Voir une confusion pareille au mot aXioç
LEXILOGUS.
dire au héros, je crois que tu tomberas en pâmoison, si seulement tu entends parler de la guerre, même à propos d'un autre. »
prp}<my TioXspôv ye, xoù et rjd IxépwGt. ttuG^où.
’Eüç « bon ».
Le texte homérique présente tour à tour et indifféremment su; ou y,u;. Le neutre, devenu adverbe, est su ou r,u.
Tour à tour, et selon les besoins du vers, on a eù-xwîfuç et TjU-xogo;. Le génitif de su; est sŸjo; (comme (3a<n)ôjo;) :
IlalSa yàp àvSpè; l^o; evt peyàpot,; aziii'/JM .
( Od ., XV, 450.)
Cf. II. , XIX, 542; XXIV, 422. Ainsi que l’a montré Buttmann en plusieurs autres endroits, il faut lire sÿîo;, là où une fausse lecture avait substitué soîo, comme s’il s’agissait du pronom possessif de la troisième personne. Il est resté du neutre un génitif pluriel : les dieux sont appelés Sovôps; sàwv. La forme éolienne vient probablement de ce que la locution était consacrée.
On pourrait croire que l’ adjectif su; a disparu
LEXILOGUS.
du grec classique. Mais il existe encore, grâce au composé TCpaiiç (= upo — |— àuç). A son tour, 7tpauç a donné le dérivé -rcpao; (pour Tcpàïoç).
Un autre composé est l’adjectif bnfiç ou svt.y'ç « bon, favorable ».
D’après la coiuparaison des langues congénères on constate que si; est pour so-û; : la racine est sç, la même qui a donné sa-916;. Cette racine sç n’est autre que le verbe « être » : il y a une curieuse affinité entre les deux idées. En sanscrit sant signifie à la fois « étant, existant » et « bon ». Ce qui existe réellement s’oppose à ce qui est pure fiction.
Eüxopai.
On a cru retrouver pour le verbe grec suyypat des parents en sanscrit et dans les langues germaniques. Mais suyopat. a tout l’air d’être une formation grecque, tirée de l’adverbe su, comme làyw « crier » l’est de l’interjection l'a. Le sens initial est « applaudir, approuver, louer ». Et comme nous avons, au lieu de la forme active, la forme réfléchie, euyopat. signifie « s’applaudir soi-même, se louer, s’enorgueillir ».
Les substantifs dérivés sont îùyvj « la prière », vj'/Qz « la louange », eùy ü>)o) (même sens). A côté de euyopat. on a aussi sùyyTiopaù
LEXILOGUS.
Cette nombreuse famille est caractéristique pour l’Iliade. Au moment où Hector et Ajax vont engager un combat singulier d’où dépendra la victoire définitive, les guerriers grecs adressent à Zeus cette prière :
ZeCi uàtep, ”Ior,QîV psSéwv, xûôtore, piywrs,
Ao; vw'/)V AïavTi xal àyÀaov suyoç àpéo-Qat..
S’il n’y avait que ces deux vers de l’Iliade, ils pourraient donner le soupçon qu’il ne s’agit pas d’une lutte véritable entre deux peuples : les guerriers qui assistent au duel d’Ajax et d’Hector ne pensent ni au sang versé, ni au sort de leur pays, mais à la gloire (so%o;) et au prix (vCxti).
’Exécuccù et la plasticité du verbe homérique.
On sait que la conjugaison homérique se distingue par une extrême variété de formes : un seul et même verbe peut se présenter sous deux, trois, quatre habits différents et même davantage. Il suffira d’en donner quelques exemples :
eyco « tenir », s^so-xco, îo-yco , io-^avo), ia-^avàto, la-^ap.évco « rester », [U[àv.ci>, a^uvàÇco. [vaàa-xto.
LEXILOGUSd
xeXofJiat. « appeler », xaAsto, xixXt)<jxü), xaîdÇto. jjdyvujn « mêler », [jayeco, ^taysaxto.
aÀS’JCL) « fuir », àXuaxw, aAuaxàÇto, àXuaxàvto, àXssivco. àXàojjiat, « errer », T^aivco, 7|làaxto, y\ AaaxàÇto .
Dans la suite des temps, il s’est quelquefois introduit des différences de sens entre ces exemplaires variés d’un seul et même verbe. Mais les différences sont venues après coup : elles ne tiennent pas au suffixe, mais à un certain emploi qui, pour une cause ou une autre, a prévalu. Ainsi ô'oXwxàva) a pris une couleur judiciaire, quoiqu’au fond il soit une simple variante grammaticale de ocpsQvW . Toutefois, le plus souvent, cette diversité de formes est restée inféconde pour le sens.
Parmi ces différentes formes, celle dont la langue homérique fait l’usage le plus fréquent est la forme en axe o. Très ancienne, car on la retrouve non seulement en latin, mais en sanscrit et en zend, il ne semble pas, malgré quelques apparences contraires, qu’elle ajoute au verbe une nuance particulière. Bàaxoj est exactement synonyme de jSodvco et iysaxw de êycj.
Quand, dans un vers, le poète s’est servi d’un de ces verbes en axeo, il semble qu’il ne puisse plus se débarrasser de cette désinence, et quelle vienne se présenter d’elle-même, soit au même vers, soit au second et au troisième.
LEXILObU
En voici quelques exemples :
’A Xk' yjy’ EÙpUfJlàyG) p.l(7y£<7X£TO xal cp !.lkaX£V.
(Orf., XVIII, 325.)
Ov o av ôTjjjiO'j t avôpa iôoi poocovTa t £cp£upoi,
TOV <7X7)TCTp(p £Àào,aG,XEV OJXOxXt] ŒCCŒXS T£ fJ-UÔto.