Propos de Convalescence. Mon Franc-Parler, 3" série
38 François Coppée et les Aveugles.
guillotine sur la nuque dun condamné à mort, et voilà un écrivain décapité. Or, c'est terrible à avouer, mais j'ai hien peur de manquer d'idées générales. J'ai beau me tàter, me fouiller. 11 n'y a pas à dire. J'en manque.
... Non, non', mon jeune camarade, soyons compatissants pour tous, soit, même pour ce scélérat très peu intéressant de Pranzini, puisqu'il a expié. Mais, diable! ne lâchons pas la morale élémentaire, la morale des catéchismes de deux sous, qui est, après tout, la bonne, et ne nous laissons pas entraîner par des attendrissements de dilettante. Non, la beauté ne vaut pas la vertu. Entre Antinous et saint Vincent de Paul il n'y a pas de comparaison.
Ceux ((ui n'ont lu do Coppée que Le Passant ou Le Luthier de Crémone, Le Reliquaire ou les Intimités, et qui" ne connaissent pas La Bonne Souffrance et les quatre volumes de Mon Franc-Parler, cju'on pourrait si bien appeler son «■ franc bon sens », ne savent pas quel homme de bon sens cohabitait chez lui avec le poète.