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Les hydrocarbures ou féculents: sucres, légumes, pain

patates, etc.

Le bon équilibre des fonctions vitales ne saurait être mair.tenu que par l'absorption d'une quantité variable de chacun de ces aliments inorganiques et organiques.

Le sel de cuisine est aussi indispensable que l'elbuminoïde, que le gras, que le féculent. Nos régimes alimentaires sont en thèse générale assez bien équilibrés. Et si l'on insistait pour me faire donner une opinion sur une amélioration à effectuer, je croira s devoir signaler que les légumes et les fruits ne sont pas servis en assez { :nde quantité chez nous, tandis que les viandes, surtout la viande de porc très grasse, le sont peut être en trop grande abondance.

Après tout, nos élèves mènent une vie plutôt sédentaire. On ne saurait comparer leurs activités physiques à celles par exemple des bûcherons, des menuisiers, des terrassiers ou des agriculteurs.—L'absence chez les écoliers de ces exercises physique- continuels prédispose à la constipation et l'on sait que l'u....- de légumes, de fruits et d'eau, en quantité, avec un pain aussi complet que possible (blé entier) sait remédier splendidement à la paresse intestinale.

Chapeau bas devant le lait! Le lait est un aliment complet. Il a de tout, du minéral, du végétal, de l'animal, de l'inorganique et de l'organique. Il possède des sels, de l'eau, de l'albumine, du sucre et des graisses. Le lait frais est de diges-

tion facile et souverainement nutritif.— S'il est impossible d'en distribuer à tous les élèves, ce que nous comprenons bien avec le lor ; hivernement de nos vaches, tâchons d'en faire une petite part aux plus jeunes (10 à 14 ans) et aux tioirs robustes, Et à ce sujet l'avis du médecin qui examine les élèves sera très précieux.

Pois, lentilles, haricots, blé d'inde, patates, choux, raves, navets contiennent toutes les classes d'aliments «4 laissent un résidu qui joue un rôle important dans l'élimination pa: l'intestin. [ls sont : recommander. N'oublions pas les soeurs du blé, un peu moins riches il est vrai, mais très 14: et très efficaces: l'orxe et l'avoine, cette dernière sous fie de gruau, e* la première en soupe, sont de toute première importance. y a bien aussi ce cher sarrasin qui fait de la si succulente et si bienfaisante galette. Oh! la galette de sarrasin avec un peu de gras où un peu de mélasse! Ce souvenir de notre jeunesse fait venir l'eau à la bouche.— Pourquoi n'en pas servir deux ou trois matins par semaine? Les intestins nous en seront reconnaissants!

Le Docteur

Chaque grande maison d'éducation a son médecin. Je comprends qu'il ne vient pas seulement lorsqu'il est appelé, mais que périodiquement il rend visi' * aux élèves bien portants comme aux élèves indisposés. Es. : trop ambitionner que d'envisager l'examen une fois par ar», de chaque élève? I y a tant à voir et souvent tellement à 1éparer par un simple coup d'oeil, ou une courte auscultation.

L'oreille du médecin sur la poitrine d'un enfant lui revèlera immédiatement l'état du coeur et des poumons.-—Un examen de la bouche lui indiquera la condition des dents et des amygdales. N'existe-t-il pas d'écoulement aux oreilles qu'on pourrait facilement supprimer, etc? Disons que le médecin ferait l'examen du quart des élèves en septembre et ainsi de suite pendant quatre mois. Arrivé au jour de l'an il les aurait vu tous. À chacun il aurait dit le mot encourageant ou le mot utile. On peut aussi naturellement distribuer l'examen sur une plus longue période.

Un “Garde à vous!” Ce qui suit est d'une nature plutôt délicate. Mais il

convient de voir les choses telles qu'elles sont. 11 ne sert à rien de se dissimuler les dangers.—Voici :—

Depuis la guerre, tous les pays sont infestés de maladies vénériennes. Le Canada n'a pas échappé à ce fléau.

Pourquoi Monsieur le Supérieur, soit directement soit en déléguant son autorité à l’un de ses collaborateurs, n’entreprendrait-il pas de réunir les finissants, même les élèves de philosophie junior et ceux de rhétorique s’il le juge à propos, et les mettre au courant des dangers qu'ils courent en s’abandonnant à l'inconduite. Certes, le côté moral de la bonne tenue devrait être suffisant pour les inciter à préserver leur âme et leur corps de la souillure, mais l'apparence d'un d iger, d'une catastrophe qui les ruinerait physiquement pou, à vie serait un splendide adjuvant.—Nous sonnons l'alarme! Et comme disait le défunt monsieur Tarte: ‘Si nous parlons c'est que nous savons!”

Toute ma vie j'ai gardé, et je garderai jusqu’à mon dernier jour, la plus profonde reconnaissance au Père Chapdelaine qui, professeur de physique et de chimie au séminaire des Trois Rivières me servit un solennel avertissement au moment où je le quittais pour entrer dans le monde. Les dangers qui existaient à cette époque—hélas déjà reculée (1891) — ont été décuplés depuis lors et j'estime qu'il y a là un service réel et inappréciable à rendre à notre jeunesse qui sans expérience de la vie, laisse définitivement le toit de l'Alma Mater.

Conclusion

Les pages qui précèdent préparées un peu à la diable, sont bien incomplètes.—[1 y aurait bien d'autres sujets, aussi très importants, à mentionner, tels les exercices physiques, gymnases, jeux, sports; tel l'attitude mentale si on peut dire, des élèves les unsenvers les autres, et qui doit s'inspirer du sentiment chrétien et de la charité; mais notre expérience nous a montré que nos grands collèges ne sont pas déficitaires à cet endroit.

Ce mémoire est destiné à la Direction et aux Collaborateurs de Monsieur le Supérieur. Puisse-t-il être agréé dans l'esprit qui l’a inspiré, esprit qui n'est autre que celui d'apporter à la grande cause de l'éducation, une contribution utile si humble soit-elle.

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