LA GAGEURE. AO
scandales du jour, l'aventure risquée des coulisses ou du bal masqué, et, chose plus grave et plus indispensable, le cours du jour, la cote delà Bourse? Mais la belle chose de captiver les gens qui netiennent à rien, qui traînent leur nullité à la remorque d'une jupe ! Il faut mieux que cela pour les appétits blasés d'une millionnnaire désœuvrée.
Et alors, s'il se rencontre un homme grave, bien étranger aux mille fantaisies et inutilités qui remplissent la vie des privilégiées, c'est celui-là qu'il faut détourner, provoquer, dont il faut à tout prix obtenir l'attention et l'hommage. Il faut le soumettre, le vaincre, sauf ensuite à se railler de l'esclave enchaîné.
Ces réflexions, qui ne s'adressent qu'au petit nombre (Dieunous préserve défaire de l'exception la règle!) ces réflexions se présentent à l'occasion de la conversation frivole qui avait lieu dans un petit cercle de dames intimes, dans le boudoir de madame Wolff.
— Ma chère, disait une belle visiteuse, c'est un vrai sauvage que votre favori, votre M. Georges; vous n'en ferez jamais rien : il est ici de sa personne, qui estfort*)résentable,il faut en convenir;