DE LA RELIGION ET DE LA LIBERTE DES SPECTACLES
CiiAMiîRE DES DÉi'UTÉs. — Scauce (In U juin ISS3. — Le parii clérical et légitimiste de Toulouse avait provoqué des scènes de désordre à propos de l'exhibition, dans une baraque dite le Musée républicain, des instruments de torture employés par l'Inquisition. M. de l.anjuinais, député monarchiste, s'empressa d'interpeller le ministre de l'intérieur et de lui demander la fermeture du Musée républicain qui était, selon lui, une insulte à la relif,'ion. M. Waldeck-Rousseau présenta les faits sous leur vrai jour et fit une déclaraliou de principes tuv la liberté des spectacles.
MESSIliURS,
Je crois que j'ai le devoir de faire connailre à la Chambre très nettement les faits qui ont motivé l'interpeliation de notre honorable collègue, et dont il me semble n'avoir donné qu'un aperçu assez vague et, en tout cas, un peu trop général.
Il y a parmi les très nombreux musées ou théâtres ambulants qui vont de ville en ville un établissement fort modesle, dont l'existence est déjà longue et avait été quelque peu obscure, et auquel l'honorable M. de Lanjuinais vient de donner la consécration d'un débat parlementaire. [Rires approbatifs à gauche et au centre.)