est mon fils unique, et je l'aime, À malgré tout ce qu'il m'a fait souffrir.
En parlant ainsi, le vieillard s'était assis sur son grabat. Lamirande put constater la ressemblance frappante entre les traits du père et ceux du fils. Deux visages assombris, l’un par le chagrin, l'autre par les passions j.e père inspirait de la sympathie, le fi. ie invincible répugnance.
- Lamirande s'assied à côté du vieillard et passe doucement son bras autour de lui pour le soutenir.
— Parlez, monsieur, épanchez votre cœur,
cela vous soulagera.
— Ah! mon fils, poursuivit le vieillard, comme s’il parlait à lui-même, je nele maudis pas, car s’il est mauvais aujourd’hui, c'est ma faute. Je l'ai élevé sans correction, j'ai laissé ses caprices, ses funestes penchants grandir avec lui. Il me semblait que c'était là de l'amour paternel. Aujourd'hui je vois ma folie. Il m'a ruiné.
Puis il a quitté la France, il y a bien des années. Je ne savais pas où il était, car il ne m'écrivait jamais. Ce fut par hasard que je vis, dans un journal canadien, qu'il était établi à Québec, qu'il était riche. Je l'aimais toujours, et résolus de venir le retrouver, car j'étais si seul. Ah ! que ne suis-je resté là-bas dans ma solitude. J'étais pauvre, j'avais du chagrin en pensant à mon fils absent ; mais au mcins je n'avais pas le cœur brisé comme il l’est aujourd'hui. . ». J'avais juste assez de petites économies pour payer mon passage à Québec. En arrivant ici je me suis rendu tout droit chez mon fils. ...
La voix du vieillard s'étouffa dans les sanglots. Après quelques instants, il continua :
— Le malheureux ! il ne voulut pas reconnaître son père! Il me traita d'imposteur, me mit à la porte de sa maison et me dit, avec
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des menaces, de n'y plus jamais mettre les pieds. Vous comprenez le reste. Je me suis réfugié ici pour mourir.
Lamirande, vivement impressionné par ce récit, laissa le vieillard pleurer en silence pendant quelques instants, le soutenant toujours. Puis il l'interrogea doucement.
— Mais si votre fils n'a pas voulu vous reconnaître, comment se fait-il donc qu'il soit venu vous trouver ici ?
— Je voudrais croire à un mouvement de repentir, mais, hélas ! par ce qu'il m'a dit je vois trop qu'il n’a agi que par peur du scandale. Il a craint que mon histoire ne fût connue.... Il a voulu m'envoyer dans un hôpital ou me mettre en pension à la campagne. Ilrougirait d’avoir son vieux père chez lui. Je ne puis accepter le morceau ‘de pain qu'il me jette.... C'était son cœur que je voulais ; il me le refuse. ... Je n'ai qu'à mourir inconnu pour lui épargner la honte...
Un nouveau paroxysme de sanglots l’em- b | pêcha de continuer. 4 Pendant que le vieillard exhalait ainsi sa h |
douleur, le fils avait allumé un cigare, et, le dos tourné vers le lit, il regardait par la fené-
les suis
)en- UrS.
ous soit
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tre, tambourinant sur les -vitres crasseuses. Profitant de l'interruption dans les confidences de son père, il se retourna vivement. Il
‘avait un reflet de l'enfer dans les yeux. Ce-
pendant, il refoula sa rage et parla avec un calme apparent.
— [] me semble que voilà bien des paroles inutiles. Je ne veux pas, je ne puis pas m'embarrasser de ce vieillard. Que ferais je de lui chez moi, moi qui suis garçon? Je lui fais une offre raisonnable et il la refuse. Que voulez-vous que je fasse ?
Et le fils dénaturé se dirigea vers la porte:
Lamirande qui soutenait toujours le vieillard prêt à défaillir, s’écria :
— Mais c'est épouvantable ce que vous dites là, monsieur Montarval. Est-ce ainsi qu'un fils doit traiter son père ?
— Je puis me dispenser de vos sermons, fit Montarval.
— De mes sermons, oui; mais vous ne pouvez vous dispenser d'obéir au commandement de Dieu qui nous ordonne d’honorer nos parents.
— Encore un sermon ! ricana Montarval.
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Est-ce que je m'occupe des commandements de votre Dieu, moi ?
— Mais, pauvre insensé, vous voulez donc vous damner !
— Appelez ça comme vous voudrez, mais
je ne veux pas de votre ciel où il faudra croupir
éternellement dans un ignoble esclavage aux pieds du tyran Jéhovah. Je veux être libre dans ce monde et dans l’autre, entendez-vous ?
Lamirande frémit. Il avait souvent iu de pareilles horreurs dans les livres qui traitent du néo-manichéisme ; mais c'était la première fois que ses oreilles entendaient un tel cri d'enfer, que ses yeux voyaient les feux de l'abîme éclairer de leur sombre lueur un visage humain. ‘“ Seigneur Jésus! murmura-t-il, je vous demande pardon de ce blasphème ” Puis se tournant vers le blasphémateur :
-— Laissons ce sujet, car je ne veux plus entendre de ces abominations. Mais si vous ne craignez pas le jugement de. Dieu, ne redoutez vous pas, au moins, la justice des
hommes? Je puis vous dénoncer, si non aux
tribunaux, du moins à l’opinion publique.
— Mais vous ne le ferez pas. Je nierai, et où sont vos preuves ?
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De sa main gauche, Lamirande indiqua le vieillard que son bras droit soutenait toujours.
— Il ne parlera pas, fit Montarval, je le connais.
— Mais ma parole suffira, dit Lamirande.
Entre mon affirmation et votre dénégation, les honnêtes gens n’hésiteront pas.
— Au besoin, le vieux niera avec moi pour me sauver du déshonneur. (Contre deux négations votre affirmation ne vaudra rien.
— J'attendrai que votre père soit mort pour vous dénoncer.
Montarval perdit contenance, car il comprenait fort bien qu'on ajouterait foi plutôt à la parole de Lamirande qu'à la sienne.
Le vieillard jeta un regard suppliant sur son protecteur.
— De grâce ! monsieur, ne le dénoncez pas, ne le déshonorez pas...
— Mais il mérite le mépris des hommes.
— Oh! de grâce, de grâce, je vous en prie, ne le dénoncez pas.
— Allons, mon cher monsieur, fit Lamirande, venez-vous en chez moi. Vous êtes brisé par la fatigue et l'émotion; vous avez
besoin de repos. Plus tard nous reviendrons sur ce pénible sujet. Venez !
—— Vous tenez réellement à m'amener chez vous ? interrogea le vieillard.
—- Oui, j'y tiens beaucoup, plus même que je ne puis vous dire.
— Eh bien! j'irai, mais à une condition:
c'est que vous me promettiez de ne jamais le dénoncer.
Lamirande hésita. Faire cette promesse, c'était en quelque sorte s'engager à laisser le crime impuni. Persister dans sa détermination vis-à-vis du fils dénaturé, c'était condamner le père à mourir misérablement sur ce grabat.
Puis il songea à l’âme de ce pauvre abandonné.... Son âme était peut-être plus malade encore que son corps... Il n’hésitait plus.
— C'est bien ! je vous le promets.
Puis se retournant vers le fils.
— Misérable! Les hommes ne connaîtront pas votre crime et votre honte. Mais la malédiction de Dieu vous atteindra. Allez!
— Je vous sais gré de cette bienveillante permission et de vos bons souhaits, fit Montarval qui avait repris son aplomb et son audace accoutumés.
Et sans adresser une seule parole à son père, sans le regarder, il sortit de la chambre en fredonnant un motif d'opéra.
— Il est parti, mon fils est parti! murmura le malheureux père.
— Permettez-moi de le remplacer auprès de vous, dit Lamirande. Venez; ne restons pas ici davantage.
L'étranger se laissa conduire comme un enfant. Une voiture attendait Lamirande, et au bout de quelques minutes protecteur et protégé descendaient à la porte d’une modeste demeure de la Haute-Ville.
— Nous voici rendus, dit Lamirande en donnant le bras au vieillard chancelant. Entrons.
— Que dira votre femme en vous voyant installer dans votre maison un étranger, un moribond ?
— Elle dira que vous êtes le bienvenu.
À ce moment, mauame Lamirande vint audevant d'eux. Si le vieillard avait eu des craintes sur la réception qui l’attendait, la vue de cette figure de madone dut le rassurer.
— Ma femme, dit Lamirande, voici un étranger qui est dans le malheur. La divine Providence nous le confie. Nous allons l’ac-
cueillir pour l'amour de Jésus-Christ. Pour des motifs que je respecte, il aésire n'être pas connu. Nous nous contenterons donc d’avoir soin de lui.
— Monsieur, dit la jeune femme en pressant affectueusement la main du vieillard, pendant que dans ses yeux brillait une lumière céleste, vous êtes mille fois le bienvenu. Nous tâcherons, par nos bons soins, de vous faire oublier vos chagrins qui sont grands, je le vois,
Le pauvre délaissé essaya de remercier ses bienfaiteurs ; mais il ne put que balbutier quel-
‘ques mots inintelligibles. Les forces lui manquèrent tout à coup, et il serait tombé lourdement sur le parquet si Lamirande ne l'eût soutenu.
On le transporta sur un lit. Il était sans mouvement et sans vie apparente. Madame Lamirande le crut véritablement mort.
— Non, fit Lamirande, il n'est pas mort; il reprendra même bientôt connaissance, mais il s'en va rapidement. Il n’en a que pour quelques heures. Dis à la servante de courir chez le Père Grandmont. Qu'il vienne sans tarder.
Puis le jeune médecin s’empressa de donner au malade les soins que réclamait son triste
état. Il eut bientôt la satisfaction de le voir revenir peu à peu à la vie. Enfin, le vieillard ouvrit les yeux et jeta un regard inquiet autour de lui.
— Qu'est-ce ?,... Où suis-je ?.... Oh!
je me souviens de tout maintenant.... Mon protecteur, que vous êtes bon ! Merci! mille fois merci! Mais je ne serai pas longtemps un fardeau pour vous. Je sens que je vais MOUTITe « «+
—- Oui, mon ami, dit doucement le médecin, vous allez mourir. Il faut songer à votre âme ; il faut songer à Dieu et à ses jugements, mais aussi à sa miséricorde.
— Ah! répond le mourant, il y a longtemps, bien longtemps que je néglige mes devoirs religieux. Mon cœur s'était endurci.
J'étais tombé, non pas dans l’incrédulité, précisément, mais dans l'indifférence. Votre charité a fondu les glaces de mon âme. Je veux me confesser: Voulez-vous envoyer chercher un prêtre. Je sens que je n'ai pas de temps à perdre. |
— Un vénérable père jésuite que j'ai envoyé quérir sera ici dans quelques instants.... C'est lui qui entr:. Confez-vous à
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lui sans crainte. C'est la bonté même. Sa passion, c'est de sauver les âmes, c'est de ramener les pécheurs à Dieu.
Comme il prononçait ces mots la porte s’ouvrit et le père Grandmont entra. Ses cheveux blancs comme la neige encadraient un visage de saint, visage sillonné de profondes rides, mais surnaturellement beau, car on y lisait un amour immense üe [ieu et du prochain.
—Que la paix de Notre Seigneur soit avec vous, mes enfants, dit-il, en s'avançant vers le lit. Notre ami a plus besoin de moi que de vous, n'est-ce pas, mon ” 2?r docteur ?....
Eh bien ! laissez-nous.
Lamirande et. sa femme se retirèrent.
Longtemps les deux vieillards restèrent seuls. Quand le père Grandmont vint trouver Lamirande, il était rayonnant d’une joie céleste : il avait réconcilié une âme avec Dieu!
— Ah! mon cher ami, dit-il, que le bon Dieu est bon ! Voilà une phrase que nous.
répétons souvent sans y attacher beaucoup d'importance. Mais que c’est donc vrai! La miséricorde de Dieu! Qui pourra jamais en mesurer l'étendue ? Non seulement elle est infinie, sans bornes ; non seulement elle est
prête à pardonner tout péché; mais elle est agressive ; elle nous poursuit jusqu'à notre dernier soupir ; jusqu’à notre dernier soupir nous n'avons qu'à nous jeter dans cet océan d'amour pour atteindre le port éternel. Oh!
pourquoi tant de pécheurs ne profitent-ils pas du temps de la miséricorde qu'on appelle la vie? Pourquoi repousser la miséricorde de Dieu pour affronter sa justice qui est non moins infinie. ... Allez, mon ami, faites préparer la chambre. Je vais lui administrer l'Extrême Onction et lui donner le saint Viatique.
Quelques instants plus tard, Lamirande, sa femme, sa petite fille Marie et l'unique servante de ce inodeste ménage étaient pieusement agenouillés autour du lit de douleur, pendant que le Père Grandmont administrait au mourant les derniers sacrements de l'Eglise.
Le vieillard tomba bientôt après dans une syncope prolongée. Puis reprenant tout à coup connaissance et serrant convulsivement la main de Lamirande, il murmura :
— Merci!.... Jésus! Marie ! Joseph !,...
Mon fils !....
Ce furent ses dernières paroles.
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