POST-SCRIPTUM
repose? Reportez-vous à la petite chambre dont la vue s'étend sur l'horizon lointain, dont la fenêtre est couronnée de roses.
Un berceau est au milieu de la chambre, et autour du berceau chacun regarde en silence un bel enfant qui dort. Georges tient la main de Jeanne; Anna, la seconde mère du petit ange, s'occupe des mille détails de la maison. « Ce sera tout le portrait de Jeanne, » dit madame Blanchemain en savourant une prise avec satisfaction.
Et moi, pauvre petite épingle, j'attache le maillot bien blanc de l'enfant qui dort.
Mais ne me demandez rien de plus ! Nous quittons nos amis à l'apogée du bonheur que le sage peut rêver. Ces délicieux instants sont de courte durée; il faut prévoir que le malheur, hôte inévitable, garde tous ses droits, et l'épingle qui entend les battements de ce petit cœur, gage de l'avenir, la pauvre épingle — attachera peut-être un jour un triste linceul !
Cependant, dans toute fable, il y a une moralité; cherchons donc celle qu'on pourrait tirer de cette véridique histoire.
Si Georges n'avait pas aimé et respecté son père,