‹ Pour nos églisesChapitre 2 sur 6 · LETTRE-PREFACE · texte numérisé non relu

LETTRE-PREFACE

chacun et au nom de la civilisation. Connaissezvous un plus noble et plus touchant terrain de rendez-vous que la terrasse des petites églises rurales françaises, plantée de vieux arbres qui poussent sur l'ancien cimetière et ombragent le porche ? J'y appelle les lettrés, les écrivains, tous les artistes. Point n'est besoin d'aller désormais à Venise, à Tolède, dans les ruines d'Angkor pour voir mourir la beauté ! Mais que dis-je là ! Je dénature ma pensée. Ne parlons pas de beautés qui meurent, mais plutôt de beautés, de noblesses, d'images divines qui veulent vivre et qui nous appellent au secours.

Veuillez recevoir. Cher monsieur Messein, mes sympathies bien cordiales,

Maurice Barres.

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