‹ Pour votre ministère [microforme]Chapitre 16 sur 26 · ES · texte numérisé non relu

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nent,pour leur faciliter le retour à la vrai Eglise, et les cœurs de tous ceux qui n’ont pas encore reçu la vie spirituelle par le saint Baptême, mais pour lesquels il a donné sa vie et son sang et qui sont appelés également à être un jour les fils de la sainte Égli. se, pour hâter par ce moyen leur naissance spirituelle...

« Notre-Seigneur ne m'a parlé directement que de la consécration, mais il m'a montré à différentes reprises l’ardent désir qu’il a que son Cœur soit de plus en plus glorifié et aimé pour le bien des nations. Il semble qu’il lui serait agréable que la dévotion des premiers vendredis du mois s’augmente par une exhortation de Votre Sainteté au clergé et aux fidèles, ainsi que par la concession de nouvelles indulgences. . .»

Telles furent les révélations faites à la fin du siècle dernier. Notre-Seigneur demande pour son Cœur un culte intérieur, et il explique ce qu’il veut : que les âmes s’unissent de plus en plus intimement à lui par une charité grandissante à chaque instant ; que le nombre de ceux qui entrent dans cette sainte pratique, et qui offrent un asile à son amour méconnu et persécuté, augmente de jour en jour ; que cette union intérieure par une volonté qui s’attache et se colle à celle de Jésus ne soit pas un acte passager, mais passe à l’état d’habitude.

Ainsi entendu, ce culte ne saurait être autre chose, croyons-nous, que la consécration de sa vie au Sacré-Cœur, que le P. Vermeersch a définie : « Une volonté décidée

à un entier dévouement, qui lui-même ait en Jésus-Christ son seul objet, son seul principe, sa seule récompense... Pareil engagement donne une signification à toute une vie, nous fait devenir une nouvelle production de l’amour de Dieu. »

Marguerite-Marie avait connu ce culte intérieur : car, dans son acte de consécration, elle protestait « qu’elle se donnait et consacrait au Sacré-Cœur, pour ne plus se servir d'aucune partie de son être que pour l’honorer, aimer et glorifier ; que sa volonté irrévocable était d’être toute à lui, et de faire tout pour son amour. »

Il semble donc que ce nouvel élan du culte au Sacré-Cœur, dont parle Marie du Divin- Cœur, n’est pas nouveau tant dans son fond que dans sa pratique que Jésus désire plus intense et plus universelle. Et, dit Jésus, les fruits de cette consécration doivent être la conversion des hérétiques, des schismatiquess et des infidèles.

Nous le répètons, Jésus est venu pour sauver tous les hommes, et il souffre d’en voir un aussi grand nombre qui ne correspondent pas à son amour, qui ne lui sont pas unis par la charité. Au XVIIe siècle, il a révélé la dévotion à son Sacré-Cœur comme Qun dernier effort de son amour qui voulait favoriser les chrétiens des derniers

. () On trouvera dans le livre du P. Vermeersch, Pratique et Doctrine de la dévotion au Sacré-Cœur, tous les détails sur cette consécration, On ñ lira aussi, avec intérêt, la Lettre encyclique de Léon XIII sur la consaécrtion

u genre humain au rËr de Jésus, 25 mai 1899), et la Lettre de la S. C. des Rites, sur les dércioppements à donner au culte du Sacré-Cœur de Jésus (21 juillet 1899).

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