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Pour les autorités des collèges et autres grandes institutions éducationnelles [microforme]

Préparé par le Docteur H. Béland, Sénateur, et présenté par la Compagnie d'Assurance “Métropolitaine”. Bureau-Chef Canadien, Ottawa.

Ro AS —

Brochure exclusivement destinée au conseil de direction et aux professeurs de nos grandes maisons d'éducation

Le champ de l'Hygiène est vaste. Des volumes nombreux ont été publiés traitant de ses différents aspects. Tâchons d'en éliminer les côtés un peu abstraits et de le réduire à sa plus simple expression.

Quels sont donc les principaux auxiliaires de la santé?

Ce sont certainement ces éléments et ces pratiques dont l'absence chez un sujet entraine la mort à courte échéance; l'air, la lumière, l'eau, l'alimentation et en pays froid le vêtement. D'autres auxiliaires de la santé moins essentiels mais très importants sont le travail, le repos, la récréation, le sommeil, le logement, la propreté. Comme on le voit nous ne eurchargeons pas; nous restons dans le simple et le plausible.

L'air

Nous pourrions bien ici le définir, en donner la composition, dire par exemple qu'il contient environ 79% d'azote et 2% d'oxygène puis pousser l'étude jusqu’au rôle que l'un et l’antre de ces corps simples jouent cenjointement ou séparémen l'économie humaine; mais nous n’en ferons rier.

Nous savons que l'air est le premier agent de l'ex. physique. Il en faut. Il en faut constamment, et il importe qu'il soit aussi pur que possible.

Où donc se le procurer? Autant que faire se peut là où il est généralement pur c'est-à-dire en dehors des habitations et des édifices. Mais, me dira-t-on on ne peut certes pas vivre en plein air douze mois de l'année? C'est juste. Et l'importance d’une ventilation à l’intérieur, d'un renouvellement d'air aussi constant que possible se révèle à notre esprit.

Donc, dans les dortoirs, classes, salles d'études, salles de récréations, réfectoires, toutes pièces où vingt, cinquante, cent élèves sont réunis durant des heures, il serait souverainement

re

te

utile, pour ne pas dire indispensable de pourvoir au renouvellement de l'air respiré par de l'air non-respiré c'est-à-dire par l’air du dehors. L'air pur que la respiration introduit dans nos poumons est un précieux auxiliaire du travail intellectuel, de la digestion, de la récréation et du sommeil,

Lumière et chaleur

Sur ces deux agents qui se touchent par plus d'un côté, nous ne croyons pas qu'il faille s'étendre très longuement ici. Il va de soi qu'ils devront faire le sujet d'une présentation spéciale dans les difiérentes classes, par la voie des fascicules mensuels.

Toutefois, l'éclairage naturel et artificiel dans une grande maison d'éducation relève directement des autorités, et j'estime qu'il ne sera pas inutile d'en glisser un motici. La même observation s'applique à la chaleur, c'est-à-dire au système de chauffage.

Quant à la lumière, il est un principe bien reconnu, c'est qu'elle est indispensable au maintien des fonctions physiologiques.

La lumière naturelle, c'est-à-dire celle du soleil qui fidèlement revient chaque jour nous distribuer ses bienfaits, l'emporte de beaucoup comme efficacité sur la lumière artificielle. Malheureusement on doit de toute nécessité avoir recour” à cette dernière et dans ces cas, il importe qu'elle soit dirigée sur le plan de travail ou d'observation de l'élève sans trop offusquer son oeil. La lumière solaire, élément de chaleur et de vie, sera donc admise à larges fenêtres au sein des classes, des salles et des dortoirs.

Pendant les mois d'hiver comme durant ceux de l'automne et du printemps les règlements devraient faire une obligation aux écoliers bien portants de prendre leur récréation en plein air, à la lumière du jour et aux rayons du soleil. Le soleil est un antiseptique souverain.

Le chauffage mérite une attention suivie.—Il faut en autant que faire se peut éviter les températures excessives. Trop de chaleur endort, engourdit, rend l'étude, le sommeil et la

récréation pénibles. Excepté à la récréation, une température froide nuit sérieusement aux fonctions digestives, circulatoires, et même céréorales. Ilest bien reconnu que dans les dortoirs 1! n'est pas besoin d'une température aussi élevée que dans Îles autres salles. Le sommeil s'accommode bien de 65° Farenheit, même de 60°.

L'eau

Comme l'air, l'eau, entendons l'usage interne, est indispensable à la vie. Elle se rencontre en proportions variables dans tous les aliments ingérés. Elle représente environ 709 du corps humain. Il importe donc qu'elle soit bonne, c'est-à-dire qu'elle soit libre d'éléments impurs ou contaminants. Ce , quide d'un usage si universel, devra faire l'objet d'une étude particulière dans les fascicules mensuels, mais il semble que l'attention bienveillante des autorités de nos collèges doive être attirée sur l'importance primordiale d'un impeccable approvisionnement.

A ce sujet nous conseillons d'inviter le Bureau Provincial d'Hygiène à donner ses services au cas ou, dans l'esprit des autorités, ilexisterait quelque doute sur la pureté de l'eau fournie.

Des centaines d'existences seraien* menacées par l'usage même temporaire d'une eau impure. Il a coule de ceci qu'une surveillance continuelle doive être exercée sur la qualité de l'eau qui soit des robinets dans les maisons d'éducation. Si l'eau a sa provenance d'un système municipal et que les autorités civiques lui fassent subir l'analyse règlementaire périodique; bel et bien. Mais si la source d'approvisionnement est privée, ou si elle relève d'un village qui n’exerce pas de contrôle sur sa pureté, il importe de prendre des mesures qui établissent son innocuité. Ces mesures consistent en une analyse périodique par une personne compétente. On a vu des maisons d'éducation infestées de fièvre typhoïde à cause même de l'absence de ces moyens élémentaires de protection.

L'eau portée à l’ébullition pendant quelques minutes est débarrassée des éléments nocifs. Ceci pour les cas d'urgence.—

L'usage externe de l'eau a aussi son importance. Les mains,

la figure, et les pieds en sont tributaires, par ordre de fréquence.

Il va de soi que les règlements imposent le las ige de la

figure et des mains chaque matin: mais au moment des repas,

un bon s vorsnage des mainis—ce qui ne prend qu'une minute se recommande magnifiquement.

Le savonnage des pieds une fois la semaine est une mesure de propreté et de salubrité sur laquelle ii n'est pas nécessaire d'insister, de même que le lavage de la tête une fois par mois avec un savon goudronneux.

Je devrais ici faire mention des bains. Plusieurs institutions dans la Province de Québec les ont déjà adoptés pour leurs élèves. Bains ou douches atteignent le même but, celui de l'usage de l'eau tiède ou froide pour le lavage et rinçage du corps.

Là où il n'existe pas d'installation 2 1 hoc, la généralisation du bain chez les élèves est naturellement impossible. Et la question reste du domaine de l'opportunité ou de la possibilité d'y pour voir en considérant les dépenses à encourir. Par ailleurs, nous ne pouvons que nous réjouir de la pratique hebdomadaire ou bi-mensuelle du bain général là où il est possible d'y recourir.

L'alimentation

Voici encore l'un de ces sujets qu'il vaut mieux d'aborder avec la Direction qu'avec les élèves.——Sans doute, il faudra en parler également, mais d'une autre façon, aux écoliers, par le moyen des ‘ascicules inensuels, mis entre les mains des professeurs. is comme, en fin de con.pte, les aliments, leur quantité, leur nature, leur qualité, sont üu ressort exclusif des Autorités, il nous parait cpportun d'en discourir ici à l'exclusion des élèves.

F alimentation peut être ou liquide ou solide; généralement elle est ingérée sous les deux formes au même repas. Comme liquide on p end généralement de l'eau.—Les autres formes: lait, thé, caie, chocolat, vins, bouillons, consommés, contiennent une proportion ‘l'eau qui va de 80%, à 95%. Il est superflu de mentionner les aliments solides, viandes, poissons,

oeufs, fromage, sucre, beurre et graisses, riz, pain, fruits et légumes, que nous connaissons bien. Une Givision plus rationnelle des aliments est celle qui les présente en deux grandes classes: aliments inorganiques (tirés du règne minéral) et uliments organiques (tirés des règnes végétal et animal.)

Les inorganiques se limitent à l'eau que l'on désigne généralement comme inorganique, bien qu'elle soit le résultat de la combinaison de deux substarices que l'on trouve dans le règne végétal: L'Hydrogène et l'Oxigène—et aux sels.

La seconde classe—organiques -plus large et plus importante se subdivise en trois catégories :—

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