‹ Pour les enfantsChapitre 27 sur 52 · L'AIMANT · texte numérisé non relu

L'AIMANT

Il y avait, au bon vieux temps, un berger qu'on appelait Magnes. Ayant perdu une brebis, il s'en fut dans là montagne pour la chercher. Il arriva à un endroit où Ton ne voyait que des pierres. Il chemina sur ces pierres, et il sentit que ses bottes s'y prenaient.

Il se baissa, toucha ces pierres de la main : elles étaient sèches, et ne s'attachaient pas aux mains. Il se remit à marcher, — de nou-

veau, les bottes se prenaient. Il s'assit^ se déchaussa^ saisit une botte dans sa main, et se mit à toucher les pierres avec.

Touchait-il avec la peau et la semelle, la botte ne s'attachait pas ; elle s'attachait dès qu'il touchait avec les clous.

Magnes avait un bâton ferré du bout. Il toucha la pierre avec le bois, — le bois ne s'attacha pas ; il la toucha avec le fer, — le fer s'attacha si fortement, qu'il fallut l'arracher.

Magnes, examinant la pierre, vit qu'elle ressemblait au fer, et il en rapporta quelques morceaux à la maison. — Depuis, on étudia cette pierre, et on l'appela aimant magnétique.

On troiiTe rûBant daas lot tcrre^ aniend de fier. Les WÊmes oà <m le donnent le oïdBenr fer. L'aHont a Faspect du fer.

Un maman de fer qmim pose smrTmmmà attirera an antre anarcean de fer. S In poses SOT raîmant ane aignBe d'ader, cl qne tn la laisses on pen pins knigteHips c 1 aiginlle s'aimante et attire fe fer.

deux aimants par les denx bonts; les se r^onsseront, les lus s'a enseadUe.

S ta casses en denx an âi

die Fantre. Casse encore, — ainae chose ; et casse «core. tant qne tn

chose : les bouts semblables se détourneront l'un de l'autre, les bouts dilîérents s'accrocheront, un côté repoussant Taimant, l'autre l'attirant. Et, comme que tu le casses, toujours il repoussera d'un côté, attirera de Tautre. C'est comme un cône de sapin : où que tu le casses, toujours il sera, d'un côté, creux comme un nombril, de l'autre, bombé comme une tasse. Les bouts différents s'adapteront, le nombril avec la tasse, mais non le nombril avec l'autre nombril, ni la tasse avec l'autre tasse.

Si tu aimantes une aiguille en la laissant quelque temps en contact avec l'aimant, et que tu la fixes par le milieu sur la pointe d'une tige métallique, mais de manière qu'elle

se meuve librement sur la pointe, — alors tourne, n'importe dans quel sens, Taiguille aimantée, dès que tu la lâcheras, elle se dirigera d'un côté, vers midi (sud), de l'autre, vers minuit (nord).

Lorsqu'on ne connaissait pas encore l'aimant, on ne naviguait pas bien loin. Une fois en pleine mer, alors qu'on ne voyait plus la terre, on n'avait pour s'orienter que le soleil et que les astres. Mais quand le temps était couvert, plus d'astres et plus de soleil; et le vaisseau, incertain de la route à suivre, s'abandonnait au caprice des vents et, jeté à la côte, se brisait contre les rochers.

Jusqu'à la découverte de l'aimant, les marins ne pouvaient s'éloigner du bord. Mais une fois l'aimant trouvé, on se mit à fixer une aiguille aimantée sur une tige qui lui permît de tourner librement. Grâce à cette aiguille, on commença à savoir dans quel sens marchait le navire, et l'on put s'en aller bien loin

des côtes. Dès lors^ on découvrit un grand nombre de mers nouvelles.

Tous les vaisseaux ont à bord une aiguille aimantée — c'est la boussole — et une corde à nœuds, ainsi installée à l'arrière, qu'elle se déroule d'elle-même, indiquant à mesure la vitesse du bâtiment.

C'est ainsi qu'on sait toujours à bord où Ton est, si la côte est lointaine, et dans quel sens on marche.

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