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HISTOIRE

Sur Louis XVI

Il ne pouvait plus régner du moment que son sceptre

était avili.

En tout pays on condamne ceux qui conspirent contre l'Etat.

Les souverains ne font-ils pas mettre à mort ceux qui conspirent contre eux ? Le peuple, le vrai souverain, n'aurait-il pas le même droit?

Le manifeste de Brunswick a été l'arrêt de Louis XVI.

Les choses en étaient venues au point qu'il fallait nécessairement que le roi pérît ou la Convention et la France avec elle.

Le meilleur a payé pour les méchants.

Les mauvaises causes ont leurs martyrs commg les bonnes.

Louis X\ I a commis le plus grand crime dont un roi puisse se rendre coupable, celui de livrer son pays à l'étranger. Malgré cela il eut été sauvé si la Convention n'eût pas délibéré sous les poignards.

Sur les Emigrés.

Quiconque abandonne la mère-patrie pour aller lui chercher des ennemis à l'étranger est un traître contre lequel on n^ saurait trop sévir.

OPINIONS ET PENSÉES i?35

Les princes sont dans ce cas : ils ont perdu le beau nom de Français dont ils devraient plus que jamais s^honorer aujourd'hui.

Sur le Comité du Salut puislic (sa défense).

Ne mettra-t-on jamais dans la balance les services, d'une part, et les exc^s, de l'autre ?

Les veilles, les fatigues indicibles essuyées pour tirer l'Etat de ses crises affreuses, n'entreront-eJ les jamais en compensation des erreurs et des fautes qu'on a pu commettre ?

Ne rapprochera-t-on jamais les faits des circonstances terribles qui les ont déterminés ?

Sont'Ce des circonstances ordinaires que celles oii s'est trouvée la France ? ou plutôt. en a-t-il jamais existé de semblables dans l'histoire des nations ?

... Unseulfaitrépondra, ce me semble, pour les prévenus à toutes les inculpations : « C'est que la France était aux abois lorsqu'ils sont entrés au Comité du Salut public et qu'elle était sauvée lorsqu'ils en sont sortis. »

Ouand le plus vertueux des Romains, dans des circonstances pareilles, sommait Cicéron de jurer qu'il n'avait versé le sang- des citoyens qu'avec les formes établies, et qu'il n'avait pas viole les lois pendant son consulat, en poursuivant les conjurés, (cicéron lui répondit : 0 Gaton ! ta vertu te trompe ; tu crois qu'on peut gouverner un empire dans les temps d'orage comme dans les temps calmes et ordinaires. Je jure que j'ai sauvé la j)atrie !

2i3G l'OUn VAIXriiK

SUK LA FoKcc;.

Puisque en dernier résultat, c'est la force qui décide de tout, il n'est pas étonnant que les Jacobins aient eu raison d'abord, ensuite le Directoire, ensuite Bonaparte^ cnlin les Bourbons dont la famille avait déjà eu raison une première fois pendant neuf siècles.

Nous avons eu Napoléon parla grâce de Dieu, c'est par la même grâce .de Dieu que nous ne l'avons plus.

C'est par la grâce de Dieu qu'on a toujours vu et qu'on verra toujours régner les plus forts.

Sun Louis XVIIl

Cette fauiillo-là n'est point française. Nous n'irons pas loin avec des gens qui ont gardé toute la llévoliilion sur le cœur.

Sur. LES Grecs.

Je suis trop bon chrétien pour ne pas ni'unir d'intentions avec les descendants des Spartiates et des Athéniens. — Je crois que ceci doit finir par le partage de la Turquie entre la Russie, l'Autriche et PAngle terre.

Peut-être laissera-t-on encore pour un peu de temps Constantinople aux enfants de Mahomet. Mais tout se fera sans usurpation : il ne s'agira, suivant la méthode nouvellement imaginée, que d'une occupation amicale, pour le maintien du repos public (1) ».

(l) Lettre écrite par Carnot le 8 juin 1821 au moment de la luKe dos Grecs pour leur indépendance.

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