‹ Pour les Aveugles! Discours Prononcés aux Assemblées Générales de L'Association Valentin Haüy Pour Le Bien Des Aveugles De 1897 a 1907Chapitre 8 sur 29 · L'Omnibus. Mon FnANC-PAnLEri. 1'' série · texte numérisé non relu

L'Omnibus. Mon FnANC-PAnLEri. 1'' série

François Coppée et les Aveugles. 25

Au loin ', dans la lueur blême du crépuscule, L'am[»hilhéàlre noir des collines recule, Et, tout au fond du val profond et solennel, Paris pousse à mes pieds son soupir éternel. Le sombre azur du ciel s'épaissit. Je commence A distinguer des bruits dans ce murmure immense, Et je puis, écoutant, rêveur et plein d'émoi, Le vent du soir froissant les herbes près de moi, Et, parmi le chaos des ombres débordantes. Le sifflet douloureux des machines stridentes. Ou l'aboiement d'un chien, ou le cri d'un enfant. Ou le sanglot d'un orgue au lointain s'étoufl'ant, Ou le tintement clair d'une tardive enclume. Voir la nuit qui s'étoile et Paris qui s'allume.

... Oui donc- est importuné — quand se taisent les âpres voix de la vie et du travail, les sifflets stridents de la vapeur, la trépidation des machines — d'entendre, dans le calme ciel du soir ou dans l'atmosphère paisible du dimanche, tinter une cloche pieuse et douce? Esprits positifs, je vous en prie, grâce pour l'idéal !

Si le son -î de la cloche est triste, il l'est bien plus L'hiver, (juand vient la nuit et quand c'est V Angélus

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