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solides ot (Juriibles, (!l, .^ ils se sont :iiissi rapidement formés, c'est sans donle que, avant môme de nous connaître, nous avions certainement des pensées communes, un même i)ut, le même désir, la même volonté de fonder un gouvernement digne d'une démocratie libre et sage, respectueux de tous les intérêts, ayant le culte de toutes les gloires de la France, ambitieux d'accroître encore les titres qu'elle possède à l'estime et à la reconnaissance du monde. {App/jnulissi'inents
11 n était pas, à notre gré, de conquêtes assez élevées dans l'ordre des choses morales, de vertus assez hautes ni assez fécondes, de rêves de bonheur assez riants, de couleurs assez séduisantes pour former une auréole à cette jeune République que nos pères nous avaient appris à aimer et que nous avions vue renaître toujours jeune et immortelle comme les droits de l'humanité. (A ppl'in</'i.ssements pro'ongés.
Je ne crains pas de rappeler cet idéal, en dépit des épreuves que nous avons traversées et (jui étaient inséparables, sachons le reconnaître, de toute création et de toute genèse, parce que, cet idéal, je le sens encore vivant en moi, et parce que la plupart de nos déceptions ont tenu à ce que nous avons voula obtenir d'un présent hàlif, ce qui ne pouvait être que le fruit d'un très long avenir. [Monvemenl.)
Il est naturel à l'homme de mesurer l'œuvre du temps à sa propre durée. Il est bon qu'il en soit ainsi, car cette imp:itience est l'aiguillon qui nous soutient et qui nous pousse. Mais c'est une gravé erreur d'apprécier l'évolution politique et historique d'une nation comme on pourrait le faire de la croissance des individus.
Il a fallu des siècles pour que La barbarie s'eiVaçàt